Châteaux et demeures de prestige

Domaine du château de Lambermont

Avenue Lambermont 65, 1341 Limelette, Belgique

Classement comme monument et comme site le 28 mai 1973

Le baron Auguste Lambermont est une figure importante d’Ottignies au 19e siècle, tant au niveau local que national. Ministre d’État, secrétaire du ministre des affaires étrangères sous le règne de Léopold Ier, c’est lui qui négocia le rachat des droits de péage sur l’Escaut avec les Pays-Bas en 1861 et favorisa ainsi le développement du chemin de fer. Anobli dès 1863, un boulevard porte son nom à Bruxelles ainsi qu’une avenue dans son village d’origine. La propriété dans laquelle il vécut avec sa famille se compose d’une villa, d’une ferme, d’un verger et d’un grand jardin entourés d’arbres. Il s’agit d’une propriété privée dont il n’est pas possible de faire la visite. En face du château se trouve l’église Saint-Joseph, petit sanctuaire néo-médiéval construit en 1872.

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Tour de Moriensart

Rue de Moriensart, 1341 Céroux-Mousty, Belgique

Classement comme monument le 29 mai 1952

Sous l’Ancien Régime, la seigneurie de Mousty relève de celle de Tilly, proche de l’abbaye de Villers-la-Ville. Vers 1240, le seigneur Arnoul de Morel fait bâtir un imposant donjon de plan carré pour y installer la seigneurie de Moriensart. Établie aux confins du duché de Brabant, la forteresse servait à en protéger les frontières. Érigée en moellons de grès en style roman tardif dans la première moitié du 13e siècle, cette tour est surmontée d’une superstructure ajoutée au début du 17e siècle, lorsque le bien passe dans l’apanage de la famille espagnole des Coloma. Cette structure est composée d’une toiture pyramidale d’ardoise encadrée par quatre tourelles d’angle polygonales et de trois lucarnes. Au pied de la tour se trouve la ferme du même nom, reconstruite après l’incendie de 1780 et dont une partie accueille des réceptions et séminaires. Il s’agit d’une ferme en carré typiquement brabançonne. La tour de Moriensart est toujours habitée actuellement et ne se visite pas.

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Château de Bierbais et son environnement

Rue de Bierbais, 1435 Hévillers, Belgique

Classement comme monument le 1er février 1977

Sous l’Ancien Régime, la localité de Hévillers est caractérisée par la présence d’un seigneur qui y détenait tous les niveaux de justice et dépendant directement du duc de Brabant. Le maître du lieu résidait dans son ensemble castral, ancien château du lignage noble de Bierbais-Bierbeek, inféodé au duché de Brabant au 13e siècle. Situé dans un grand parc à l’anglaise dont le centre est relevé par un petit éperon au pied duquel coule un ruisseau, l’ensemble est composé de plusieurs bâtiments qui résument l’évolution de la résidence seigneuriale à travers les âges. Au sud se trouve l’ancien donjon, appelé « tour des Sarassins », érigé en grès local aux 12e et 13e siècles ; il présente une masse carrée de 8 à 9 m de côté. Juste en face se trouve le château de Bierbais, construction classique du dernier tiers du 18e siècle, récemment rénovée. Sur le flanc nord se trouve l’ancienne chapelle castrale, peut-être dédiée la sainte Croix, érigée dans la première moitié du 13e siècle et qui est encore de nos jours considérée comme un des plus anciens édifices gothiques conservés dans la région. Le site abrite également les vestiges d’une orangerie construite en 1828, une conciergerie néoclassique de la même époque et une ferme en quadrilatère des 18e et 19e siècles.

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Parc du château de Court-Saint-Étienne

Rue du Village 5, 1490 Court-Saint- Étienne, Belgique

Classement comme site le 7 juillet 1976

Ancien fief du comté de Namur, le domaine de Court-Saint-Étienne est occupé au Moyen Âge par un château fort, aujourd’hui disparu. L’édifice actuel, construit en 1788 en brique et pierre calcaire dans un beau parc, a été agrandi au 19e siècle et restauré à la fin du 20e siècle. Le parc paysager classé a été créé vers 1805 à la demande du général Albert Goblet d’Alviella et compte encore quelques arbres très anciens à proximité du château, parmi lesquels un hêtre pourpre et un tilleul argenté. La plus grande partie du parc, aménagée sur des prairies fertiles des vallées de l’Orne et de la Thyle, a été composée au début des années 1890 par le comte Eugène Goblet d’Alviella, avec l’aide de l’architecte Louis-Léopold van der Swaelmen. Depuis le château, le propriétaire pouvait ainsi admirer un long dispositif paysager traversé par les cours sinueux des rivières qui alimentent une vaste surface d’eau avec un îlot planté d’un arbre solitaire. Les tempêtes successives de la fin du 20e siècle ont malheureusement saccagé en partie le patrimoine du parc. De grands travaux ont toutefois permis de le nettoyer, de curer l’étang et de réaménager les espaces dans les années 1990. Malgré cela, le parc est toujours considéré comme une des plus belles réalisations paysagères de la fin du 19e siècle. Il a été agrémenté d’un beau potager en 1998 et occupe aujourd’hui une superficie de 30 hectares.

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Vestiges de l'ancien château de Mont-sur-Marchienne

Rue Cardinal Mercier 1-2, 6032 Mont-sur-Marchienne, Belgique

Classement comme monument le 13 juillet 1989

Le village de Mont-sur-Marchienne est cité pour la première fois dans une liste de biens gérés par l’abbaye de Lobbes au 9e siècle. Les terres appartiennent à l’époque à l’évêque de Liège qui les avait reçues du roi de Germanie Arnould de Carinthie. À partir de la fin du 10e siècle, la seigneurie de Mont-sur-Marchienne se trouve donc en principauté de Liège. Les avoués de cette ville possèdent également la seigneurie de Montigny-le-Tilleul. En 1408, le prince-évêque reprend personnellement la main sur le bien, pour deux longs siècles. En 1616, la seigneurie est engagée à la famille Bilquin-de Cartier. Au centre de l’entité, de part et d’autre de la rue Cardinal Mercier, se trouvent les vestiges du château de la Torre, construit au 16e siècle et qui faisait alors office de château-ferme. Vers 1570, l’édifice appartient au bailli de Marchienne avant d’échoir à la famille espagnole de la Torre y Butron Muxica. Au 19e siècle, le château est transformé en centre de délassement par les propriétaires d’une aciérie avant d’être détruit entre 1942 et 1947 afin de faire place à un quartier résidentiel. À l’entrée de la rue de l’Industrie et de la rue du Château se trouvent deux tourelles circulaires qui flanquaient autrefois le flanc sud du château. Elles sont surmontées d’une toiture polygonale à clocheton d’ardoises et ont été construites en moellons de calcaire.

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Château de Monceau-sur-Sambre

Place Albert Ier, 6031 Monceau-sur-Sambre, Belgique

Classement comme monument le 13 janvier 1989

Situé dans un vaste parc à l’anglaise et autrefois entouré de douves, le château de Monceau-sur-Sambre est une haute bâtisse en U flanquée de tours circulaires aux angles et remontant pour l’essentiel aux 17e et 18e siècles. Sous l’Ancien Régime, la localité est une des plus anciennes baronnies de la principauté de Liège. Après avoir souffert des guerres menées par le roi de France Louis XIV dans la seconde moitié du 17e siècle, le village connaît une existence indépendante jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Demeure seigneuriale, le château est précédé d’un corps d’entrée, seul vestige de l’ancienne ferme castrale, orné d’un fronton décoré des armoiries de la famille de Gavre, propriétaire à partir de 1651. Il s’agit d’une imposante construction de style classique composée de trois ailes, dont celle située à l’est conserve un mur du début du 14e siècle. Ruiné dans la seconde moitié du 16e siècle, l’édifice est rebâti en 1607 à la demande de Guillaume de Hamal. À la fin du 19e siècle, l’ensemble est acheté par un industriel de la région qui le fait restaurer. Le château reste possession de sa famille jusqu’à sa vente à la commune de Monceau-sur-Sambre en 1938. Il est aujourd’hui la propriété d’une asbl chargée d’assurer la promotion et la sauvegarde du domaine. Dans le parc entourant les bâtiments se trouve une collection d’arbres d’une grande richesse, parmi lesquels un chêne pédonculé quatre fois centenaire et un chêne rouge d’Amérique bicentenaire.

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Château Bilquin-de Cartier

Place Albert Ier, 6030 Marchienne-au-Pont, Belgique

Classement comme monument le 21 août 1980

Construit aux 17e et 18e siècles à l’emplacement d’une demeure seigneuriale plus ancienne, le château Bilquin-de Cartier est un vaste ensemble composé de bâtiments en brique et pierre calcaire disposés autour d’une cour d’honneur accessible par un porche. On y trouve encore deux ailes de logis et quelques éléments défensifs du mur nord. Il survit à la période révolutionnaire et traverse les décennies avant d’être victime d’un incendie en 1932. Restauré depuis, le château a de nos jours conservé sa cour d’honneur et son porche ainsi que deux ailes de logis. Il fut un des témoins d’épisodes historiques liés à la période française en Wallonie. Occupés à tenter de passer la Sambre dans les premiers jours de l’invasion en mai 1794, les Français s’arrêtent devant Marchienne-au-Pont. Souffrant de privations depuis des semaines, les soldats sont épuisés et leur moral est au plus bas. Les représentants du peuple décident pourtant de poursuivre les opérations et établissent leur quartier général au château de Cartier, sur la rive droite de la Sambre. De là, l’armée républicaine lance le 30 mai le siège de la forteresse de Charleroi et entame les premiers tests d’utilisation d’un aérostat à des fins militaires. Dans la nuit du 15 au 16 juin 1815, c’est à cet endroit que logent le général Drouet d’Erlon et le 1er corps d’armée français, sur le chemin du champ de bataille de Waterloo.

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Ancien château de Gosselies

Place des Martyrs, 6041 Gosselies, Belgique

Classement comme monument le 8 décembre 1997

Si les localités de l’actuelle commune de Charleroi étaient, sous l’Ancien Régime, réparties entre le comté de Namur (Charleroi et Gilly par exemple) et la principauté de Liège (Marcinelle, Couillet…), la localité de Gosselies était quant à elle une terre franche relevant du duché de Brabant. Il s’agissait donc d’un territoire libéré de certaines servitudes telles charges ou taxes. Au début du 12e siècle, Gosselies se résumait à un château fort et une terre indivise relevant pour partie du Brabant et de Namur. Progressivement, à l’Époque moderne, elle opta pour la nationalité brabançonne ; son statut de terre franche fut reconnu par le duc de Brabant en 1597. Sur la place, une haute tour constitue le seul vestige de l’ancien château médiéval. L’édifice fut construit de 1423 à 1534 par la famille de Bousies, seigneurs du lieu, dont les armoiries sont encore inscrites au-dessus de la porte d’entrée (croix blanche sur fond bleu). Non loin de là, au numéro 12 de la rue Junius Massau, se trouve la chapelle Notre-Dame de Grâce, bâtie dans la seconde moitié du 17e siècle et transformée en habitation au siècle suivant. Sur la façade, la porte principale est surmontée des armoiries de la famille Sainte-Aldegonde, entourées du collier de la Toison d’Or. Originaire de Saint-Omer dans le nord de la France, cette famille migre au 15e siècle dans nos régions et s’implique en politique. Deux de ses membres deviennent conseillers de Charles Quint, puis des archiducs Albert et Isabelle.

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Château de Dohan

Route du Sati, 6836 Dohan, Belgique

Classement comme monument et comme site le 2 septembre 1985

Déjà occupé à la Préhistoire, Dohan devient une seigneurie du duché de Bouillon au Moyen Âge. Plusieurs familles se succèdent entre le 13e et le 16e siècle avant l’arrivée en 1600 des Lardinois de Ville, puissante famille de Luxembourg-Ville qui communique son dynamisme au village. En 1619, Florent Lardinois de Ville fait construire la chapelle toute proche dédiée à saint Florent, une forge et un château pour en faire sa résidence. En 1760, son dernier descendant cède la seigneurie à Jean-Louis Bodson, gouverneur du duché de Bouillon, qui le vend à son tour au procureur général de la Cour souveraine du duché, Louis Thibaut, en 1765. Après la Révolution, le château et les terres sont vendus comme bien nationaux par la République. Le château se présente sous la forme d’un imposant manoir en schiste et grès partiellement crépi, édifié sur une assiette rocheuse dominant la Semois d’une vingtaine de mètres et qui alimentait autrefois des douves. Le plan de l’ensemble est composé d’un logis en L occupant un angle d’une cour rectangulaire formée par l’enceinte et des communs partiellement démolis et aujourd’hui transformés en habitations. On accède à la cour par un beau portail en pierre de France surmonté d’un fronton triangulaire décoré des armoiries des Duchesne de Ruville-Thibaut et agrémenté de guirlandes et de feuilles de chêne. Modifié au fil des ans, le manoir a toutefois conservé son unité castrale.

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Château de Sterpenich

Rue de Berlaymont, 6706 Sterpenich, Belgique

Classement comme monument le 3 août 1956

Important village autrefois lié administrativement à l’ancienne commune d’Autelbas, Sterpenich est occupé depuis le Moyen Âge mais a surtout été connu pour sa gare frontalière, aujourd’hui disparue. La localité est en effet la dernière de la commune d’Arlon avant l’entrée sur le territoire grand-ducal. Un château est attesté dans le village depuis le 14e siècle et appartenait à l’origine à la famille de Sterpenich puis à celle d’Autel, seigneur du lieu et propriétaire du château voisin d’Autelbas. L’édifice que l’on observe encore aujourd’hui a été érigé en 1686 par Jean-Adam Billot mais a été agrandi et transformé à plusieurs reprises aux 18e et 19e siècles. En 1793, lors de combats avec les républicains français, le château servit d’hôpital aux soldats autrichiens venus défendre les frontières du duché de Luxembourg. On raconte que bon nombre d’entre eux auraient été enterrés aux alentours. Situé à l’écart du village, au pied du Kirchberg (la butte de l’église), le château se compose d’un ensemble de bâtiments groupés autour d’une cour rectangulaire. Il s’agit en fait de deux corps de logis se faisant face et étant reliés par un long volume de dépendances situé à l’arrière de la cour fermée à rue. L’entrée se fait par un très beau portail néoclassique surmonté d’un fronton triangulaire. Le bâtiment de gauche est caractérisé par ses élégantes lucarnes finement sculptées datées de 1739. L’édifice est emblématique du charme de ce village dont l’église et son beau calvaire de 1759 méritent eux aussi le coup d’œil.

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