Patrimoine civil

Ancien hôtel de Woot de Tinlot

Rue Bonne Fortune 13, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 27 février 1978

Cette ancienne demeure canoniale a été reconstruite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour la famille de Woot de Tinlot, qui en est restée propriétaire jusqu'en 1893. Le bâtiment abrita ensuite un pensionnat à partir de 1845 puis une école professionnelle après 1902. Une première rénovation a été réalisée en 1986-1987 avant que la restauration de Ch. Vandenhove ne donne en 2001 à l’ensemble son aspect actuel.

L’hôtel, en briques et calcaire, se développe selon un plan en L. La façade à rue de sept travées s’élève sur deux niveaux. Elle est percée de baies au linteau bombé à clé caractérisées par des châssis contemporain intégrant des vitrages avec inscriptions de Patrick Cornillon. La cinquième travée comporte un portail dont le linteau échancré à clé est couronné d’un larmier. La façade arrière, symétrique, est ouverte sur un jardin. On y compte cinq travées sur soubassement en calcaire. Le linteau du portail rectangulaire est orné d’une frise à bâtons. L’édifice est couvert d’une toiture en bâtière d’ardoises percée de lucarnes contemporaines.

Les ailes perpendiculaires sont composées d’un double corps de cinq larges travées terminées par une chaîne d’angle harpée. La travée centrale en léger ressaut est mise en valeur par des chaînages à refends. Le perron semi-circulaire situé devant la porte permet d’accéder au hall abritant un escalier circulaire. Le tout est couvert d’une toiture d’ardoises mansardée. L’intérieur est dû aux artistes D. Buren, P. Cornillon, S. LeWitt et J.-P. Pincemin.

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Ancienne Cour des Prébendiers

Rue d'Amercœur 58, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument le 29 mai 1952

Ces bâtiments ont été construits vers 1650 pour abriter les bénéficiaires d’une prébende (biens et revenus dus à un clerc, appelé alors prébendiers) de l’hospice de Cornillon tout proche. Restaurés dans les années 1950 par Minguet, ils ont bénéficié d’une nouvelle rénovation menée à la demande du CPAS de Liège par le Laboratoire d'Architecture, de Photogrammétrie et de Topographie de l'ULg en 1997-1998, pour créer des logements de réinsertion.

Caractérisés par leur bichromie, les bâtiments sont en maçonneries de briques peintes et en pierre calcaire. L’ensemble est composé principalement de quatre ailes et d’une cour pavée. L’accès s’opère par un portail en plein cintre couronné d’une toiture à croupes, sur lequel se détachent deux niches en tuffeau et une inscription. Le petit édifice qui le prolonge à droite est une construction moderne imitant l’architecture du XVIIe siècle.

L’aile principale, perpendiculaire au portail, ferme la cour à gauche. Elle est percée de baies à six jours qui flanquent trois paires de portes jointives. Les appuis, traverses et linteaux sont prolongés en bandeaux qui mettent en évidence l’horizontalité de l’édifice. Les toitures en bâtière à coyaux et croupettes sont soulignées par une frise redentée. La deuxième aile, au fond de la cour, reprend une disposition analogue et est reliée à l’autre aile par un petit édifice d’articulation, contemporain, en calcaire. Le quatrième côté est occupé par un bâtiment du XVIIIe siècle, aux angles harpés et hautes baies rectangulaires, réhabilité en maison commune d’accueil.

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Immeuble de la rue Agimont, 26 - ancien orphelinat

Rue Agimont 26, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 7 décembre 1984

Cet ancien orphelinat est composé de bâtiments en U de style néoclassique. Construit en 1837, en briques et pierre calcaire, l’ensemble a été dessiné par l’architecte J.-E. Rémont. Implanté à l’emplacement d’un ancien hospice pour orphelins fondé en 1622, l’orphelinat est, dès 1892, remplacé par une école.

En retrait dans une cour, un corps central de trois niveaux de cinq travées est flanqué de deux ailes basses de neuf travées. Les façades sont ajourées de baies cintrées dont les tailloirs et les appuis saillants sont prolongés en cordons. Le tout est couvert de toitures en bâtière d’asbeste-ciment à coyaux.

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Grand-Place de Saint-Maur

Grand-Place, 7500 Tournai (Saint-Maur) Belgique

Classée comme site le 23 novembre 1976 (ensemble de la place, y compris le tilleul)

La Grand-Place du village de Saint-Maur est l’une des plus grandes places de Belgique. De forme trapézoïdale, cette place de plusieurs hectares est couverte d’une pelouse et accueille en son centre l’église dédiée à saint Maur. Bordée des maisons du village, la place était autrefois plantée de tilleuls remarquables disparus en 1805 à l’exception d’un unique spécimen tricentenaire, classé et protégé depuis 1976. La place de Saint-Maur est aujourd’hui encerclée de trente-sept nouveaux tilleuls plantés en 1989 par la Ville de Tournai. Cette plantation permet de restituer l’aspect que devait avoir la place depuis le XVIIe siècle.

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Ensemble de la rue Thomas Becket, autrefois appelée rue d'En-Bas à Chercq

Rue Thomas Becket, 7521 Tournai (Chercq) Belgique

Classé comme site le 15 septembre 1982 et 29 août 1983 (extension)

La rue Thomas Becket a été classée et protégée dans les années 1980. Elle recèle des façades aux caractéristiques esthétiques et scientifiques remarquables.

La rue est bordée d’élégantes plantations, de murs en pierres et de petites maisons d’habitation à un ou deux niveaux. Essentiellement composée de briques enduites ou badigeonnées, les façades sont éclairés de percements aux encadrements alternant pierre et briques. Ces maisons sont couvertes de toitures en bâtières.

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Hospice des Sœurs de la Charité

Rue des Sœurs de la Charité 15, 7500 Tournai (Belgique)

Classé comme monument le 21 décembre 1977 (aile principale et chapelle) et le 30 mai 1986 (partie droite)

Cet imposant édifice est l’ancien Séminaire épiscopal de Cambrai. Construit en 1688 par l’architecte A.-J. Thiéry et appelé également séminaire de Choiseul, l’ensemble doit son appellation à son commanditaire, l’évêque de Tournai Gilbert de Choiseul du Plessy-Praslin (1613-1689). Le bâtiment connaît une histoire tumultueuse : vendu à la Révolution française, acheté par les Hospices civils, transformé en orphelinat, il devient finalement l’Hospice des Incurables en 1818. L’édifice appartient aujourd’hui au CPAS et a fait l’objet d’une réaffectation en 2004 en « Maison Folie ». L’ensemble comprend désormais une salle de concert (dans l’ancienne chapelle) ainsi que des logements.

Le complexe s’ouvre sur une cour d’honneur comprenant, dans le fond, le corps principal, à gauche la chapelle, et à droite trois ailes disposées selon un plan en U formant une cour secondaire. Le corps principal, en briques et pierre, comporte neuf travées de quatre niveaux sur soubassement appareillé. Le frontispice de la façade en pierre est couronné d’un fronton courbe. La chapelle, ajoutée en 1737 par l’architecte Lequenne, compte une nef unique s’élevant sur deux niveaux. La façade à rue de cette dernière dispose d’un pignon flanqué de grandes volutes et orné d’un oculus central aveugle.

 

Hospice des Sœurs de la Charité © IPW

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Hospice des Sœurs de la Charité © IPW

Maison des Six-Filles

Rue des Six-Filles 4-6, 7500 Tournai (Belgique)

Classée comme monument le 21 décembre 1977

Cette habitation, construite en 1680, accueille la Maison des Six-Filles. Cette ancienne institution charitable a été fondée en 1652 par Joachim Raguez grâce au legs d’un bâtiment du quartier Saint-Brice. Elle était composée de jeunes filles dévouées à l’enseignement des enfants pauvres. La maison a été restaurée en 1975 par l’architecte J.-L. Pion sous l’égide de la Fondation Pasquier-Grenier.  La façade, en briques et pierre, austère et fermée, est marquée horizontalement par les bandeaux prolongeant les seuils et linteaux des baies. Le soubassement appareillé d’une hauteur importante est percé de deux portes à piédroits, arc en briques et clé en pierre. La porte de gauche est ornée de l’inscription « Anno / Joachim Raguez / 1652 » témoignant de la date de fondation de l’institution ainsi que de son bienfaiteur. L’édifice est couvert d’une corniche récente à blochets supportant une toiture en bâtière de tuiles. La couverture est limitée par deux pignons débordants, celui de gauche ouvert de deux baies à seuil plat, linteau droit et pierre d’angle.

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Place Saint-Pierre

Place Saint-Pierre, 7500 Tournai (Belgique)

Classée comme ensemble architectural et certains immeubles comme monuments le 18 mars 1993 (avec zone de protection)

La place Saint-Pierre date du second tiers du XIXe siècle. Elle est bordée d’un ensemble d’habitations néoclassiques à façades enduites. Cet espace public doit son nom à sa situation. Il a en effet été dégagé suite à la destruction de l’église Saint-Pierre et de quelques maisons voisines en 1821. Ces démolissions visaient à inverser la densification urbaine, à assainir le quartier et à permettre la création d’un espace à vocation commerciale. Les aménagements de la place sont entrepris dès 1850. Ceux-ci s’attellent à donner aux multiples bâtiments de la place un visage néoclassique simple et unifié grâce à la pose d’enduits clairs, de baies de hauteur dégressive, d’arcs en plein cintre, de cordons-larmiers soulignant l’horizontalité, etc.

En 1990, la place a été le lieu de fouilles archéologiques qui ont permis d’identifier les vestiges de l’église du même nom. Suite à ces excavations, l’aménagement du sol de la place a été revu afin de réintégrer cette église dans le paysage urbain par le jeu des matériaux qui en dessinent le plan.

 

Place Saint-Pierre © IPW

 

Place Saint-Pierre © IPW

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Place Saint-Pierre © IPW
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Hôtel de Ville de Tournai et le parc communal

Rue Saint-Martin 52, 7500 Tournai (Belgique)

Classés comme monument le 15 septembre 1936 et comme site (ensemble de l’hôtel de Ville et du parc communal) le 1er août 1980

L’hôtel de Ville est abrité dans l’ancien palais de l’abbaye bénédictine de Saint-Martin. Ce monastère tournaisien fondé en 1092 par Odon, écolâtre du chapitre cathédral, existera pendant sept siècles. Supprimée en 1797, l’abbaye connaît alors une période sombre où la plupart de ses bâtiments sont détruits. Le Palais abbatial, construit de 1763 à 1767 sur base des plans de Laurent-Benoît Dewez, échappera à ces destructions et sera occupé par l’administration communale dès 1809.

Le porche monumental en pierre de 1722 permet l’accès à une cour d’honneur clôturée par deux ailes en pierre. L’édifice de style Louis XVI est caractérisé par ses façades néoclassiques. Composée de pierre de Tournai enduite, la façade principale est marquée aux extrémités et au centre par des frontispices nus. Les trois travées centrales sont précédées d’un grand escalier à double volées et sont surmontées d’un fronton triangulaire orné des armes de l’abbaye. La couverture en ardoises est percée de lucarnes à oculus et est couronnée d’un attique supportant des pots-à-feu. L’hôtel de Ville a conservé des caves romanes (XIIe siècle) ainsi que des vestiges du cloître gothique de l’abbaye (dans le parc).

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Ancien hôtel Gorin

Place Reine Astrid 9, 7500 Tournai (Belgique)

Classé comme monument le 12 avril 1977 et comme site le 11 décembre 1980 (jardin)

Cet imposant hôtel de maître a été construit vers 1825 et abrite aujourd’hui le musée de la Tapisserie. De style néoclassique, la construction occupe un plan en L et s’élève sur deux niveaux. La façade donnant sur la place Reine Astrid, composée de briques enduites sur soubassement en pierre appareillée, se divise en deux parties, celle de gauche étant située en léger ressaut. Dans les travées de droite sont percées trois grandes arcades surmontées d’une frise représentant des éléments végétaux stylisés. L’arcade centrale est fermée par une porte cochère ornée de panneaux plaqués de motifs en fonte (têtes humaines, feuillages et trumeau représentant un tronc). L’étage est percé de six baies séparées par des pilastres moulurés. Les travées de gauche sont ouvertes de trois baies rectangulaires entourées de deux pilastres. L’étage est éclairé de trois fenêtres encadrant des colonnes supportant un entablement et un fronton triangulaire. Les deux parties sont unifiées par le bandeau d’allège continu orné d’un décor géométrique en fonte. La seconde façade, tournée vers le parc de l’hôtel de Ville, est rythmée de neuf travées de baies rectangulaires.

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