Institut du Patrimoine wallon

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Orgues de l'église Saint-Lambert de Herstal

Rue Saint-Lambert, 4040 Herstal, Belgique

Classement comme monument le 30 mars 1992

L’église Saint-Lambert a été construite en briques et calcaire en 1842 et consacrée deux ans plus tard. Bien que récent, le sanctuaire abrite des œuvres d’art plus anciennes provenant d’autres édifices (autels, lambris, stalles et fonts baptismaux, tous du 18e siècle). Parmi ceux-ci, des orgues construites en 1871 installées dans un très beau buffet du 16e siècle. L’orgue remplace un instrument vendu en 1872 à l’église de Fallais (Braives). Depuis lors, il a été restauré à plusieurs reprises, en 1926, 1956 et 1974. Le buffet est composé d’une façade et de côtés en chêne verni et d’un fond constitué par la maçonnerie. La façade de tuyaux est recouverte de peinture argentée. L’instrument est une des nombreuses réalisations du facteur d’orgues Arnold Clerinx, né à Saint-Trond en 1816. Formé dans l’atelier paternel, il ouvre sa propre entreprise en 1839. L’artisan est connu pour une invention brevetée en 1847. Il a mis au point un mécanisme qui permet de disposer les jeux de deux claviers sur un même sommier et d’utiliser les mêmes jeux aux deux claviers. Il a construit plus d’une centaine d’orgues entre 1843 et 1887, principalement dans les provinces de Liège et du Limbourg belge. Plusieurs de ses réalisations ont aujourd’hui été classées comme monument.

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Maison Breuer

Place Coronmeuse 26, 4040 Herstal, Belgique

Classement comme monument le 28 mai 1973

Située à la limite entre Liège et Herstal, cette très belle maison double de style Régence existait déjà au 17e siècle mais a été remise au goût du jour en 1765. Inscrite dans un des plus beaux ensembles architecturaux de la commune, elle fut toutefois partiellement défigurée dans la seconde moitié du 20e siècle. L’édifice se trouvait autrefois au bord d’un port de Meuse aujourd’hui disparu. On y trouvait des brasseries et tavernes, des ateliers de tanneurs et le lieu était alors le théâtre du commerce de l’import/export. Non loin de là, le siège de l’actuel internat provincial était au début du 19e siècle une fabrique d’armes réputée appartenant à Jean Gosuin. Cette maison porte l’enseigne « à la croix d’or », inscription indispensable pour reconnaître le commerce à l’époque où les maisons ne portaient pas de numéros. La façade en pierre bleue sculptée offre un charme indéniable à l’ensemble. Parmi la riche ornementation de celle-ci, on retrouve des motifs décoratifs Louis XIV, des châssis à petits bois, deux lucarnes, deux cheminées coiffées d’élégantes girouettes et deux garde-corps en fer forgé. De remarquables décors intérieurs ont été préservés et augmentent le cachet de la bâtisse. Connue également sous le nom de « maison Lem », du nom des propriétaires en 1700, la maison Breuer est aujourd’hui une propriété privée qui ne se visite pas.

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Église Notre-Dame de la Licour

Place Licour, 4040 Herstal, Belgique

Classement comme monument le 30 novembre 1960

Isolée au milieu d’un grand cimetière emmuraillé, l’église Notre-Dame de la Licour est l’héritière d’un édifice construit au Moyen Âge. Le sanctuaire actuel a été reconstruit en 1758, suite à un incendie survenu vingt ans auparavant. Le chœur et le transept, de style roman, épargnés par ce sinistre, ont été préservés. Ceux-ci ont été érigés en grès houiller, pierre locale fréquemment utilisée à l’époque, alors que les parties les plus récentes de l’église sont composées de briques et de calcaire. Les origines de ce lieu de culte semblent être fort lointaines et remontent peut-être à l’époque carolingienne. Pépin le Bref, père de Charlemagne, aurait en effet souhaité l’édification d’un oratoire dédié à la Vierge au 8e siècle. La tour actuelle, située en façade, a quant à elle été érigée au 19e siècle. À l’intérieur, l’église abrite quelques merveilles parmi lesquelles un très beau mobilier. On y trouve notamment un retable en chêne sculpté représentant le martyre de saint Érasme datant du premier quart du 16e siècle et une statuette représentant Charlemagne datée de 1716. L’empereur porte la couronne impériale et est vêtu d’un long manteau retenu par une chaîne à laquelle est suspendue une médaille représentant une aigle bicéphale. Il tient dans ses mains une épée et un globe surmonté d’une croix. Le maître-autel a été construit en 1716 par Renier Panhay de Rendeux, élève du célèbre sculpteur liégeois Jean Del Cour.

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Tour Pépin

Place Licour 13, 4040 Herstal

Classement comme monument le 17 octobre 1962

Véritable cœur historique de Herstal, la place Licour a été au Moyen Âge et à l’Époque moderne le centre administratif de la seigneurie de Herstal. C’est là que se trouvait la maison des échevins, malheureusement démolie en 1902, la grange aux dîmes, le four banal, la brasserie banale et un moulin. On retrouve aujourd’hui quelques édifices classés de grande importance parmi lesquels l’église de la Licour et l’ancienne maison Lovinfosse. La tour Pépin fait partie de cet ensemble. Avant une campagne de fouilles entreprise dans les années 1960, beaucoup pensaient que cet édifice était lié à l’ancien palais carolingien de Herstal. L’appellation de cette tour, « Pépin », du nom de célèbres carolingiens, témoigne d’ailleurs de cette croyance. Les fouilles ont toutefois permis de comprendre que cette bâtisse n’avait pas été érigée sur les fondations du palais carolingien. Il s’agit en fait de l’unique vestige d’un ancien château détruit en 1857 et qui avait été érigé vers 1575. De style Renaissance mosane, la tour est érigée en briques et pierre calcaire et comporte des fenêtres à meneau ainsi que des chaînages d’angle. Tout comme la maison Lovinfosse toute proche, elle est caractéristique de l’architecture liégeoise du 16e siècle. À l’étage, une cheminée ornée de carreaux en faïence de Delft a été conservée. Inscrite depuis 2002 sur la liste de l’Institut du Patrimoine wallon, elle devrait prochainement profiter d’une restauration et d’une réaffectation.

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Musée communal de Herstal

Place Licour 25, 4040 Herstal

Classement comme monument le 14 septembre 1934

L’ancienne maison Lovinfosse, érigée en 1664, abrite aujourd’hui les collections du musée communal de Herstal. Cette très belle demeure présente toutes les caractéristiques du style Renaissance mosane : utilisation mêlée de briques et de pierre calcaire, fenêtres à meneau, toit à la pente abrupte recouvert d’ardoises et chaînages d’angle. La partie droite de l’édifice constitue une annexe à la maison, construite par après selon la même composition. Racheté par la commune en 1932, l’édifice est restauré en 1972 sous la direction de l’architecte Nicolas Leclerc afin de le transformer en musée. L’espace situé devant la maison, formant une mosaïque composée de galets de Meuse, a lui aussi été restauré. L’intérieur de l’édifice a été remarquablement conservé au fil des siècles et comprend des dalles en calcaire de Meuse, des parquets en chêne aux étages et une série de belles cheminées ornées de briques de foyer en carreaux de Delft. Le musée retrace de nombreux aspects de l’histoire herstalienne. On y évoque la figure de Charlemagne, qui a séjourné dans la région à plusieurs reprises. On y découvre le passé industriel de la ville (armurerie, fonderies, quincailleries et la célèbre moto Saroléa). Les résultats de diverses campagnes de fouilles archéologiques sont également visibles et témoignent du passé préhistorique et gallo-romain de l’entité.

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Chapelle Saint-Lambert de Herstal

Place Camille Lemonnier, 4040 Herstal, Belgique

Classement comme monument le 16 mars 1965

Campée sur une butte au centre de la ville, cette vénérable chapelle a été, comme bien d’autres, fondée en l’honneur de saint Lambert. Cet évêque martyr de Tongres-Maastricht fut assassiné à Liège aux alentours de l’an 700. Au départ inhumé à Maastricht, Lambert est exhumé vers 713 et ses reliques transférées au centre de Liège, en passant notamment par Herstal où, selon la tradition, un miracle aurait eu lieu lors de ce voyage. Devenu par la suite le saint patron du diocèse de Liège, on compte par dizaines les lieux de culte qui lui sont dédiés dans la région. La chapelle de Herstal comporte trois parties, toutes construites en moellons de grès houiller, une pierre régionale fréquemment utilisée au Moyen Âge. L’édifice est caractérisé par sa massive tour carrée située à l’extrémité ouest de l’ensemble et érigée au 16e siècle. Le chœur a probablement été bâti à l’époque romane comme l’indique un pan du mur datant du 11e siècle. La nef et les bas-côtés ont pour leur part été reconstruits en style gothique. Un cimetière était autrefois installé autour du bâtiment mais celui-ci a disparu après la restauration du site dans les années 1930. Plusieurs belles croix funéraires des 15e, 16e et 18e siècles ont été encastrées dans le mur extérieur. Bien que dédiée à saint Lambert, le sanctuaire est souvent appelé chapelle « Saint-Oremus », suite à la destruction en 1860 d’un petit édifice consacré à saint Érasme, souvent confondu avec Oremus.

 

Chapelle Saint-Lambert de Herstal © G. Focant

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Chapelle Saint-Lambert de Herstal © G. Focant

Église Saint-Martin de Ways

Place Comte Cornet, 1474 Ways, Belgique

Classement comme monument le 25 novembre 1963

Traversé par le Dyle, Ways a conservé un riche patrimoine architectural parmi lequel plusieurs chapelles et quelques belles fermes. Au centre du village, au creux d’un vallon, se trouve l’église paroissiale dédiée à saint Martin. De style classique, elle a été édifiée en 1767 en briques et pierre bleue au départ de la grosse tour carrée qui est l’héritière d’un édifice plus ancien. Le sanctuaire, composé de trois nefs et d’un chœur à abside, est paré de boiseries en chêne rehaussées d’or dans les lambris du chœur et dont la plupart sont de style Régence, Louis XV et Louis XVI. Les nefs sont éclairées par des vitraux représentant la vie de la paroisse réalisés par le peintre verrier Timmermans de Bruxelles. Plusieurs statues polychromées sont conservées à l’intérieur et datent des 16e, 17e et 18e siècles ; on y trouve une statue de Notre-Dame de Thy, une sainte Lutgarde provenant de l’abbaye d’Aywières (Lasne) ou encore un grand Christ en croix. Dans le porche se trouve la très belle dalle funéraire du chevalier Philippe de Baisy, mort en 1595, de style Renaissance et retrouvée sous le chœur en 1923. Quelques plaques commémoratives trouvent également place dans l’église : une plaque en hommage à deux habitants de Ways morts au cours des combats de la Révolution belge de 1830 et une plaque rappelant la présence de soldats français réfugiés dans la localité au cours de la Première Guerre mondiale.

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Ferme de la Basse-Cour

Place Charles Morimont, 1471 Loupoigne, Belgique

Classement comme monument le 29 décembre 1989

Le village de Loupoigne conserve peu de témoignages de son glorieux passé. Au Moyen Âge, un important château fort se situe au centre de la localité. Siège d’une seigneurie qui est l’apanage de la famille dite « de Loupoigne » à partir du 12e siècle, le château passe entre diverses mains tout au long de l’Ancien Régime. La ferme de la Basse-Cour occupe aujourd’hui l’emplacement de cette ancienne place forte dont les douves se distinguent encore à l’arrière, entre le jardin de la ferme et l’ancien cimetière situé derrière l’église Saint-Jean-Baptiste. Autrefois, la ferme de la Basse-Cour constituait avec la ferme d’En-Bas et la ferme d’En-Haut une part importante des revenus des seigneurs du lieu qui étaient des vassaux du duc de Brabant. Le complexe forme un quadrilatère composé de bâtiments érigés en briques chaulées aux 17e, 18e et 19e siècles autour d’une cour rectangulaire. Le logis, assez bas, constitue la partie la plus ancienne de l’ensemble ; datant du 17e siècle, en briques et pierre blanche, il a été modifié dans la seconde moitié du 18e siècle lorsqu’une porte et plusieurs fenêtres sont percées. Les étables datent pour leur part du 19e siècle et conservent des soubassements en pierre, tout comme la grange en long percée d’une porte charretière en plein cintre sur laquelle s’inscrit la date de 1857, témoin des transformations de l’époque. Du côté du parvis de l’église se trouve un second portail couplé à une porte cochère.

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Église Saint-Jean-Baptiste de Loupoigne

Place Charles Morimont, 1471 Loupoigne, Belgique

Classement comme monument le 23 septembre 1987 et comme site le 17 décembre 1991

Construite dans le second tiers du 19e siècle par l’architecte Moreau en style néoclassique, l’église Saint-Jean-Baptiste de Loupoigne domine l’ensemble de la place du village avec son clocher trapu et sa nef robuste. Les deux ailes latérales de l’édifice, au départ de la tour-clocher, forment un avant-corps remarquable. Des monogrammes présents en façade et sur les pilastres d’entrée du chœur attestent de la construction du sanctuaire en 1833 et de sa consécration en 1853. Parmi le mobilier de l’église, on retrouve quelques peintures du 19e siècle, deux statues du saint patron et de sainte Gertrude datant du 18e siècle et des autels, également de style néoclassique. L’intérieur a bénéficié d’une nouvelle décoration en 1930. L’édifice est enfin caractérisé par ses très belles orgues, classées au titre de monument. L’église, la ferme d’En-Haut et la ferme de la Basse-Cour, classées elles aussi comme monument, ont toutes trois été reconnues comme site dans leur totalité. Dans cet ensemble est également compris l’ancien moulin à eau, au bord de la Dyle, construit aux 18e et 19e siècles et qui a conservé son appareillage ancien.

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Ferme d'En-Haut

Place Charles Morimont 1, 1471 Loupoigne, Belgique

Classement comme monument le 16 février 1981

En contrebas de l’église, non loin d’un moulin situé au bord de la Dyle, se trouve une des belles fermes de Loupoigne. La ferme d’En-Haut participe au cachet patrimonial de la place centrale du village, en face de la ferme de la Basse-Cour, seul témoin du complexe castral médiéval et de la belle église Saint-Jean-Baptiste. Cette grande ferme clôturée a été construite dans le troisième quart du 18e siècle et est constituée de divers bâtiments disposés autour d’une courette pavée. On y accède par un petit porche, érigé comme le reste de l’ensemble, en briques et pierre bleue. La ferme se compose d’un corps de logis bas et double, d’une étable et de communs, agrandis et rénovés à la fin du 20e siècle. Comme bien d’autres complexes brabançons, la ferme d’En-Haut témoigne d’une époque où l’agriculture était la source principale de richesse et où la terre constituait le capital par excellence. La région de Genappe, située dans le plateau hennuyer-brabançon et dans le bassin de la Dyle, est caractérisée par son sous-sol sablonneux favorable à l’agriculture.

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