Patrimoine civil

Ancien lavoir public de Noville

Rachamps, 6600 Noville, Belgique

Classement comme monument le 23 février 1983

Ce petit hameau dépendait autrefois de la commune de Noville, avant le rattachement de celle-ci à Bastogne après la fusion des communes dans les années 1970. Ce charmant petit village est riche de trois édifices classés, un cas rare en Wallonie. Édifice public né dans nos régions au 19e siècle, le lavoir doit répondre à certains besoins. Typiquement rural, il est l’endroit où l’on vient laver son linge exclusivement. Il participe à la vie courante de la communauté paysanne et occupe une place importante au sein du village ; il était le lieu de rendez-vous des lavandières. Beaucoup de ces monuments n’ont malheureusement pas survécu à l’invention des machines électriques et les survivants restent aujourd’hui des témoins d’une époque révolue. L’ancien lavoir de Rachamps est l’un des très rares exemples wallons ayant fait l’objet d’une mesure de classement au titre de monument historique. Situé au cœur du hameau, en contrebas de l’église, il a été construit en moellons de schiste, pierre typiquement ardennaise, et présente une large ouverture sur sa face sud. L’ensemble date probablement de la première moitié du 19e siècle.

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Chapelle Saint-Laurent de Bastogne

Rue de La Roche, 6660 Bastogne, Belgique

Classement comme monument le 17 mars 1980

À l’endroit d’une antique léproserie détruite au 19e siècle se trouve l’ancienne chapelle Saint-Laurent, entourée depuis 1856 par le nouveau cimetière de Bastogne. Cette petite église a été érigée en 1787 afin de remplacer la chapelle des lépreux, comme l’indique un panneau de schiste situé au-dessus de l’entrée du porche. Une « maladrerie » destinée à accueillir les victimes de la lèpre est en effet attestée à cet endroit depuis 1624, à bonne distance de la ville de l’époque afin d’éviter toute contamination. À l’Époque moderne, cette maladie était encore fort répandue dans nos contrées. Un cimetière entourait l’ensemble et était destiné à l’inhumation des malades. C’est également à cet endroit que furent enterrés près de 200 soldats autrichiens victimes d’une épidémie en 1789-1791. En 1831, quelques mois après l’indépendance de la Belgique, la chapelle est transformée en magasin de poudre et munitions de guerre à destination du 1er bataillon d’artillerie récemment créé à Bastogne. Au cours de la Seconde Guerre mondiale et de la bataille des Ardennes, la chapelle subit de lourds dommages qui nécessitent une restauration. Elle possède une seule nef aux façades crépies et est coiffée d’une toiture d’ardoises surmontée d’un clocheton.

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Ancien lavoir public de Heinsch

Route de Neufchâteau 501, 6700 Heinsch, Belgique

Classement comme monument le 10 juin 1982

Édifice public né dans nos régions au 19e siècle, le lavoir doit répondre à certains besoins. Typiquement rural, il est l’endroit où l’on vient laver son linge exclusivement. Il participe à la vie courante de la communauté paysanne et occupe une place importante au sein du village. Beaucoup de ces lavoirs n’ont malheureusement pas survécu à l’invention des machines électriques et les survivants restent aujourd’hui des témoins d’une époque révolue. L’ancien lavoir de Heinsch est un des très rares exemples wallons ayant fait l’objet d’une mesure de classement au titre de monument. Édifié en calcaire lorrain, de forme rectangulaire, il est percé de deux larges portails finement moulurés. À l’intérieur sont conservés quatre grands bacs de pierre formant un U ; à l’extérieur, deux anciens abreuvoirs sont conservés dans le prolongement du pilier central. Non loin de là, inséré dans le mur des dépendances de la ferme située au n° 492, se trouve un beau calvaire, étonnamment non classé à la différence de nombreux autres exemplaires de la commune. Daté de 1724, il représente le Christ en croix encadré de la Vierge et de saint Jean. Le cartouche, entouré de deux têtes d’angelots, porte une inscription en luxembourgeois disant « Cette croix a été érigée en l’honneur de Jésus, Marie et Joseph ».

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Parc archéologique d'Arlon

Rue des Thermes romains, 6700 Arlon, Belgique

Classement comme monument et comme site le 8 juin 2010

Considérée comme une des plus anciennes agglomérations de Belgique, Arlon est riche d’un passé gallo-romain de première importance. Le parc archéologique est situé sur le site d’un ancien cimetière. Désaffecté en 1853, celui-ci conserve plusieurs sépultures en calcaire lorrain des 17e, 18e et 19e siècles. À l’arrière, protégés par une bâtisse, les vestiges des thermes attestent une occupation romaine du site. Présentant le même schéma de pièces d’eaux chaudes et froides, ils n’ont pourtant pas les dimensions des grandes installations thermales de Rome ou de Trèves et étaient vraisemblablement plus privés que publics. Découverts lors de fouilles réalisées en 1907, ils comportent deux piscines, une conduite d’eau, un canal d’écoulement et un hypocauste de 14m sur 14. La construction de ces bains date du 4e siècle. En 1936, une nouvelle campagne de fouilles met au jour les ruines d’une basilique, une des plus anciennes églises chrétiennes connues en Belgique. Mesurant 20m sur 12, elle date probablement de la même époque que les thermes. Elle a certainement servi de base à la construction du premier édifice de culte dédié à saint Martin.

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Palais provincial d'Arlon

Place Léopold 1, 6700 Arlon, Belgique

Classement comme monument et comme site le 12 février 1981

Construit à partir de 1845, l’hôtel du gouvernement provincial est inauguré en 1849. Il s’agit d’une des réalisations les plus esthétiques du Montois Albert-Jean-Baptiste Jamot, formé à Paris, installé à Arlon en 1840 et occupant le poste d’architecte provincial. De style néoclassique, il présente une façade élevée en grès luxembourgeois sur trois niveaux dont la partie centrale est agrémentée d’un long balcon à balustrade. Quelques éléments décoratifs rendent ce bâtiment à la fois sobre et élégant. Sous l’imposant balcon, au rez-de-chaussée, se trouve un monument aux morts des deux guerres mondiales. On y retrouve un vitrail et de belles ferronneries décorées des armoiries de la province du Luxembourg et de la Belgique. Un jardin courant jusqu’à l’église Saint-Martin constitue, bien que privé, un des rares espaces verts de la ville. Des annexes furent érigées à deux reprises, en 1891 et 1930. L’aile dite des « Archives » abrite actuellement la salle du conseil provincial et plusieurs bustes dont celui de Léopold Ier, plusieurs fois hôte du palais provincial. Le palais est le bâtiment le plus imposant de la place Léopold, élaborée dès 1844 et abritant également l’ancien palais de justice, de style néogothique, érigé en 1864 sur les plans de Jamot. La place est également bordée d’un parc et de divers immeubles de style éclectique construits dans la seconde moitié du 19e siècle. Elle constitue la plus grande entreprise urbanistique lancée à Arlon à cette époque.

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Kiosque à musique de Seilles

Place Joseph Wauters, 5300 Seilles, Belgique

Classement comme monument le 25 juin 1999

Dans la lignée des innovations architecturales du 19e siècle, les kiosques apparaissent dès les années 1820-1830 sous forme d’édicules provisoires et démontables. Jusqu’après la Seconde Guerre mondiale, ils sont le produit de l’engouement musical qui se propage dans les villes et villages par le biais des sociétés de musique, des harmonies, des fanfares et des fêtes locales. Dès 1840, ces lieux privilégiés, souvent situés sur la place communale, s’implantent de façon permanente, comme un symbole du nouvel art musical. Il est le moyen de rendre accessible la culture musicale à tous. Un kiosque existe à Seilles, vraisemblablement depuis 1906 mais l’actuel aurait été érigé en 1935 ou 1936 à l’initiative de Charles Mélot. Posé sur un haut socle de pierre, le kiosque est constitué de colonnes en fer forgé supportant la toiture et reliées entre elles par une balustrade en fer forgé décorée de lyres dorées.

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Gymnase de l'athénée royal d'Andenne

Rue Adeline Henin 3, 5300 Andenne, Belgique

Classement comme monument le 2 juin 1995

L’athénée royal d’Andenne, ou athénée Jean Tousseul, est riche d’une longue histoire qui remonte à 1815. Une statue en grès représentant Minerve, œuvre du sculpteur Angelo Hecq, orne l’entrée de l’école depuis 1949. Parmi les divers complexes qui forment l’école se trouve le gymnase, qui a fait l’objet d’une mesure de classement. Dès le 19e siècle, l’école joue un rôle déterminant dans l’apparition des salles de sports. L’athénée d’Andenne conserve précieusement un intéressant gymnase conçu en 1883-1884 selon les dispositions prévues quelques années auparavant par G. Docx, premier inspecteur du cours de gymnastique. Il maintient intacts la charpente en bois reposant sur deux rangées de piliers ornés de chapiteaux ioniques et supportant une large verrière, ainsi qu’une galerie avec un garde-fou en ferronnerie ceinturant la salle à mi-hauteur. Un tel aménagement n’est pas fréquent en Wallonie et relève davantage du privilège que de la pratique courante. À l’époque, il existe en effet des disparités entre les réseaux et les types d’enseignements. Si le cours de gymnastique est obligatoire dans les écoles primaires communales depuis 1879, il est fréquent qu’il se donne sans appareil ni salle spéciale.

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Ancien hôtel de ville d'Andenne

Place du Perron, 5300 Andenne, Belgique

Classement comme monument le 23 mars 1977

Sur la petite place du Perron se situe l’ancien hôtel de ville dans lequel se trouvaient les services communaux avant le déménagement dans la maison communale actuelle en 1922. Cette construction classique en pierre bleue partiellement enduite date de 1722. Sa façade est richement décorée. Les pilastres à refends du rez-de-chaussée laissent place à des colonnes ioniques à l’étage et le tout est dominé par un fronton triangulaire. La toiture en ardoise est surmontée d’un clocheton hexagonal. Dans les caves de l’édifice subsistent encore deux cachots du chapitre. Sous l’Ancien Régime, le chapitre de la collégiale Sainte-Begge est en effet seigneur des lieux. Le ban d’Andenne comprenait 32 seigneuries et cours de justice dans lequel le chapitre possédait le droit de haute et de basse justice et avait le droit d’y nommer la cour échevinale qui rendait la justice avec l’aide du comte de Namur. Ancienne place principale d’Andenne et plaque tournante de la vie marchande, le lieu est baptisé « place du Perron » en référence à la fontaine dite « du Pairon », construite à cet endroit en 1764. Démolie et remplacée en 1860, détruite à nouveau en 1909, elle est une dernière fois remplacée par la fontaine actuelle, installée le 20 juin 1992 à l’occasion du 1300e anniversaire de la ville. Elle est l’œuvre de l’artiste andennois Guy Forthomme.

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Centre hospitalier universitaire du Sart Tilman

Avenue de l’Hôpital 1-11, 4020 Liège (Belgique)

Classé comme monument avec zone de protection le 25 mai 1994

Le Centre hospitalier universitaire a été conçu par l’architecte Charles Vanderhove et occupé à partir de 1976. Il s’agit d’un vaste ensemble se déployant en étoile autour du hall d’accueil, abrité dans une grande verrière. Ce hall d’entrée, vaste volume de verre lumineux, est le cœur de l’ensemble. Il est surmonté de toits en pente en cascade soutenus par des colonnes métalliques rondes. Une grande cour intérieure pavée précède cette entrée et mène également aux auditoires de médecine. Les cinq tours puissantes qui complètent l’ensemble sont autonomes et polyvalentes. Chacune est conçue sur un plan ouvert. Elles sont toutes reliées à l’espace central par un volume de transports verticaux. Ces derniers sont constitués de plateaux en béton préfabriqué soutenus par des colonnes distantes de 7,20 m. Les cages d’escaliers sont aménagées aux angles, tandis que les circulations verticales se trouvent au centre. Les chambres bénéficient d’une situation privilégiée : ouvertes vers l’extérieur, le paysage, la lumière et le soleil.

On remarque un grand raffinement dans le dessin des chapiteaux ainsi que dans le choix et le traitement des matériaux. Les différentes pièces, chambres, espaces communs et circulations sont agrémentés de lambris en tôle émaillée dont les dessins ont été confiés à de nombreux artistes contemporains, chaque étage acquérant ainsi une identité propre au sein de l’ensemble architectural.

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Écluse de Rivage en Pot

Rue Garde Dieu 1, 403 Liège (Belgique)

Classée comme monument le 20 mai 1983

L'écluse de Rivage en Pot permettait le passage du canal de l'Ourthe, achevé en 1854, vers la Meuse. L’appellation de l’écluse rappellerait la probable affectation des lieux à l’époque romaine. L’étymologie du « Rivage en Pot » proviendrait des mots latins, « ripa », qui signifie rive, et « emporium » qui peut se traduire par entrepôt, comptoir commercial, marché public.

L’ouvrage est composé de deux portes à deux vantaux et bordé par des murs de quai en grand appareil de calcaire. Ceux-ci sont limités par des garde-corps constitués par des bornes en calcaire supportant des mains courantes en fonte peinte. La maison de l’éclusier, construite au milieu du XIXe siècle, occupe les alentours immédiats.

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