Châteaux et demeures de prestige

Site de la citadelle de Namur

Citadelle de Namur, 5000 Namur

Site classé le 19 février 1991
Parties classées comme monuments les 16 octobre 1975, 7 avril 1977, 6 octobre 1978 et 2 mai 1996
Repris sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie

Situé sur un éperon rocheux au confluent de la Meuse et de la Sambre, le site de la citadelle se développe au Xe siècle avec le comté de Namur. Mais l’organisation de la résidence comtale, dont le donjon, n’est pas clairement établie, sauf pour les deux tours semi-circulaires toujours visibles actuellement. Position stratégique entre la France et les Pays-Bas bourguignons, puis espagnols, la citadelle est agrandie à plusieurs reprises – notamment lors de la construction, en 1690, du fort d’Orange, du nom de Guillaume III d’Orange, qui, allié aux Espagnols, le fit ériger – et elle subit différents sièges, dont celui de Louis XIV en 1692. Démantelée par Joseph II, la citadelle est relevée par les Hollandais. Poste de commandement de la position fortifiée de Namur en 1914 et 1940, elle est totalement démilitarisée en 1975. Outre le fort d’Orange, fortification enterrée dessinant un pentagone reconstruit durant la période hollandaise, les vestiges spécifiquement préservés englobent également un des accès à la place forte. Ainsi, la porte de Bordial, identifiable à son portail baroque et remontant au XVIIe siècle, clôturait, côté Sambre, les fortifications de Terra Nova, la dernière enceinte bastionnée construite sur un site devenu, dès le XIXe siècle, un haut lieu naturel, culturel et touristique. Les murailles bénéficient actuellement d’une campagne de restauration.

 

Citadelle de Namur  -Guy Focant © SPW

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 
Image : 
Citadelle de Namur  -Guy Focant © SPW

Parc de Mariemont

Chaussée de Mariemont 100, 7140 Morlanwelz (Mariemont)

Classé comme site le 3 septembre 2003
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Résidences secondaires des gouverneurs généraux des Pays-Bas depuis Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint – qui donna son nom au domaine –, différents châteaux se sont succédé au fil des siècles sur ce site, jusqu’au bâtiment moderne actuel qui remplace la demeure des Warocqué, incendiée en 1960, et qui abrite le musée royal de Mariemont, riche des collections d’art occidental et oriental de cette famille d’industriels. Le parc contient une importante collection dendrologique en Wallonie avec des espèces rares (pécanier – noix de Pécan –, pommier d’Amour de 4,28 m de circonférence, etc.), un vaste jardin d’hiver et une belle roseraie.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Ancien château comtal de Mons

Square du Château, 7000 Mons

Classé comme monument le 22 octobre 1973, le 18 août 1982 et comme site le 16 décembre 1976
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Développée autour d’une butte, Mons a longtemps constitué la forteresse principale du comté de Hainaut. Le bâtiment le plus ancien de l’ensemble, remplaçant vraisemblablement une motte repérée en fouilles, abrite l’entrée du château, au rez-de-chaussée et à l’étage, une chapelle. Dans cette configuration fréquente dans les fortifications antérieures au XIIIe siècle, la chapelle se distinguait par la présence de vestiges de fresques romanes, remplacés par des copies.

Les sources mentionnent un remaniement de la forteresse à la fin du XIIe siècle. La fin du XIIIe siècle marque une seconde phase de réaménagement de la fortification, à laquelle correspondent une partie des murailles, la tour César ainsi qu’une autre, découverte en fouilles. L’entrée du site est alors précédée d’un dispositif plus conséquent composé d’une herse et de défenses appropriées. À cette époque, l’enceinte comtale est englobée dans celle de la ville, sans accès direct vers l’extérieur.

Perdant peu à peu sa fonction militaire, le donjon est démantelé sous les archiducs Albert et Isabelle. Le château comtal, supplanté visuellement par le beffroi, érigé non loin au XVIIe siècle, conservera sa vocation de siège administratif jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, avant d’être transformé en hospice. La fin du XIXe siècle voit la destruction des murailles et la transformation des alentours en parc paysager. Ce n’est qu’à partir de 1984 que des travaux de restauration complétés de fouilles archéologiques sont entrepris.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Château des comtes de Marchin

Rue du Parc, 4577 Modave

Classé comme monument et site le 25 octobre 1946
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Le château actuel est l’héritier d’une forteresse médiévale installée sur un piton rocheux dominant de 58 m la vallée du Hoyoux. Il est au centre d’un domaine de 450 ha, érigé en réserve naturelle, et d’un parc de 38 ha. Construit à partir de 1655 en brique et pierre calcaire  par Jean-Gaspard-Ferdinand, comte de Marchin, le château de Modave est constitué d’un corps central accosté de deux ailes en saillie. La salle des Gardes et le vestibule sont ornés de stucs représentant la généalogie des constructeurs. Les stucs du salon d’Hercule et du salon des Gobelins – du nom de ses trois tapisseries bruxelloises – ont pour thème les aventures d’Hercule. En 1706, le château est acquis par le baron Arnold de Ville qui a mis au point la machine de Marly, qui permettait d’élever les eaux de la Seine jusqu’à Versailles, en s’inspirant de la machine inventée par Renkin Sualem pour alimenter les fontaines de Modave.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Château des princes de Croÿ

Grand Place 1, 7070 Le Roeulx

Classé comme monument le 25 novembre 1963 (château) et 11 août 1981 (orangerie, façades et toitures des communs)
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

L’origine du château est liée à celle d’une construction fortifiée du XIe siècle. Elle sera réaménagée au XVIe siècle par Adrien de Croÿ et détruite en bonne partie au milieu de ce siècle. Des vues du tout début du XVIIe siècle montrent en effet, en l’état, une demeure composée d’un corps de logis et de deux tours radicalement différentes du château actuel, résultat de transformations achevées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

L’édifice, qui n’est pas sans évoquer un certain classicisme à la française, mêle à la fois des sources d’inspiration locales (mélange de brique et de pierre) et germanique (tendance à l’horizontalité). Il en résulte un plan en U, composé d’une aile principale et d’ailes latérales bordant une cour d’honneur. La jonction entre ces ailes et la façade s’opère de manière originale au gré de constructions convexes placées en encoignure. La partie centrale du bâtiment, qui dispose d’un avant-corps à balcon et dôme au centre d’une composition symétrique, accueille un vestibule montrant quelques vestiges de l’édifice antérieur ainsi qu’un majestueux escalier d’honneur décoré à profusion, de même que la cage d’escalier ou le lanternon qui l’éclaire, au décor de style rocaille. Pièce remarquable, le grand salon constitue enfin un témoin remarquable de la décoration du XVIIIe siècle.

 

Château des princes de Croÿ - G. Focant © SPW

 

Château des princes de Croÿ - G. Focant © SPW

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 
Image : 
Château des princes de Croÿ - G. Focant © SPW
Château des princes de Croÿ - G. Focant © SPW

Château de l'Estriverie à Bois-de-Lessines

Rue des Gages, 7866 Lessines (Bois-de-Lessines)

Classé comme monument le 7 juillet 1976

Le château de l’Estriverie est pour la première fois mentionné à la fin du XIIIe siècle comme « maison » appartenant à Jean d’Audenaerde. Cette dernière se situait alors dans la seigneurie de la famille de Lestriverie, seigneurie dont le château tire aujourd’hui son nom. Décrite au XVe siècle comme une « maison et thour sur une motte enclose d’eau et de fossés », cette maison forte a été construite à l’emplacement du château à motte du XIIIe siècle. Elle est agrandie au XVIe ou XVIIe siècle et devient un château de type traditionnel en L, doublé d’un second ensemble en forme de L composé des dépendances.

Le château est construit en brique, calcaire et grès sur deux niveaux. Il est coiffé de toitures en bâtière en ardoises supportées par une frise de corbeaux. Les façades sont marquées par un soubassement en moellons ou à plaquis calcaire. L’entrée est millésimée 1630 et est orné des armes des Cottrel, propriétaires du château aux XVIe et XVIIe siècles.

Classé, le château de l’Estriverie a gardé toute sa majesté et son caractère patrimonial. Sa cour d’honneur, ses douves, ses tourelles et ses toitures  s’imposent toujours à l’œil du visiteur et marquent le paysage.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Domaine de Nysdam

Domaine de Nysdam, 1310 La Hulpe

Classé comme site le 13 janvier 1977
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Ce domaine voisin de celui de Solvay se situe sur la rive droite de l’Argentine. Bien plus ancien que ce dernier, le domaine de Nysdam est séparé de la forêt de Soignes dès la première moitié du XIVe siècle et transmis en 1335 à un fils bâtard du duc de Brabant. Dès cette époque, des étangs sont aménagés au départ d’un marais et exploités dès 1343 par le prieuré de Groenendael. Plusieurs fois reconstruit, le logis médiéval, érigé au milieu d’un plan d’eau, a été successivement transformé en demeure de plaisance, rebâtie en 1809 en bordure de ce plan d’eau avant d’être remplacée en 1875 par un château implanté sur le versant. Abandonné depuis les années 1960, le domaine s’est rapidement dégradé, tout comme le bâtiment. En 1989, 58 ha sont rachetés par une société pour établir des bureaux à l’emplacement du château avec l’obligation de confier à un organisme de conservation de la nature la gestion de 45 ha du parc, créant ainsi la plus grande réserve naturelle du Brabant wallon.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Domaine Solvay

Chaussée de Bruxelles, 1310 La Hulpe

Classé comme site le 10 juin 1963
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Tirant ses origines de la forêt de Soignes, le domaine Solvay est acquis en 1893 par l’industriel Ernest Solvay qui se contente de réaménager le château construit par son prédécesseur. Si le bâtiment acquiert sa physionomie actuelle grâce à l’intervention du fils d’Ernest, Armand, c’est le fils de ce dernier, Ernest-John, qui a aménagé le parc en en faisant l’écrin remarquable d’essences rares, de plantes délicates et d’animaux. Ouvert au public en permanence, le domaine abrite également la Fondation Folon.

 

Domaine Solvay - Guy Focant © SPW

Lieu : 
Tags : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 
Image : 
Domaine Solvay - Guy Focant © SPW

Château de Jodoigne-Souveraine

Chaussée de Charleroi, 165 (à Jodoigne-Souveraine)
1370 Jodoigne

Classé comme monument le 8 août 1944

Dénommé également ancienne cense ou ancien hôtel de Glymes, du nom de la famille qui possédait sur le site un manoir maintes fois endommagé, le château de Jodoigne-Souveraine a été érigé dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle par deux demi-frères, le comte Antoine-Joseph de Glymes et le baron Ernest-Joseph de Spangen. Un millésime de 1764 inscrit notamment sur un cartouche armorié sur la façade principale rappelle cette entreprise.

L’ensemble dessine un plan en U ponctué de trois tours et fait un large usage de la brique et des pierres blanche ou bleue. Le corps de logis, aux toitures complexes, occupe une position centrale, encadré par une aile se terminant par un pavillon d’entrée trapu, coiffé d’une toiture en pavillon à huit pans. Cette couverture orne également chacun des côtés de la dernière aile, de l’autre côté de la cour. Ce corps de bâtiment, daté de 1763, se distingue des autres par ses angles à pans rabattus en quart de cercle. Outre les bâtiments, un point d’eau ainsi qu’une pépinière faisaient également partie du projet des commanditaires. Au XIXe siècle, le domaine s’enrichit d’un parc, aménagé après avoir rasé plusieurs dépendances de la ferme. L’ensemble, tel qu’il se présente encore aujourd’hui, constitue un exemple particulièrement parlant d’une architecture mêlant logis seigneurial et ferme, dans la lignée des grands domaines fonciers hérités du Moyen Âge.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Château Pastur

Rue du Château, 13
1370 Jodoigne

Classé comme monument le 25 novembre 1971

Édifice de style classique portant plusieurs millésimes de la première moitié du XVIIIe siècle, le château Pastur - qui tire son nom de celui du notaire dont il fut la propriété au XIXe siècle -, abrite l’Administration communale de Jodoigne. Le bâtiment dans son état actuel est le résultat de la transformation radicale d’une bâtisse antérieure, maintes fois remaniée au fil des siècles. Les vestiges de celle-ci sont vraisemblablement conservés dans une aile en retour, greffée sur le plan en U raccourci de l’ensemble actuel. Commandité par le comte de Romrée, le château, alors dénommé château de la Comté, doit son aspect à l’architecte Verreucken, maître d’œuvre en outre de l’ancien hôtel de Ville situé sur la Grand-Place. Parementées de pierre de Gobertange, comme tant d’autres édifices de Jodoigne, les façades sont encadrées de robustes tourelles carrées coiffées de toitures à bulbe. Un fronton triangulaire à oculus domine les deux niveaux de neuf travées de la façade principale, ornée d’un porche mouluré. Un parc clôturé agrémente les abords de ce bel ensemble.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Pages

S'abonner à RSS - Châteaux et demeures de prestige