Patrimoine civil

Aqueduc de Mont-Saint-Pont

Rue des Piles, 1420 Braine-l’Alleud, Belgique

Classement comme monument le 2 avril 2014

Ouvrage d’art destiné à l’acheminement de l’eau dans les agglomérations, l’aqueduc apparaît assez tôt dans la Grèce antique mais trouve son apogée sous l’empire romain. Véritables ouvrages de génie civil, on en trouve des exemplaires pluriséculaires dans toute l’Europe. Les exemples contemporains sont aujourd’hui souvent actionnés par des pompes qui propulsent l’eau dans des conduits métalliques. L’aqueduc de Mont-Saint-Pont, long de plus de 200 m, est porté par vingt-sept arcades en briques surmontées d’une belle frise. La première pierre de l’édifice a été placée le 9 avril 1853 par le duc de Brabant, futur Léopold II. Il domine le paysage et achemina l’eau potable vers Bruxelles par simple gravité depuis sa mise en service en 1855 jusqu’à l’arrêt de son utilisation en 1972. Braine-l’Alleud était à l’époque un poste-clé pour le captage des eaux vers la capitale et garde encore de nos jours un rôle important en la matière. Plusieurs de ses ouvrages d’art liés au captage et l’acheminement des eaux ont aujourd’hui fait l’objet d’une mesure de protection : outre cet aqueduc, deux très beaux châteaux d’eau érigés en 1904 et 1906 aux extrémités de l’agglomération ont eux aussi été classés comme monuments.

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Borne du Culot

Rue du Cuisinier, 1420 Braine-l’Alleud, Belgique

Classement comme monument le 6 avril 2012

Au Moyen Âge, Braine-l’Alleud comptait plusieurs seigneuries dont l’une des plus importantes était un fief au sein duquel les ducs de Brabant créèrent une franchise en 1218. Parmi le riche patrimoine conservé dans l’entité se trouve une borne liée à la période espagnole du duché de Brabant. Cette borne dite « du Culot » ou « du Cuisinier » ou encore « de la France Garenne » date de l’époque de Charles Quint, empereur germanique et roi d’Espagne qui régnait également sur nos régions. Elle est l’héritière d’un bornage voulu par l’empereur en 1520 et devant nouvellement marquer les limites de la forêt de Soignes. Ce bornage d’envergure ne fut achevé qu’en 1556 sous le règne de son successeur Philippe II. On compte à cette époque 4171 bornes ! Les premières furent placées en 1523 et arboraient la croix de Bourgogne ; les Pays-Bas espagnols de Charles Quint ont en effet succédé aux Pays-Bas bourguignons par héritage familial. La borne du Culot tire son nom du fait qu’elle se trouvait alors dans le hameau du Culot et est un des rares témoins des procédés de bornage au 16e siècle. Elle est aujourd’hui le dernier exemplaire de grand format marqué de la croix de Bourgogne que nous ayons conservé. Une autre borne ancienne dite « de Marie de Bourgogne » se situe au sein de l’ancien prieuré de Jéricho situé non loin de là.

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Château d'eau de Braine-l'Alleud

Petite Rue du Château d’Eau 2, 1420 Braine-l’Alleud, Belgique

Classement comme monument le 26 février 1990

Destiné à entreposer l’eau, le château d’eau est en général placé sur un sommet géographique pour permettre de distribuer l’eau sous pression. Elle y est stockée dans un réservoir qui joue un rôle de tampon entre la station de pompage et les utilisateurs. Le château d’eau apparaît dès l’Antiquité chez les Romains qui, avec l’aqueduc, utilisent la technique pour acheminer l’eau dans les villes. Il disparaît toutefois longuement de notre civilisation pour ne réapparaître qu’au 19e siècle. Aujourd’hui, beaucoup ont été abandonnés et rares sont les exemples qui ont fait l’objet d’une mesure de classement comme celui-ci. Construit en 1904, il s’agit d’un des plus anciens exemplaires du genre en Belgique. Situé à une des extrémités de l’agglomération, il comporte un pied circulaire en briques sur un soubassement de pierre et une grande cuve métallique polygonale couverte de briques vernissées blanches et vertes qui forment un décor de losanges inscrits dans des rectangles. Certains de ces rectangles sont percés de fenêtres à petits bois. Seuls quatre châteaux d’eau correspondent à ces caractéristiques, dont deux se trouvent sur le territoire de la commune de Braine-l’Alleud. Le second est situé de l’autre côté de la ville, en bordure de l’avenue Alphonse Allard, au lieu-dit Saint-Sébastien. Avec l’aqueduc de Mont-Saint-Pont, ils sont les témoins de l’importance de Braine-l’Alleud dans l’acheminement de l’eau potable vers Bruxelles.

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Château d'eau du chemin des Oisillons

Chemin des Oisillons, 1420 Braine-l’Alleud, Belgique

Classement comme monument le 26 février 1990

Destiné à entreposer l’eau, le château d’eau est en général placé sur un sommet géographique pour permettre de distribuer l’eau sous pression. Elle y est stockée dans un réservoir qui joue un rôle de tampon entre la station de pompage et les utilisateurs. Le château d’eau apparaît dès l’Antiquité chez les Romains qui, avec l’aqueduc, utilisent la technique pour acheminer l’eau dans les villes. Il disparaît toutefois longuement de notre civilisation pour ne réapparaître qu’au 19e siècle. Aujourd’hui, beaucoup ont été abandonnés et rares sont les exemples qui ont fait l’objet d’une mesure de classement comme celui-ci. Construit en 1906, il s’agit d’un des plus anciens exemplaires du genre en Belgique. Situé à une des extrémités de l’agglomération, il comporte un pied circulaire en briques sur un soubassement de pierre et une grande cuve métallique polygonale couverte de briques vernissées blanches et vertes qui forment un décor de losanges inscrits dans des rectangles. Certains de ces rectangles sont percés de fenêtres à petits bois. Seuls quatre châteaux d’eau correspondent à ces caractéristiques, dont deux se trouvent sur le territoire de la commune de Braine-l’Alleud. Le second est situé de l’autre côté de la ville, sur la chaussée d’Alsemberg, au lieu-dit l’Ermite. Avec l’aqueduc de Mont-Saint-Pont, ils sont les témoins de l’importance de Braine-l’Alleud dans l’acheminement de l’eau potable vers Bruxelles.

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Ancien hôtel de ville de Braine-l'Alleud

Grand-Place Baudouin Premier 12-13, 1420 Braine-l’Alleud, Belgique

Classement comme monument le 29 août 1983

L’hôtel de ville de Braine-l’Alleud, œuvre de l’architecte Jules de Becker, a été inauguré le 6 septembre 1891. Un immeuble plus ancien, situé de l’autre côté de la place, servait jusqu’alors de maison communale. Citée dans un document de 1542, cette bâtisse fut fortement délabrée au début du 18e siècle et reconstruite en 1732 comme l’indique un cartouche situé au-dessus du balcon. Ce bel immeuble, situé à l’angle de la rue de l’Hôpital, a été érigé en briques chaulées et en grès sur trois niveaux. Du côté de la place se trouve une haute porte-fenêtre encadrée de pierre bleue dotée d’une balustrade. Du côté de la rue de l’Hôpital, une porte massive cintrée est percée dans le pignon et surmontée d’un oculus ovale. Elle permettait autrefois d’accéder à la chambre échevinale. Le reste de la place constitue un bel ensemble architectural : le nouvel hôtel de ville, de style néogothique et caractérisé par sa tourelle octogonale, voisine avec une imposante maison en briques et pierre bleue du 18e siècle de style Régence. Elle accueillit un des protagonistes de la célèbre bataille de Waterloo, le général-major néerlandais Trip Van Zoutelande, qui y logea à la veille de l’affrontement. Elle fut également l’habitation du sculpteur Constant-Albert Desenfans dans les années 1930.

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Pharmacie Milet

Avenue Albert Ier 8, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 8 mai 2009

Au tournant des 19e et 20e siècles, il était fréquent d’utiliser des panneaux décoratifs dans les commerces pour fournir aux clients des informations sur les produits mis en vente. Si la plupart de ces panneaux étaient de petite taille et assez généralistes, les panneaux de l’ancienne pharmacie Milet – aujourd’hui Davoine – sont tout à fait exceptionnels, notamment en raison de leurs dimensions. Réalisés par les ateliers Helman de Bruxelles, ces panneaux publicitaires sont composés de carreaux de céramiques. Cette façade moderne d’inspiration Art nouveau, réalisée en 1908, constitue un exemple du genre pratiquement unique en Wallonie. Fortement abîmée par la pollution et l’usure du temps, la façade a fait l’objet d’une importante campagne de restauration qui s’est achevée en août 2014.

 

Pharmacie Milet © G. Focant

 

Pharmacie Milet © G. Focant

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Pharmacie Milet © G. Focant
Pharmacie Milet © G. Focant

Ancien hôpital Saints-Pierre-et-Paul

Rue Saint-Paul 12-16, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 13 octobre 1980

Ce vaste complexe qui fut aussi une maison de retraite abrite aujourd’hui les services administratifs de la ville de Binche. Il se compose de bâtiments datant des 18e et 19e siècles qui s’articulent autour d’une cour dont l’accès se fait par un portail classique du 18e siècle. À droite du portail se trouve une façade de type « tournaisien », caractérisée par une réduction de l’utilisation de la pierre dans l’ornementation des façades. La pierre de taille est reléguée aux soubassements, aux chaînages d’angles et aux baies. Le plus souvent, le reste de la maçonnerie de brique est recouvert d’un enduit, ce qui n’est toutefois pas le cas ici. À gauche du portail se trouve une ample façade du 19e siècle dont chaque travée est percée en son sommet d’un œil-de-bœuf ovale. La cour intérieure est bordée d’une série d’importants bâtiments et d’une bâtisse intégrant à l’arrière un noyau du 18e siècle.

 

Ancien hôpital Saints-Pierre-et-Paul © IPW

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Ancien hôpital Saints-Pierre-et-Paul © IPW

Gare de Binche et son environnement

Square Eugène Derbaix, 7130 Binche, Belgique

Classement comme site le 24 mars 1978

Avec l’arrivée du chemin de fer à Binche en 1857, un édifice est érigé pour y abriter les services administratifs et les voyageurs. Devenue trop petite, la gare est reconstruite de manière grandiose entre 1905 et 1910 par l’architecte Pierre Langerock. Au même moment, tout le quartier entourant la station bénéfice d’une réflexion architecturale homogène dans une zone alors non bâtie et située hors du centre historique de la ville. L’ensemble de la place et de la gare a été pensé par le bourgmestre Eugène Derbaix. Le square qui porte aujourd’hui son nom est, en face de la gare, clôturé par une balustrade néogothique. Il est également décoré de huit statues en bronze, dont certaines ont aujourd’hui disparues, réalisées par les sculpteurs Vermeylen et Valeriola évoquant des personnages ayant fait la renommée de Binche. On y trouve notamment le comte de Hainaut Baudouin IV ou l’empereur Charles Quint. Au centre, un monument à l’indépendance est ajouté en 1931. La gare constitue quant à elle un témoignage exceptionnel de l’architecture néogothique du début du 20e siècle. De style brabançon, elle présente une composition symétrique autour d’un corps central à pignons. De part et d’autre s’étendent deux ailes longues et basses terminées par des pavillons plus sobres. Côté quai, la gare est ornée d’une belle marquise en fer forgé, élément typique des gares de l’époque. L’intérieur, austère mais grandiose, est lui aussi caractéristique de l’architecture néogothique.

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Justice de Paix de Binche

Avenue Albert Ier 56, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 7 juin 1978

Édifié en style néogothique par l’architecte Paul Saintenoy en 1902, cet édifice s’inspire de l’architecture traditionnelle brabançonne. Né à Ixelles en 1862, diplômé de l’académie royale des Beaux-Arts d’Anvers, Paul Saintenoy complète sa formation d’architecte auprès de Victor Horta et Paul Hankar. Historien de l’architecture, professeur, écrivain, membre de la commission royale des monuments et sites, il meurt en 1952. On lui doit de nombreuses réalisations en Belgique parmi lesquelles le magasin Old England à Bruxelles, la maison Losseau à Mons ou le château Le Fy à Esneux. Le bâtiment du palais de justice de Binche présente une façade austère composée de grès de Bray (pierre locale), de pierre bleue et de briques. Elle est animée d’une tour octogonale, d’une statue de la Justice en bronze doré placée dans une niche et d’un bas-relief en bronze illustrant les armes de la ville, tous deux réalisés par le sculpteur Mascré. Les éléments gothiques se retrouvent dans les pignons à gradins ; la symétrie est limitée aux trois travées centrales et aux panneaux décoratifs. Le bâtiment s’inscrit dans la logique de la construction des lieux de juridiction de l’époque. Outre le cabinet du juge, l’édifice comprend une salle d’audience, une salle des pas perdus, ainsi que le cabinet et le bureau du greffier. La volonté de l’architecte a été de donner à Binche un bâtiment de prestige, dont l’architecture pouvait être comparée à celle des maîtres du 16e siècle.

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Ancien collège des Augustins de Binche

Rue Saint-Moustier 10, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 3 mars 1965

À cet emplacement se trouvait à la fin du Moyen Âge l’hôtel du comte de Lalaing. En 1570, l’édifice est acheté par Jean Duquene, originaire de Cambrai, dans le but d’y fonder un établissement d’enseignement. L’école fonctionne pendant près d’un siècle et demi avant d’être reprise en 1727 par la congrégation religieuse des Augustins. Sous leur direction, le collège conserve son mode d’administration mixte, religieux et civil. Les Augustins abandonnent les lieux en 1794 au cours des troubles révolutionnaires et les lieux connaissent alors diverses affectations. En 1881, on y installe une école moyenne qui devient un athénée royal en 1946. C’est en 1975 que le bâtiment reçoit son affectation actuelle : il abrite les riches collections du Musée international du Carnaval et du Masque. L’édifice que nous connaissons aujourd’hui a été construit en 1738 et agrandi en 1778 pour prendre la forme d’un « L ». De style classique et traditionnel, le bâtiment est érigé en briques et calcaire. L’aile la plus ancienne est rythmée au rez-de-chaussée d’un portique composé de neuf arcs en plein cintre formant une galerie ; sa toiture est percée de lucarnes et surmontée d’un clocheton. On accède à la cour par un haut portail en pierre de style Renaissance provenant de l’ancien palais de Marie de Hongrie, replacé à cet endroit au 18e siècle.

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