Habitations et demeures privées

Ancien refuge de l'abbaye de Ghislenghien

Rue Haute 27, 7800 Ath, Belgique

Classement comme monument le 3 août 1956

Sous l’Ancien Régime, les abbayes possédaient dans des villes plus ou moins proches de leur lieu de vie des bâtiments, nommés refuges, dans lesquels les moines et moniales pouvaient loger et se reposer. En 1645, l’abbesse du couvent des bénédictines de Ghislenghien achète une demeure dans la rue Haute afin d’y établir le refuge de sa congrégation. La maison est vendue comme bien national après l’annexion française de 1795 et devient en 1818 la demeure de Pierre Hannecart, maire d’Ath sous Napoléon. Ses héritiers occupent la bâtisse jusqu’à sa vente en 1952 à un particulier qui souhaite la diviser en appartements. Afin d’éviter une défiguration de la bâtisse, un groupe de passionnés du patrimoine obtient son classement et empêche des travaux qui n’auraient que peu respecté l’ensemble. Propriété de la ville depuis 2004, l’ancien refuge attend une restauration. La façade côté rue aurait été érigée au 16e siècle, très bien entretenue par la suite jusqu’en 1944 lorsqu’un bombardement endommage le porche d’entrée. Il s’agit d’un bel exemple du style traditionnel combinant la pierre et la brique, d’inspiration gothique. Le premier étage est orné de médaillons en forme de carré ou de losange qui évoquent la Renaissance. Ils offrent un décor composé d’une niche reposant sur deux colonnes et dans laquelle se trouvent des personnages difficilement identifiables. À l’intérieur, les planchers sont toujours d’origine et les poutres soutenant le plafond du premier étage sont ornées de sculptures d’inspiration classique.

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Infirmerie de l'abbaye de la Paix-Dieu

Rue Paix-Dieu 1b, 4540 Amay, Belgique

Classement comme monument et comme site le 4 octobre 1974

Bâtiment le plus éloigné de l’ensemble et isolé au sud-est de l’église, l’ancienne infirmerie de la Paix-Dieu est aujourd’hui une demeure privée et ne se visite pas. Construite entre 1718 et 1725 sous l’abbatiat de Lambertine de Wansoulle, cette belle bâtisse arbore elle aussi les matériaux traditionnellement utilisés pour les bâtiments de l’abbaye (grès, calcaire et brique). Sur la façade principale, décorée d’un petit fronton, se trouve le blason de Robertine de Lavaux, abbesse de la Paix-Dieu de 1694 à 1718, sous l’abbatiat de laquelle furent entrepris les travaux de construction de l’infirmerie. On trouve également, sur une pierre datée de 1668, le blason de Philippine de Verlaine, abbesse entre 1663 et 1678. Elle appartient à la famille Labeye qui avait acheté l’ensemble de l’abbaye en 1954 et qui a procédé à la restauration de la ferme et de l’infirmerie. Depuis, les propriétaires ont cédé le site à la Région wallonne par bail emphytéotique et ne conservent que cette maison. Tous les autres édifices ont été ou sont restaurés par l’Institut du Patrimoine wallon.

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Ferme de Mont-Saint-Jean

Chaussée de Charleroi 591, 1410 Waterloo, Belgique

Classement comme monument le 24 janvier 1995

Située à la limite entre Braine-l’Alleud et Waterloo, la ferme de Mont-Saint-Jean est un vaste quadrilatère en brique, pierre bleue et blanche, daté de 1778 sur le porche-colombier. Celui-ci est surmonté d’une croix de Malte, rappelant l’appartenance de l’édifice à l’ordre sous l’Ancien Régime. Le duc de Wellington se serait installé dans la ferme au matin du 18 juin 1815. Au cours de la journée, elle est transformée en hôpital par les Britanniques. Beaucoup de blessés y demeurent dans les jours qui suivent la bataille de Waterloo. Les morts sont enterrés dans les champs aux alentours. Le 5 juin 1981, une plaque commémorative a été placée à droite du portail par le Royal Army Medical Corps et porte une inscription en anglais dont voici la traduction : « En mémoire de l’inspecteur adjoint Gunning, officier médical principal du 1er corps, aux chirurgiens et autres membres de l’hôpital de campagne qui fut établi dans cette ferme pour prendre soin des blessés de ce champ de bataille le 18 juin 1815 ».

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Musée Wellington

Chaussée de Bruxelles 147, 1410 Waterloo, Belgique

Classement comme monument et comme site le 12 octobre 1981

Demeure de style Louis XV, l’actuel musée Wellington a été érigé dans le troisième quart du 18e siècle. Cette belle auberge typiquement brabançonne sert de relais de poste au moment de son édification : cette affectation spécifique et sa bonne situation géographique ont attiré l’attention du duc de Wellington. Le 17 juin 1815, il choisit l’endroit pour y installer son quartier général d’état-major. Il y séjourne personnellement les 17 et 18 juin et y rédige, au soir de la bataille, le communiqué de la victoire. L’auberge abrite aujourd’hui un musée dédié à la personnalité du duc de Wellington et, au sens large, à la bataille de Waterloo. On y retrouve notamment la chambre du duc et du colonel Gordon, son aide de camp décédé le 18 juin 1815. Différentes pierres tombales ont été transférées à cet endroit et plusieurs plaques commémoratives y trouvent leur place.

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Ancien manège de Verviers

Rue du Manège 12-16, 4800 Verviers

Classement comme monument le 28 mars 2003

La très belle façade située devant vous n’est que la partie visible d’un vaste édifice situé à l’arrière et qui, jusqu’en 1931, date d’un incendie qui le détruisit en partie, servit de cirque, manège, music-hall, cinéma et théâtre ! Conçu à l’origine pour une société privée d’équitation, le Grand Manège reçoit, dès son inauguration en 1892, des cirques de passage à Verviers. La société qui en était propriétaire s’y réunissait régulièrement pour y pratiquer l’équitation et le dressage des chevaux. Le bâtiment, de style mauresque, est l’œuvre du prolifique architecte Charles Thirion (1838-1920). L’architecture arabe inspirait souvent les hippodromes, manèges et autres cirques construits à cette époque. La façade à rue est longue de 50 mètres et est constituée d’un parement de briques jaunes et rouges dont les reliefs forment des losanges, dents de scies et motifs de broderies. La façade avec les entrées, les halls, le café et les appartements constituent la première partie du bâtiment. La seconde, de forme hexagonale, se situe à l’arrière et était composée de la piste, de la scène et des balcons destinés au public. Menacé de démolition au début des années 2000, l’édifice est protégé par une mesure de classement sur proposition de l’Institut du Patrimoine wallon avant d’être brillamment restauré. Il a ensuite été réaffecté en immeuble à appartements et commerces.

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Maison du prince

Rue de la Tuilerie 2, 4800 Verviers, Belgique

Classement comme monument le 14 mars 2008

Verviers fut en 1651 la dernière à obtenir le titre de Bonne Ville de la principauté de Liège. Elle était située sur le territoire du marquisat de Franchimont, possession liégeoise, et obtient dès lors des avantages fiscaux et le droit d’ériger une muraille défensive. La maison du prince, très belle construction de la fin du 16e ou du début du 17e siècle, servait de résidence au chef de l’État lorsqu’il se rendait à Verviers. Elle présente un rez-de-chaussée en moellons de grès surmonté d’un étage de pans-de-bois en encorbellement. À gauche de l’édifice, l’annexe de la maison du prince constitue la résidence formelle du prince-évêque. En avancée sur le logis principal, il s’agit d’une construction basse dont l’unique niveau a conservé un revêtement de zinc et des encadrements en bois destinés à moderniser l’ensemble au début du 20e siècle. Selon toute vraisemblance, des pans-de-bois devraient encore se trouver en-dessous de cette intervention contemporaine. En qualité de marquis de Franchimont, le prince-évêque de Liège possédait donc ce type d’établissement dans la ville d’importance du marquisat. Vraisemblablement, chaque prince-évêque a pu séjourner à Liège, tout du mois à partir d’Ernest de Bavière (1581-1612). L’entretien de la demeure était confié au tenant du moulin banal de Verviers, situé en face, mais détruit par un incendie en 1925 et remplacé par un marché couvert. Longtemps propriété communale, la maison du prince a fait l’objet d’une restauration par un particulier.

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Cour Magnée

Cour Magnée, 4800 Verviers, Belgique

Classement comme monument et ensemble architectural le 10 novembre 1992

Dans le quartier post-industriel de Hodimont se trouve un bel ensemble classé non loin de l’ancienne usine Bettonville, aujourd’hui devenue centre touristique de la laine et de la mode (rue de la Chapelle, 30). La Cour Magnée dégage un charme tout particulier et abrite de petites maisons ouvrières disposées autour d’une cour pavée ouverte par deux portes cochères donnant, l’une sur la rue de la Chapelle, l’autre sur le rue des Messieurs. Du côté des numéros 6 et 8 de la rue des Messieurs, le bâtiment qui donne accès à la cour se compose de deux maisons bâties sur deux niveaux et demi aménagées au 19e siècle. Rue de la Chapelle, en face de l’hôtel Dethier, un imposant édifice donne lui aussi accès à la cour. Il date du 17e siècle mais sa façade a été rénovée au 19e siècle alors que l’arrière a conservé son état d’origine. Un bel ensemble de six maisons en briques du 19e siècle borde également la cour et a sans doute remplacé des constructions plus anciennes. Malgré les diverses modifications subies au fil des siècles, la Cour Magnée reste l’un des rares vestiges de la disposition du tissu urbain à Verviers au 17e siècle ; elle témoigne de l’imbrication étroite entre le rural et l’urbain et accueillait certainement une basse-cour. On peut imaginer que cet ensemble servait de lieu d’habitation aux ouvriers de l’usine Bettonville au temps de la Révolution industrielle.

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Ancien hôtel Henri Simonis

Rue des Raines 6, 4800 Verviers, Belgique

Classement comme monument le 19 octobre 1984

Actuelle maison décanale de la paroisse Saint-Remacle et maison des vicaires, l’ancien hôtel Henri Simonis compte au nombre des édifices de prestige du centre de Verviers. Cette demeure aristocratique a été érigée en 1806 et constitue encore aujourd’hui un témoin de l’importance de Verviers sur le plan industriel des premières années du 19e siècle. La façade, de style néoclassique, compte trois niveaux de cinq travées, dont les deux de gauche pourraient avoir été construites ultérieurement. La dernière travée de droite est percée d’une porte cochère s’ouvrant sur un vestibule qui traverse l’édifice de part en part et permet d’accéder à la cour intérieure et au jardin, où se trouvent également les dépendances, construites quant à elles en 1727 par le propriétaire précédent du terrain. Elles s’ouvrent sur la rue des Alliés par une imposante porte cochère appuyée sur deux colonnes et dominée par un fronton triangulaire, le tout récemment restauré. La maçonnerie de l’ouvrage est mixte et traditionnelle de nos régions ; les façades alternent briques et pierre bleue. L’intérieur est lui aussi caractéristique de l’époque de son édification au temps de l’Empire ; il comporte notamment de beaux plafonds en stuc et des cheminées en marbre. La maison est cédée en 1830 par la veuve d’Henri Simonis à son neveu, l’industriel Raymond de Biolley qui l’échange en 1839 contre l’ancienne église désaffectée de la place du Marché.

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Ancien hôtel Franquinet

Rue des Raines 44-48, 4800 Verviers, Belgique

Classement comme monument le 12 octobre 1983

Artère bourgeoise de la ville au 18e siècle lorsque le travail de la laine se transforme en véritable industrie, la rue des Raines conserve ce statut jusqu’au milieu du 19e siècle et présente encore aujourd’hui de nombreux édifices de qualité, témoins de l’évolution de l’architecture à Verviers pendant près de deux siècles. Parmi celles-ci, l’hôtel Franquinet dévoile ses sept travées en pans-de-bois datant du 17e siècle. Constituant un seul immeuble à l’origine, l’édifice est morcelé à la fin du 18e siècle, remanié au siècle suivant et son colombage est actuellement enduit et peint. La construction était initialement l’hôtel de la famille Franquinet, où vécurent notamment Lambert Franquinet (1634-1724) et son fils Lambert (1667-1737), seigneur de Grand-Rechain. Perpendiculairement à cet édifice, un long bâtiment industriel fut édifié à la fin du 18e siècle avec des accès par le numéro 33 de l’actuelle rue des Alliés.

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Ancienne maison du régisseur de Simonis

Rue de Limbourg 33, 4800 Verviers, Belgique

Classement comme monument le 16 décembre 1980

La rue de Limbourg abrite encore de nos jours quelques témoins de l’activité industrielle menée par la famille Simonis à cet endroit. Les Simonis et les Biolley étaient devenus les symboles de l’essor industriel verviétois au 19e siècle. Au numéro 41 se trouve l’imposante usine Simonis dite « au chat », construite au début du 19e siècle et aujourd’hui reconvertie en logements. Aux numéros 31 et 33 se trouvaient les habitations privées de l’industriel et de son régisseur. Piètre revanche des humbles, la petite maison du régisseur subsiste, alors que le splendide hôtel de maître de Louis Simonis a disparu dans l’entre-deux-guerres. À gauche de la maison du régisseur, un imposant platane trône comme le dernier vestige du parc de cette majestueuse propriété. Bâtie avant 1750, la maison du régisseur fut un temps propriété de la Ville de Verviers mais appartient aujourd’hui à un particulier qui projette de la remettre en état. Bien que la toiture et l’intérieur aient souffert au fil des ans, la remarquable solidité de la maçonnerie a permis de conserver intacte la façade.

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