Châteaux et demeures de prestige

Château de Guirsch

Rue du Château, 6704 Guirsch, Belgique

Classement comme monument et comme site le 16 octobre 1975

Charmant petit village, Guirsch était au Moyen Âge le chef-lieu d’une grande seigneurie dont le titulaire possédait tous les degrés de juridiction seigneuriale. Le premier château fut détruit en 1413 mais la chapelle castrale, dédiée à saint Willibrord, a subsisté ; il s’agit de l’actuelle église du village. L’édifice qui subsiste aujourd’hui a été érigé entre 1749 et 1763 en moellons crépis et pierre de taille. Le château se trouve sur un surplomb dominant un vaste parc arboré et est précédé d’une grande cour fermée par une grille d’honneur en fer forgé. Cette troisième maison seigneuriale de Guirsch a été construite pour André de Marches, dont la famille posséda le bien jusqu’à la fin du 19e siècle. Le village est littéralement entouré par le Grand-Duché de Luxembourg : en 1839, le seigneur de Guirsch pesa de tout son poids pour que son village reste en Belgique au moment des traités de partage du Luxembourg. Profondément catholique, il n’aurait pu supporter de voir ses terres annexées au pays d’un roi protestant. Depuis la rue du Château, on accède à l’ensemble par une imposante tour-porche couverte d’une toiture à bulbe, datée de 1763. Au-dessus du fronton de l’entrée se trouve une pierre portant les armes des Marches-Vilain XIIII. La cour rectangulaire est bordée sur deux côtés par le logis et les dépendances. L’imposant maître-corps date de 1749 et est caractérisé par son portail décoré des armoiries de la famille Marches-de Reiffenberg.

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Château des comtes d'Autel

Neiewee, 6706 Autelbas, Belgique

Classement comme monument le 4 novembre 1976

Hameau à l’époque romaine, Autelbas se trouve le long de la chaussée romaine reliant Reims à Trèves. Au début du Moyen Âge, le village est un centre de céramique important lié à l’activité d’une villa carolingienne. En 1309, une partie des terres est affranchie et le lieu devient la résidence de la famille d’Autel, seigneur du lieu. Fidèle au duc de Luxembourg, le seigneur Huart II d’Autel résiste face aux Bourguignons et provoque la destruction du château en 1413. Probablement construit dans la seconde moitié du 13e siècle à proximité d’un ruisseau, le château a depuis subi les affres des guerres médiévales et de nombreuses transformations. Il ne représente actuellement qu’un tiers des proportions qu’il devait avoir au temps de sa splendeur. Encore habité dans les années 1960, il a été plusieurs fois vendu depuis et malheureusement incendié en 1983. Une association de bénévoles procède depuis lors à sa rénovation. Des fouilles, menées part le Service public de Wallonie en 1991-1992, ont permis de dater l’édifice construit en calcaire local mais également d’en déterminer le plan (quadrilatère ponctué aux angles de trois tours circulaires et d’une tour-porche latérale). La ferme du château, datant du 18e siècle, se situe à l’avant et date des 18e et 19e siècles. On y accède par un très beau portail en pierre de taille finement sculpté. On notera la splendide charpente de la grange, merveille d’architecture rurale.

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Château de Bonneville

Rue Sterpisse, 5300 Bonneville, Belgique

Classement comme monument le 19 octobre 1982

La première mention d’une tour fortifiée à Bonneville date de 1538. À l’époque, celle-ci est jointe à quelques bâtiments agricoles pour former une cense, c’est-à-dire une ferme dont le tenancier entretenait des rapports privilégiés avec le seigneur du coin. Mis à part quelques bases englobées dans l’aile est du château, rien ne subsiste de cette tour. En 1617, Jacques Zualart, bourgmestre de Namur, achète la maison et la cense. Son fils édifie l’aile nord délimitée par deux tours d’angle et prolongée par deux courtes ailes en retour vers la cour au milieu du 17e siècle. En 1692, l’ensemble passe dans les mains du chevalier Jean-Hubert de Tignée qui restaure l’édifice et fait construire l’aile ouest ainsi que la petite chapelle située à l’étage de la tour nord-ouest.  Cette aile principale est érigée en brique rouge, pierre bleue et moellons de grès sur deux niveaux ponctués de larges fenêtres. À la fin du 18e siècle, la porte d’entrée est ornée de motifs floraux et précédée d’un perron ; la lucarne la surmontant abrite un carillon. Les importants travaux des Zualart transforment le site en imposant château-ferme : le quartier du maître se situe alors dans l’aile nord-est et celle du censier et les bâtiments agricoles du côté ouest. Victime d’un incendie en 1899, la ferme est par la suite isolée du château.

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Ancien château de Beaumont à Sclessin

Rue Côte d’Or 293, 4020 Liège (Belgique)

Classé comme monument et site le 4 juillet 1989

Occupant le lieu-dit « Petit Bourgogne », le château de Beaumont se présente comme une demeure de plaisance probablement construite en 1772 d'après des plans de l’architecte J.-B. Renoz. Il s’agit d’une commande du baron de Geyer de Schweppenberg, chanoine tréfoncier de la cathédrale Saint-Lambert bien que le prince-évêque Charles de Velbrück soit parfois considéré comme son instigateur.

Cette harmonieuse construction en briques et calcaire se détache en retrait au fond d’un jardin sous la forme de trois niveaux et d’un soubassement assez important, afin de pallier à la déclivité du terrain. Ce dernier, en calcaire appareillé à refends, est percé d’entrées de caves à linteau surbaissé. La façade de cinq travées ponctuée de pilastres à refends est marquée par la mise en évidence des trois travées centrales. Ces dernières forment un avant-corps à trois pans sous un niveau supplémentaire. Un perron en fer à cheval bordé d’un garde-corps de fer forgé permet de gagner le rez-de-chaussée au moyen d’une porte cintrée à clé moulurée encadrée par une guirlande. Les percements comprennent également des baies rectangulaires. La façade arrière possède des caractéristiques semblables. Grâce à sa situation, de plein pied avec le jardin, elle n’est composée que de trois niveaux sans soubassement ni perron. L’ensemble est couvert d’une toiture mansardée à croupettes surmontée d’épis de faîtage et de lucarnes à fronton triangulaire. La demeure abrite en outre de remarquables décors intérieurs de style néoclassique.

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Château de Colonster au Sart Tilman

Allée des Érables, 4020 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 13 novembre 1981 et comme site le 21 avril 1986

Jadis aux mains d'Erard de la Marck dans le premier quart du XVIe siècle et de nombreux propriétaires successifs, le château passe aux Horion de 1524 à 1780 pour finalement être acheté par l'Université de Liège, en 1963. Incendié en 1966, il est restauré jusqu’en 1968 par les architectes  H. Lacoste et J. Opdenberg.

Implanté sur un promontoire dominant la vallée de l'Ourthe, le château présente encore les lignes maîtresses de son ordonnance primitive, due aux travaux réalisés dans la première moitié du XVIIIe siècle. À cette époque, la propriété se caractérise par quatre tours rondes aux angles de la grande cour et par le massif du château lui-même. Lors des restaurations de 1966-1968, la cour intérieure du bâtiment en U est supprimée et l’aile ouest est créée. Tournée vers le parc, la façade en moellons est composée d’un double corps de cinq travées sur deux niveaux. La face nord compte, quant à elle, cinq travées et est ornée d’une élégante galerie d'appui en ferronnerie. Cette réorganisation a enfin doté le château d'un escalier intérieur monumental en spirale.

Du vaste quadrilatère qui jouxtait le château ne subsistent que les communs qui en bordent le côté sud ainsi que les tourelles qui en marquent les angles. Celles-ci, en moellons de grès et de calcaire, montrent des percements datant des  XVIIe et XXe siècles. Elles sont couvertes de coiffes pyramidale ou octogonale d'ardoises à petit bulbe.

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Château de Fayembois à Jupille-sur-Meuse

Avenue d’Aix-La-Chapelle 60, 4020 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 29 mars 1968 et comme site le 21 décembre 1977

Ce château a été construit dès 1625 à la demande de Guillaume Fayen à l'emplacement d'une propriété de l'Église de Liège depuis 1297. Appelé Fayen-bois, du nom de son commanditaire, le bien passe successivement aux familles van der Heyden a Bilsa, Rosen, Thiriart, de la Roussellière et Sépulchre. Démembrée en 1936, la propriété retourne dans le patrimoine de l'évêché de Liège en 1972 puis de la Ville de Liège, déjà en possession d'une grande partie du parc.

De l'ensemble formé par le château et la ferme domaniale ne subsiste que l'ancien corps de logis seigneurial. Ce vaste édifice de plan rectangulaire (22,50 m sur 13,50 m) est érigé en briques et calcaire sur un soubassement de grès. Une tourelle circulaire, adossée à la façade sud-est et coiffée d'une flèche polygonale, abrite l’escalier. La porte, d'allure néoclassique, a été renouvelée durant la seconde moitié XVIIIe siècle. Les fenêtres à croisée et à traverse, dont les appuis, traverses et linteaux se prolongeaient en bandeaux continus, ont été remplacées à la même époque par des baies plus classique.

Le château est restauré de 1993 à 2000 à l'initiative de l’association Promotion des Aînés.  Cette restauration, achevée en 2000, a permis de rétablir l’édifice dans son aspect XVIIe siècle : restitution des baies à croisée, à traverse et à meneau (à  structure métallique) et conservation des rares vestiges de décors datant des XVIIe et XIXe siècles.

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Château Nagelmackers à Angleur

Rue Vaudrée 49, 4031 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 10 juillet 1984

Cette belle demeure en briques peintes et calcaire a été élevée dans le premier quart du XVIIIe siècle pour le baron de Horion, seigneur d'Angleur. Elle a ensuite été acquise au début du XIXe siècle par la famille Nagelmackers dont le nom reste attaché à la célèbre Compagnie des Wagons-lits et son fleuron, l’Orient-Express.

Le château est précédé au nord par une cour d'honneur bordée par deux ailes de dépendances et fermée, côté rue, par une grille semi-circulaire. Il compte deux niveaux et sept travées. Son avant-corps central de trois travées se présente en ressaut et est surmonté au nord d'un fronton triangulaire en tuffeau, armorié Nagelmackers-(Dupont ?) portant les dates de 1723, 1815 et 1837. Encadrant les trois travées centrales, le corps central se situe également en ressaut par rapport aux deux travées extrêmes. Un perron donne accès à la porte d'entrée couronnée par un petit fronton courbe. De grandes fenêtres autrefois à croisée éclairent les pièces. Sous la corniche profilée en bois et pierre se déroule une série de trous de boulin. La toiture en bâtière à croupe est percée de lucarnes à fronton bombé et triangulaire et est surmontée d’un clocheton. L’ensemble a bénéficié d’une réaffectation globale afin accueillir des bureaux dans le château ainsi que des logements dans les dépendances.

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Château et parc de Kinkempois ou de Péralta

Rue de l’Hôtel de Ville 6, 4031 Liège (Belgique)

Classés comme site le 15 octobre 1937

Ancienne propriété de l’abbaye de Saint-Laurent de 1457 jusqu’à la Révolution, le « bien de Kinkempois » est acquis en 1796 par Ch. J. Desoer. Déjà profondément remanié, le château  est pratiquement reconstruit en 1887 par l'architecte Lambert Gaspard à la demande de  Jeanne de Clérembault. En 1935, il deviendra l’hôtel de Ville d’Angleur jusqu’à la fusion des communes. Détruit par un bombardement en 1944, il est à nouveau reconstruit d'après les plans de J. Moutschen. Seuls subsistent le pont, les fondations anciennes et quelques pans de maçonnerie.

Implanté dans un parc et entouré de douves, le château est accessible par un pont en calcaire du XVIe siècle, d’une seule arche en plein cintre, portant à la clé l’inscription « D. GERARD DE ZUILRE 1535 ». La façade principale, élevée en briques et calcaire sur un plan en U, se définit comme une construction de la fin du XVIIIe siècle : pilastres à refends et baies rectangulaires couronnées par un fin larmier. Une dalle, replacée en travée centrale, porte les armes de Guillaume Natalis, abbé de Saint-Laurent, ainsi que la date de 1682. La façade sud, également en U, présente un aspect du XVIIe siècle tandis que façade latérale est se caractérise par une construction en ressaut signalant l’ancienne chapelle castrale et porte l’inscription «  D. HENRICUS NATALIS ABBAS SANCTI LAURENTII RECONSTRUXIT 1566 ». Le bâtiment est surmonté de toitures en bâtière, d’un dôme central et d’un clocheton couronnant une horloge.

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Château des quatre Tourettes

Rue Léonard 535, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 16 mars 1965

Située en retrait au fond d’une cour pavée, cette habitation exceptionnelle est datée de 1512 par un texte gravé autour de l’arc du portail d’entrée. Primitivement entouré de douves, l’ensemble en briques et calcaire a conservé son plan rectangulaire ainsi que bon nombre de ses attributs défensifs. Élevé sur deux niveaux, le bâtiment est cantonné à l’angle sud-ouest d’une tourelle circulaire ornée de lésènes en partie supérieure. Les autres angles sont limités par des chaînes harpées jusqu’à la naissance des échauguettes (petites tourelles d’angle), protégées à l’origine par des poivrières (toits coniques). Les quatre éléments corniers sont percés de meurtrières. La façade principale, au sud, présente deux larges travées percées à l’étage de baies à croisée dont les jours sont légèrement intradossés. Les piédroits sont chaînés et les appuis sont soulignés d’une fine moulure se prolongeant en bandeau ceinturant l’édifice. Au rez-de-chaussée à gauche, le portail en plein cintre s’inscrit dans un encadrement rectangulaire. On y remarque encore la feuillure du pont-levis, c’est-à-dire l’entaille pratiquée dans l’épaisseur du mur qui recevait le tablier (partie mobile du pont-levis). Une large clé armoriée surmonte l’inscription qui date l’ensemble : « Damoisel Alid Piete de Malle / l’an mil ccccc et XII / a faiect faire cte maison ». Les autres faces, transformées, conservent plusieurs baies à traverse. Le bâtiment est couvert d’une toiture en bâtière de tuiles à coyaux et la tourelle, d’une toiture en terrasse.

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Ancienne tour Rosen

Rue Bovy 19, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument le 2 décembre 1959

En retrait dans un jardin, la tour Rosen est la propriété de la famille du même nom dès le XVIIe siècle. Il s’agit d’une remarquable maison forte bâtie à partir d’un noyau datant probablement du XVIe siècle, d’après la date de 1516 gravée sur une cheminée du rez-de-chaussée. Jusqu’en 1870, elle était accessible par un pont-levis enjambant les fossés.

La partie la plus ancienne est située à droite. Il en subsiste trois niveaux en moellons encadrés de chaînes d’angle. La porte est caractérisée par son encadrement mouluré du XVIIIe siècle. La maison forte est agrandie, probablement en 1690 (?), en briques et calcaire, pour former un bâtiment de plan barlong. Composé de quatre niveaux et de deux travées, la façade est cantonnée de chaînes d’angle. Elle est percée de baies à croisée aux piédroits chaînés dont les traverses et appuis du dernier niveau sont prolongés en bandeaux. Le bâtiment est couvert, sur une corniche à blochets, d’une toiture en bâtière d’ardoises à croupes et coyaux percée de deux lucarnes à croupe. Flanquant la tour, deux annexes ont été ajoutées au début du XXe siècle dans un style imitant celui du XVIIe siècle.

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