Patrimoine préindustriel ou industriel

Moulin dit Conard ou Charles à Jodoigne-Souveraine

Rue du Pont à la Cambe, 19 (à l’arrière) (à Jodoigne-Souveraine)
1370 Jodoigne

Classé comme monument le 3 juin 1993

Comme c’est le cas dans la plupart des villages formant l’entité de Jodoigne, le moulin Conard ou moulin Charles témoigne de la mise à profit, par une série de métiers découlant de l’agriculture et de l’élevage, du bassin hydrographique de la Grande Gette et de ses affluents. Avec le moulin Strael, il constitue une des deux installations de ce type sur le territoire de l’ancienne commune de Jodoigne-Souveraine. Situé en contrebas de l’église Saint-Pierre, il a été commandité par le comte Jules de Glymes en 1848 et n’a cessé de fonctionner qu’en 1972. Accessible par une passerelle surplombant la Gette, le long d’anciennes vannes, le moulin se compose d’un petit volume quadrangulaire de brique, parementé en pierre de Gobertange côté rivière et surmonté d’une toiture de tuiles. Tout comme le moulin de Genville, également protégé, le moulin Conard a conservé son mécanisme, dont trois paires de meules.

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Moulin à vent Defrenne à Grand-Leez

Rue du Moulin à vent, 5031 Gembloux (Grand-Leez)

Classé comme monument le 17 octobre 1962
Patrimoine exceptionnel de Wallonie (moulin)

Complétement restauré en 1990, le moulin Defrenne est le dernier moulin à vent, circulaire et taluté de la province de Namur. Construit en brique chaulée sous toiture en cloche en 1830 par la famille Defrenne, qui en est encore aujourd’hui le propriétaire, il est percé d’une porte et de baies à linteau droit. Les pales ont été remplacées après un incendie en 1903 par des éléments de remploi provenant de Campine. 

Le moulin est un témoin exceptionnel de l’utilisation de la force éolienne dans nos régions, notons qu’il a été actionné par la suite grâce à une machine à vapeur puis au gazogène et enfin à l’électricité. À l’origine les pales poussées par le vent mettaient en mouvement, grâce à un système de poulies en bois, des meules circulaires en pierre qui transformaient le froment en farine.

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Bois du Cazier

Rue du Cazier 80, 6001 Charleroi (Marcinelle)

Classé comme monument et site le 28 mai 1990
Patrimoine exceptionnel de Wallonie
Patrimoine mondial (2012)

Fondé en 1822, le Bois du Cazier se développe durant tout le XIXe siècle, notamment en raison de la grande qualité du charbon extrait. Le 8 août 1956, un important incendie éclate au fond de la mine enlevant la vie à 262 mineurs de douze nationalités différentes. Fermé en 1967, le site est classé en 1990. Il compte un musée de l’Industrie, comprenant de véritables machines (laminoir à tôles, dynamos, un tramway électrique de 1904…) et outils, l’espace « 8 août 1956 », qui perpétue le souvenir de la catastrophe de 1956, et un musée du Verre. Le Bois du Cazier conserve deux beaux châssis à molettes restaurés dans un écrin de verdure (26 ha) ceinturé de trois terrils.

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Grand-Hornu

Rue Sainte-Louise 82, 7301 Boussu (Hornu)

Classé comme monument le 11 mars 1993
Patrimoine exceptionnel de Wallonie
Patrimoine mondial (2012)

Vue aérienne du site du Grand-Hornu. Photo G. Focant © SPW-Patrimoine

Érigé entre 1810 et 1830, le Grand-Hornu allie infrastructures minières et habitat privé des patrons et des ouvriers. Les bâtiments « miniers » s’organisent autour d’une cour ovale. Les bureaux de la direction sont couplés aux magasins et aux ateliers. 400 maisons ouvrières sont construites à la même époque ; elles comprennent un séjour, une cuisine, trois chambres à l’étage, une cave et un petit jardin à l’arrière. La cité comportait également une école, un établissement de bains, une salle de danse et une bibliothèque. Restauré à partir de 1971 par l’architecte Henri Guchez et acquis en 1989 par la Province de Hainaut, le site accueille notamment l’association « Grand-Hornu images » et le musée des Arts contemporains de la Communauté française de Belgique (MAC’s), nouvelle construction conçue par l’architecte Pierre Hebbelinck.

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Vue aérienne du site du Grand-Hornu. Photo G. Focant © SPW-Patrimoine

Ancien charbonnage de Blegny-Mine

Rue Lambert, 23
4670 Blegny

Classé comme monument et site (avec zone de protection) le 22 août 2011
Patrimoine exceptionnel de Wallonie
Patrimoine mondial (2012)

Bien qu’exploité dès le milieu du XVIe siècle, le site de Blegny ne conserve aucune infrastructure antérieure au milieu du XIXe siècle. Il témoigne de ce fait de l’exploitation minière de la fin de ce siècle – avec des périodes plus intenses d’extraction et donc d’aménagements d’infrastructures à la suite des deux guerres mondiales – jusqu’en 1980, date de sa fermeture définitive. Transformé en musée de la mine quelques mois après l’arrêt de l’exploitation, le puits Marie se distingue par un chevalement métallique dans la tradition des installations du XIXe siècle. La tour d’extraction de 45 m qui surplombe le puits n° 1, reconstruite à l’emplacement d’une tour précédente juste après la Seconde Guerre mondiale, fait, pour sa part, entièrement appel au béton. Outre ces deux puits et leur machinerie, un vaste triage-lavoir de type Evence Coppée, du nom d’inventeurs mondialement connus d’équipements miniers et sidérurgiques, construit entre 1942 et 1946 en briques rouges et châssis métallique, donne toute sa singularité au site. Les infrastructures se composent également d’ateliers et de forges, de bureaux et de deux terrils de 37 et 55 m, dont un encore équipé de son dispositif de mise à terril. Outre son importance en matière d’histoire de l’architecture industrielle, la particularité de cet ancien charbonnage est de permettre la visite de deux galeries de mine situées à 30 et 60 m sous le niveau du sol.

 

Ancien charbonnage de Blegny-Mine - G. Focant © SPW

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Ancien charbonnage de Blegny-Mine - G. Focant © SPW

Moulin d'Ostiches

Route de Flobecq, 7804 Ath (Ostiches)

Classé comme monument classé le 20 avril 1982

Construit sur une butte artificielle retenue par un mur circulaire en brique, le moulin d’Ostiches date de 1789. Racheté par la ville d’Ath en 1998, il fait l’objet d’une campagne de restauration dont l’objectif est de lui rendre son aspect ancien, mais aussi, en rétablissant toute la machinerie intérieure, d’en faire un outil pédagogique et de l’intégrer dans un circuit régional des moulins. Entièrement restauré et repeint en blanc, comme son appellation traditionnelle de « blanc moulin » le commandait, il est inauguré en 2000.

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