Habitations et demeures privées

Hôtel de ville de Seraing

Place Communale, 4100 Seraing, Belgique

Classement comme monument le 8 avril 1983

Construit dans le courant du 18e siècle comme logis de la ferme de la famille Colard-Trouillet, l’immeuble est cédé à la ville de Seraing en 1867. Il est alors transformé et agrandi pour y installer les services de l’administration communale. Du noyau ancien, il subsiste la façade orientée vers la Meuse, de style mosan, érigée en briques et calcaire sur un haut soubassement. On y trouve des tableaux de maîtres sérésiens, notamment « Le vieux pont de Seraing » de Mataive ou « Les Haleurs » de Masson. Un plafond est orné de fresques industrielles dues aux pinceaux des peintres Masson et Monzée. Devant l’édifice trône une statue de l’industriel John Cockerill (1790-1840), figure historique de premier plan pour la ville de Seraing. Cette statue en bronze, œuvre du sculpteur Armand Cattier, a été inaugurée le 22 octobre 1871. Elle est installée au somment d’un grand socle contenant un caveau dans lequel repose le grand homme depuis 1947. Au pied de la statue sont représentés quatre ouvriers, debout et en tenue de travail. On retrouve un houilleur, un mécanicien, un forgeron et un puddleur.

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Maison Art nouveau, rue Warocqué, 70-72

Rue Warocqué 70-72, 7100 La Louvière, Belgique

Classement comme monument le 17 juin 1996

Cette maison construite en 1908 mêle à la fois le style Art nouveau, de par la présence d’un  remarquable décor de carreaux de faïence, et l’architecture éclectique. La façade, élevée sur trois niveaux, est typique de ce style d’architecture alliant diverses inspirations architecturales. On y retrouve une loggia située aux deux étages de la travée de gauche ainsi que des colonnes et des pilastres ioniques. Vers 1900, les panneaux carrelés monumentaux étaient très prisés pour la décoration des loggias, vérandas ou jardins d’hiver. Dans l’intérieur du pays, des loggias comme celle-ci sont tout à fait exceptionnelles car on les retrouvait principalement à la côte. Les carreaux de faïence vert et blanc ont curieusement été réalisés par l’entreprise Gilliot basée à Hemiksem (province d’Anvers) et non par la faïencerie Boch, pourtant fleuron de l’industrie louviéroise à l’époque. On retrouve sur ces carreaux des motifs floraux et végétaux, des motifs géométriques, ainsi qu’un remarquable décor paysager probablement dû aux artistes Georges de Geetere, peintre formé à Bruxelles et travaillant principalement pour Boch, et Émile Diffloth.

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Ferme de Sars-Longchamps

Rue de Baume 45, 7100 La Louvière, Belgique

Classement comme site le 8 décembre 1981 et comme monument le 1er octobre 1992

Appelée également « ferme Guyaux », cette exploitation fait partie d’un domaine cité pour la première fois en 1410 dans le cartulaire de la couronne du Hainaut. En 1713, elle est mentionnée comme relevant de la terre du Rœulx et des princes de Croÿ avant d’être achetée à la fin du 18e siècle par la famille Warocqué de Morlanwelz. Cette ferme a une valeur indéniable en tant que dernier témoin de l’activité agricole de La Louvière et également par son environnement en milieu urbain constitué de prairies et de douves. La ferme en elle-même est un imposant quadrilatère construit aux 18e et 19e siècles, en partie réaménagé au début des années 1990, groupant des bâtiments en briques et pierre calcaire autour d’une cour pavée. L’accès se fait par une porte charretière qui était autrefois précédée d’une drève. Le logis, de style néoclassique, date du second tiers du 19e siècle et se situe en face d’une grange en long datée de 1771. Si l’ensemble est classé comme site, la grange a pour sa part été classée comme monument. Inscrite sur la liste des biens confiés à l’Institut du Patrimoine wallon, il est question de la restaurer et de l’intégrer dans un projet global alliant salles de restaurant, de banquets et de réceptions diverses.

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Ancienne cure de Haine-Saint-Pierre

Rue Haute, 7100 Haine-Saint-Pierre, Belgique

Classement comme monument le 27 mars 1990

Non loin de l’église dédiée à saint Pierre se trouve l’ancienne cure du village. Elle est composée de deux bâtiments parallèles comprenant, à front de rue, un ancien relais de chasse de l’abbaye d’Aulne daté de 1635 et, au fond de la cour, une habitation datée de 1731. L’ancien relais de chasse, construit en briques et pierre calcaire, ne comporte pas d’étage. Il est percé de deux fenêtres et d’une grande porte cochère dont l’arc est orné de part et d’autre des inscriptions « ANNO » et « 1635 ». Le petit fronton présent au-dessus de l’entrée est flanqué des armoiries du curé André de la Motte, supportées par une tête d’ange et entourées par deux autres anges en pied portant une palme et une couronne de végétaux. L’écu ovale contient une croix et porte la devise latine « De lamento a serta », des lamentations à la couronne. Ces armoiries évoquent probablement les souffrances du Christ en croix. L’ensemble a toutefois été fortement remanié au 18e siècle. À l’arrière se trouve le logement du curé de la paroisse. Érigé en briques chaulées, il ne comporte pas d’étage. On accède par un perron de quelques marches à la porte d’entrée, surmontée d’un oculus.

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Ancien hôpital Saint-Julien de Boussoit

Rue des Buxiniens 2-4, 7110 Boussoit, Belgique

Classement comme monument le 4 décembre 2007

Fondation charitable créée en 1286 par le seigneur de Boussoit, Jean Sausset, l’ancien hôpital Saint-Julien comprenait à l’origine l’hospice en lui-même, ainsi qu’une chapelle et le logement de fonction du chapelain. L’institution est dédiée à saint Julien l’Hospitalier, dont la vie est en grande partie légendaire. Jeune noble, Julien tua par accident ses parents, les prenant pour sa femme et son amant en les trouvant dans son lit. Voulant faire pénitence, il ouvrit un petit hospice où il s’occupa des pauvres. L’hôpital de Boussoit hébergeait les malades, les personnes abandonnées et les pèlerins. Il cessa ses activités au 16e siècle et les bâtiments furent reconvertis en exploitation agricole. Diverses annexes furent alors construites. Le site fut toutefois désaffecté progressivement à partir du milieu du 19e siècle et, de nos jours, seuls les trois bâtiments primitifs subsistent. L’ancien hôpital, fortement délabré, a été le dernier à profiter d’une mesure de protection et a été inscrit en 2007 sur la liste des biens confiés à l’Institut du Patrimoine wallon. Celui-ci a cofinancé une étude de faisabilité ayant pour but de préparer la reconversion du site en habitations gérées par le Fonds du logement des familles nombreuses de Wallonie.

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Maison du chapelain

Rue des Buxiniens 2-4, 7110 Boussoit, Belgiqu
Classement comme monument le 17 mars 1983

Fondation charitable créée en 1286 par le seigneur de Boussoit, Jean Sausset, l’ancien hôpital Saint-Julien comprenait à l’origine l’hospice en lui-même, ainsi qu’une chapelle et le logement de fonction du chapelain. Cette fondation répondait à la triple affectation : charitable, religieuse et hospitalière. L’institution cesse ses activités au 16e siècle et les bâtiments sont reconvertis en exploitation agricole. Diverses annexes sont alors construites. Le site est toutefois désaffecté progressivement à partir du milieu du 19e siècle et, de nos jours, seuls les trois bâtiments primitifs subsistent. La maison du chapelain, érigée en briques peintes, a été modifiée aux 16e et 19e siècles, comme le reste de l’ensemble. Elle se situe entre la chapelle et l’hôpital et assure la jonction entre les deux édifices. Le bâtiment, doté d’une cour intérieure, se prête parfaitement à l’installation de logements.

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Ancienne cure de Maransart

Vallée à la Dame 2, 1380 Maransart, Belgique

Classement comme monument le 24 mars 1978

Liée à la paroisse de Genappe au début du Moyen Âge, la terre de Maransart s’en détache en 1096 avant d’être vendue en 1389 à Jeanne de La Haye, abbesse d’Aywières, l’abbaye voisine. Une autre partie du territoire de la localité appartenait à l’abbaye d’Afflighem. Enclose dans un jardin en pente situé derrière l’église, l’ancienne cure mérite l’attention. Il s’agit d’une maison de style classique construite en 1786 comme l’indiquent des ancres placées sur la façade. Les matériaux régionaux traditionnels ont été utilisés pour son édification : brique, pierre bleue et grès ferrugineux. La porte d’entrée est caractérisée par la présence d’un linteau orné d’un motif d’inspiration Louis XVI représentant un feuillage ; elle est surmontée d’une niche vide de style gothique tardif datant du 16e siècle qui représenterait la porte de l’église d’Aywières. L’annexe de la maison semble de construction plus ancienne encore.

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Maison Breuer

Place Coronmeuse 26, 4040 Herstal, Belgique

Classement comme monument le 28 mai 1973

Située à la limite entre Liège et Herstal, cette très belle maison double de style Régence existait déjà au 17e siècle mais a été remise au goût du jour en 1765. Inscrite dans un des plus beaux ensembles architecturaux de la commune, elle fut toutefois partiellement défigurée dans la seconde moitié du 20e siècle. L’édifice se trouvait autrefois au bord d’un port de Meuse aujourd’hui disparu. On y trouvait des brasseries et tavernes, des ateliers de tanneurs et le lieu était alors le théâtre du commerce de l’import/export. Non loin de là, le siège de l’actuel internat provincial était au début du 19e siècle une fabrique d’armes réputée appartenant à Jean Gosuin. Cette maison porte l’enseigne « à la croix d’or », inscription indispensable pour reconnaître le commerce à l’époque où les maisons ne portaient pas de numéros. La façade en pierre bleue sculptée offre un charme indéniable à l’ensemble. Parmi la riche ornementation de celle-ci, on retrouve des motifs décoratifs Louis XIV, des châssis à petits bois, deux lucarnes, deux cheminées coiffées d’élégantes girouettes et deux garde-corps en fer forgé. De remarquables décors intérieurs ont été préservés et augmentent le cachet de la bâtisse. Connue également sous le nom de « maison Lem », du nom des propriétaires en 1700, la maison Breuer est aujourd’hui une propriété privée qui ne se visite pas.

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Musée communal de Herstal

Place Licour 25, 4040 Herstal

Classement comme monument le 14 septembre 1934

L’ancienne maison Lovinfosse, érigée en 1664, abrite aujourd’hui les collections du musée communal de Herstal. Cette très belle demeure présente toutes les caractéristiques du style Renaissance mosane : utilisation mêlée de briques et de pierre calcaire, fenêtres à meneau, toit à la pente abrupte recouvert d’ardoises et chaînages d’angle. La partie droite de l’édifice constitue une annexe à la maison, construite par après selon la même composition. Racheté par la commune en 1932, l’édifice est restauré en 1972 sous la direction de l’architecte Nicolas Leclerc afin de le transformer en musée. L’espace situé devant la maison, formant une mosaïque composée de galets de Meuse, a lui aussi été restauré. L’intérieur de l’édifice a été remarquablement conservé au fil des siècles et comprend des dalles en calcaire de Meuse, des parquets en chêne aux étages et une série de belles cheminées ornées de briques de foyer en carreaux de Delft. Le musée retrace de nombreux aspects de l’histoire herstalienne. On y évoque la figure de Charlemagne, qui a séjourné dans la région à plusieurs reprises. On y découvre le passé industriel de la ville (armurerie, fonderies, quincailleries et la célèbre moto Saroléa). Les résultats de diverses campagnes de fouilles archéologiques sont également visibles et témoignent du passé préhistorique et gallo-romain de l’entité.

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Ferme de la Basse-Cour

Place Charles Morimont, 1471 Loupoigne, Belgique

Classement comme monument le 29 décembre 1989

Le village de Loupoigne conserve peu de témoignages de son glorieux passé. Au Moyen Âge, un important château fort se situe au centre de la localité. Siège d’une seigneurie qui est l’apanage de la famille dite « de Loupoigne » à partir du 12e siècle, le château passe entre diverses mains tout au long de l’Ancien Régime. La ferme de la Basse-Cour occupe aujourd’hui l’emplacement de cette ancienne place forte dont les douves se distinguent encore à l’arrière, entre le jardin de la ferme et l’ancien cimetière situé derrière l’église Saint-Jean-Baptiste. Autrefois, la ferme de la Basse-Cour constituait avec la ferme d’En-Bas et la ferme d’En-Haut une part importante des revenus des seigneurs du lieu qui étaient des vassaux du duc de Brabant. Le complexe forme un quadrilatère composé de bâtiments érigés en briques chaulées aux 17e, 18e et 19e siècles autour d’une cour rectangulaire. Le logis, assez bas, constitue la partie la plus ancienne de l’ensemble ; datant du 17e siècle, en briques et pierre blanche, il a été modifié dans la seconde moitié du 18e siècle lorsqu’une porte et plusieurs fenêtres sont percées. Les étables datent pour leur part du 19e siècle et conservent des soubassements en pierre, tout comme la grange en long percée d’une porte charretière en plein cintre sur laquelle s’inscrit la date de 1857, témoin des transformations de l’époque. Du côté du parvis de l’église se trouve un second portail couplé à une porte cochère.

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