Patrimoine civil

Ensemble de la place de Ransbeck

Place de Ransbeck, 1380 Ohain, Belgique

Classement comme site le 29 août 1990

La place de Ransbeck, à ne pas confondre avec le hameau du même nom situé à proximité, est avec la place Communale l’un des beaux ensembles patrimoniaux du village d’Ohain. Caractéristique de la région, de forme triangulaire et plantée d’arbres, elle abrite différents édifices qui méritent l’attention. On trouve quelques maisons basses typiquement brabançonnes, érigées en briques chaulées, et une petite communauté protestante installée à Ohain depuis 1875. Le temple, discret et se confondant aisément avec une maison, a été construit sur la place en 1897 par Élie Corbisier, fils du receveur communal d’Ohain. On peut également admirer une grande maison de la première moitié du 18e siècle érigée en brique et pierre bleue et recouverte de tuiles. Un autre édifice de briques chaulées date pour sa part de 1686 comme l’indiquent les ancres présentes sur la façade ; une annexe plus récente se trouve sur la droite.

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Place communale d'Ohain et son ensemble

Place Communale, 1380 Ohain, Belgique

Classement comme site le 2 décembre 1959

Au Moyen Âge, le village d’Ohain constitue une seigneurie du duché de Brabant que le duc Jean II transmet à l’un de ses vassaux vers 1300. Au 15e siècle, elle est la propriété de Jean Hinckaert, bâtard de Brabant, dont les héritiers résident sur place jusqu’à l’incendie du château au 16e siècle. Située sur la place, la bâtisse visible aujourd’hui a été relevée au 17e siècle et remaniée à plusieurs reprises aux 18e et 19e siècles. Caché derrière une grande porte cochère, le château mérite l’attention. Au centre de la place triangulaire, qui formait une vaste pâture au Moyen Âge, se trouve un très beau kiosque à musique installé sous les arbres. On y trouve également quatre bancs en pierre dédiés à des personnalités ayant vécu dans le village : le poète Robert Goffin, l’écrivain Charles Plisnier – lauréat du prix Goncourt –, le poète Edmond Vandercammen et l’écrivain Albert Guislain. Le reste des édifices et des monuments fait de cette place un joyau architectural : monument aux morts des deux guerres mondiales, ancienne maison communale de 1827, ensemble de maisons basses des 17e et 18e siècles. Parmi celles-ci, l’une abritait un maréchal-ferrant et conserve des blocs de pierre et des anneaux délimitant les stalles pour les chevaux ; une autre accueillit des réunions secrètes d’hommes politiques et syndicalistes pendant le Seconde Guerre mondiale, comme l’atteste une plaque présente sur la façade de l’ancien hôtel de ville.

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Musée communal de Herstal

Place Licour 25, 4040 Herstal

Classement comme monument le 14 septembre 1934

L’ancienne maison Lovinfosse, érigée en 1664, abrite aujourd’hui les collections du musée communal de Herstal. Cette très belle demeure présente toutes les caractéristiques du style Renaissance mosane : utilisation mêlée de briques et de pierre calcaire, fenêtres à meneau, toit à la pente abrupte recouvert d’ardoises et chaînages d’angle. La partie droite de l’édifice constitue une annexe à la maison, construite par après selon la même composition. Racheté par la commune en 1932, l’édifice est restauré en 1972 sous la direction de l’architecte Nicolas Leclerc afin de le transformer en musée. L’espace situé devant la maison, formant une mosaïque composée de galets de Meuse, a lui aussi été restauré. L’intérieur de l’édifice a été remarquablement conservé au fil des siècles et comprend des dalles en calcaire de Meuse, des parquets en chêne aux étages et une série de belles cheminées ornées de briques de foyer en carreaux de Delft. Le musée retrace de nombreux aspects de l’histoire herstalienne. On y évoque la figure de Charlemagne, qui a séjourné dans la région à plusieurs reprises. On y découvre le passé industriel de la ville (armurerie, fonderies, quincailleries et la célèbre moto Saroléa). Les résultats de diverses campagnes de fouilles archéologiques sont également visibles et témoignent du passé préhistorique et gallo-romain de l’entité.

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Immeuble du CPAS de Genappe

Rue de Ways 39, 1470 Genappe, Belgique

Classement comme monument le 4 décembre 1998

Autrefois essentiellement rural, Genappe a perdu une bonne partie de ses fermes, auberges, industries, cinémas et sucreries, témoins de son riche passé. Le patrimoine architectural de la localité conserve toutefois quelques belles demeures bourgeoises qui témoignent de l’époque où Genappe était prospère et où des familles aisées venaient s’y installer. La cité dite « du Lothier » connaît ainsi un essor et un embourgeoisement tout au long du 19e siècle et au début du 20e siècle. Aujourd’hui, quelques belles maisons de notaires sont toujours visibles, ainsi que le bâtiment de l’ancienne gendarmerie datant de 1894, le palais de justice et cet immeuble aujourd’hui propriété du centre public d’action sociale de la commune. Seul vestige de cette époque à avoir fait l’objet d’une mesure de classement, l’immeuble est précédé d’une avant-cour grillagée. Il s’agit d’une belle et grande maison de maître à double corps élevée sur deux niveaux. La façade allie les matériaux traditionnels de la région, la brique et la pierre bleue. De style néoclassique, elle est décorée d’un frontispice décoré de pilastres et couronné d’un fronton triangulaire percé d’une fenêtre ronde. La fenêtre centrale est pourvue d’un linteau sculpté sur lequel on peut lire l’inscription « N. J. Dewelle Notaire, 1800 ». La porte d’entrée est surmontée d’une loggia décorée de guirlandes et de boutons fleuris sculptés dans la pierre. Après avoir été une résidence notariale, la demeure abrite un hospice avant de devenir propriété du CPAS de Genappe.

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Château de la Châtaigneraie

Chaussée de Ramioul 19, 4400 Ivoz-Ramet, Belgique

Classement comme site le 21 avril 1988

Cette ancienne gentilhommière a été construite entre 1830 et 1840 par François Chefnay-Demet, bourgmestre de Ramet. Érigé en briques et calcaire mêlant différents styles anciens d’architecture, le château est caractérisé par sa haute tour crénelée accolée à la façade côté jardin. L’accès se fait par un haut porche surmonté d’un balcon. La toiture est ornée de trois lucarnes à degrés terminées par de belles girouettes. La bâtisse se situe dans un beau parc arboré et est aujourd’hui la propriété de la commune de Flémalle. Le parc, établi à flanc de coteau, est constitué de larges surfaces gazonnées plantées d’arbres. Son attrait principal est la plantation en ligne de dix vieux châtaigniers formant un spectaculaire ensemble végétal qui a donné son nom à l’ensemble. Ceux-ci, plantés lors de la création du parc au milieu du 19e siècle, ont aujourd’hui plus de cent cinquante ans. Devenu espace d’exposition en 1979, le château est transformé en vaste lieu culturel dès 1984. Il abrite depuis lors le Centre wallon d’art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ni musée ni galerie, la Châtaigneraie est un espace dédié à la promotion des jeunes artistes de la Région et propose de nombreuses activités diverses et variées. Le château abrite également l’espace Marceau Gillard, sculpteur de la région décédé en 1987. Le très beau parc accueille lui aussi ponctuellement des expositions d’œuvres d’art.

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Ancien couvent des capucins de Dinant

Rue Bribosia 16, 5500 Dinant, Belgique

Classement comme monument le 6 décembre 1978

En 1612, une congrégation de l’ordre mendiant des capucins s’installe à Dinant. Malgré la réticence de la ville (qui accueillait déjà deux autres ordres du même type) à leur arrivée, l’acte d’érection du couvent est signé le 27 avril 1613 par le prince-évêque Ferdinand de Bavière. Le lieu choisi, situé en dehors de la ville et sur la rive gauche, répond toutefois aux attentes des autorités communales. En 1797, le couvent est supprimé et les lieux vendus. Ils sont réaffectés en hospice civil et orphelinat. Cet établissement de charité fonctionne jusqu’en 1957 : aujourd’hui, le couvent abrite les services du centre public d’action sociale. Contemporains de l’installation des capucins en 1613, les bâtiments sont érigés en briques et calcaire et sont composés de trois ailes formant un quadrilatère avec une église. La façade de cette dernière est animée par une grande niche baroque portant la date de 1615. L’ensemble monumental est prolongé vers le sud par d’élégants jardins en terrasses. Dans le dernier quart du 19e siècle, de nouveaux bâtiments sont ajoutés afin de satisfaire les besoins de l’hospice.

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Porte Saint-Martin

Avenue Winston Churchill, 5500 Dinant, Belgique

Classement comme monument le 7 juillet 1976

Ouverte autrefois sur le rivage de Meuse, la porte Saint-Martin, dénommée aussi porte Sibert ou Salmier, du nom d’anciens bourgmestres, est une des portes urbaines de la ville. Elle a été percée lors de travaux entrepris aux fortifications à la fin du 17e siècle. L’édifice est construit en brique et pierre de taille, et accolé à une tour ronde massive qui jalonnait autrefois le rempart de la ville. Celle-ci a depuis été intégrée à l’hôtel de ville de Dinant. Vers la Meuse, la porte se compose d’un arc en plein cintre appareillé dans un parement de moellons à bossages. L’étage présente une façade en encorbellement (en léger retrait par rapport au rez-de-chaussée). Une inscription chronogramme y est gravée dans un cadre de marbre noir : paX et saLVs neVtraLItateM serVantIbVs DetVr (La paix et le salut seront donnés à ceux qui servent la neutralité – 1637). Elle rappelle la neutralité de la ville de Dinant et confirme également la date de construction de l’édifice. Après l’incendie de l’hôtel de ville par les troupes allemandes en août 1914, le passage voûté et les faces arrière et latérale de la porte ont subi de lourds dégâts. Une restauration a dès lors été entreprise.

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Tour Gossuin et vestiges des remparts de Bouvignes

Rue Fétis, 5500 Bouvignes, Belgique

Classement comme monument et site archéologique le 15 décembre 1999

Dès le 10e siècle, la ville fait partie du comté de Namur et se trouve à quelques encablures de Dinant, qui était alors une possession liégeoise. L’endroit devient une position stratégique et est fortifié à partir du 11e siècle avec l’édification d’un château. En 1213, le comte de Namur accorde des franchises et des privilèges aux habitants : Bouvignes devient la seconde ville du comté et le siège d’un puissant baillage. Ce territoire était soumis à la juridiction d’un bailli, officier comtal investi de fonctions très étendues dans les domaines administratif, judiciaire, financier et militaire. Au 13e siècle également, on entame la construction d’un rempart qui ceinture la ville du nord au sud. La place forte est sérieusement détruite par les troupes du roi de France Henri II en 1554 puis définitivement démantelée par les troupes de Louis XIV en 1672. La ville entame un long déclin mais garde son statut de chef-lieu de baillage. Bouvignes conserve de nombreuses traces de son prestigieux passé, parmi lesquelles la tour Gossuin. Également dégagée lors des fouilles archéologiques menées depuis 1994, cette tour semi-circulaire se situe au milieu d’un îlot d’habitation. Elle est située au centre d’une courtine qui se prolonge vers le mur latéral de la maison située au no 78 de la rue Fétis. L’ensemble a été construit en plusieurs phases du 14e au 16e siècle.

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Porte Chevalier et vestiges des remparts de Bouvignes

Rue Richier, 5500 Bouvignes, Belgique

Classement comme monument et site archéologique le 15 décembre 1999

Dès le 10e siècle, la ville de Bouvignes fait partie du comté de Namur et se trouve à quelques encablures de Dinant, qui était alors une possession liégeoise. L’endroit devient une position stratégique et est fortifié à partir du 11e siècle avec l’édification d’un château. En 1213, le comte de Namur accorde des franchises et des privilèges aux habitants : Bouvignes devient la seconde ville du comté et le siège d’un puissant baillage. Ce territoire était soumis à la juridiction d’un bailli, officier comtal investi de fonctions très étendues dans les domaines administratif, judiciaire, financier et militaire. Au 13e siècle également, on entame la construction d’un rempart qui ceinture la ville du nord au sud. La place forte est sérieusement détruite par les troupes du roi de France Henri II en 1554 puis définitivement démantelée par les troupes de Louis XIV en 1672. La ville entame un long déclin mais garde son statut de chef-lieu de baillage. Bouvignes conserve de nombreuses traces de son prestigieux passé, parmi lesquelles la porte Chevalier. Elle se situe au centre d’une zone archéologique fouillée à partir de 1994 et conservant d’intéressants vestiges du front nord des remparts médiévaux. Cette porte était autrefois une des deux entrées nord de l’enceinte, rappelée par un court pan de muraille du 15e siècle montant vers la tour de Crèvecœur et conservé sur 8 m de longueur. Cette tour est surmontée du parapet de l’ancien chemin de ronde et conserve un morceau de la courtine datée de 1505.

 

 

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Porte de la Val

Place de la Trompette, 5500 Bouvignes, Belgique

Classement comme monument le 29 avril 1948

Située contre l’église Saint-Lambert, juste au nord du chœur occidental, la porte de la Val témoigne des anciennes fortifications de Bouvignes. Dès le 10e siècle, la ville fait partie du comté de Namur et se trouve à quelques encablures de Dinant, qui était alors une possession liégeoise. L’endroit devient une position stratégique et est fortifié à partir du 11e siècle avec l’édification d’un château comtal. En 1213, le comte de Namur accorde des franchises et des privilèges aux habitants : Bouvignes devient la seconde ville du comté et le siège d’un puissant baillage. Ce territoire était soumis à la juridiction d’un bailli, officier comtal investi de fonctions très étendues dans les domaines administratifs, judiciaire, financier et militaire. Au 13e siècle également, on entame la construction d’un rempart qui ceinture la ville du nord au sud. La place forte est sévèrement détruite par les troupes du roi de France Henri II en 1554 puis définitivement démantelée par les troupes de Louis XIV en 1672. La ville entame un long déclin mais garde son statut de chef-lieu de baillage. Bouvignes conserve de nombreuses traces de son prestigieux passé, parmi lesquelles la tour de la Val. Elle constitue un remarquable vestige d’une des plus importantes portes d’entrée de la ville médiévale. Composée de deux tours circulaires encadrant un passage voûté, son nom provient du fait que le ruisseau de la Val passe juste en dessous du passage d’entrée. Érigées à la fin du 14e siècle, ces tours ont un diamètre de 8,50 m.

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