Patrimoine mémoriel ou funéraire

Attaca

Rue Notre-Dame Débonnaire, 22 et rue des Sars (en face du n°25)
7000 Mons

Chapelle Sainte-Marguerite et musée chanoine Puissant classés comme monument le 10 novembre 1955 et le 2 décembre 1959 (extension de classement)

L’Attaca est un ancien cimetière de Sainte-Waudru, connu depuis 1304 mais désaffecté sous Joseph II, lorsque ces lieux furent déplacés hors des agglomérations. Si la tradition lie ce nom à « Atre à Cats » ou cimetière des chats, il est plus plausible d’y reconnaître le bas latin « Attacatura » ou palissade de soutènement qui renvoie aux jardins en terrasse des environs.

Outre cette vocation, l’Attaca abrite également la chapelle Sainte-Marguerite, un petit édifice roman remis au jour lors de la démolition, en 1930-1933, de constructions du XIXe siècle. Construite en moellons irréguliers et restaurée par le chanoine Puissant pour y installer ses collections dans les années 1930, elle semble dater de la première moitié du XIIIe siècle. L’intérieur comporte une charpente apparente, restaurée au moyen de matériaux anciens. Le jardin, accessible par une porte à linteau mouluré daté de 1557, comprend également d’autres annexes.

Le second élément constitutif du musée du chanoine Puissant est constitué du Vieux Logis, l’ancien refuge de l’abbaye de Ghislenghien. Le bâtiment du XVIe siècle est accessible de la rue Notre Dame Débonnaire par un portail du XVIIe siècle. L’édifice de briques et pierre bleue dresse sa silhouette de trois niveaux nettement individualisés percés d’une porte ou de baies moulurées à croisée ou meneau au cœur d’une avant-cour. Contiguës au bâtiment se détachent plusieurs annexes, construites avec des matériaux de remploi.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Champ de bataille de Waterloo

Route du Lion 315, 1420 Braine-l'Alleud

Classé comme site le 26 mars 1914
Patrimoine exceptionnel de Wallonie
Panorama classé comme monument le 24 février 1998, le 26 août 2008 et repris sur la liste du patrimoine exceptionnel en 2009

C’est à Waterloo que s’acheva l’épopée napoléonienne. Le 18 juin 1815, en effet, l’empereur Napoléon tenta, mais en vain, de vaincre la coalition prussienne et anglonéerlandaise. C’est pour commémorer cet événement, qui, avec le Congrès de Vienne, redessina la carte de l’Europe, que le Gouvernement des Pays-Bas, devenu maître du territoire de l’actuelle Belgique, décida d’ériger une colline artificielle haute de 43 m et sommée d’un lion tourné vers la France en signe de défi. Le musée Wellington, installé dans l’auberge qui accueillit l’état-major des coalisés, perpétue le souvenir de cette grande bataille de l’histoire.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Cimetière militaire dit "du Plateau" à Rossignol

Rue de Neufchâteau, 6730 Tintigny

Classé comme site le 30 novembre 1989

En 1917, les troupes d’occupation décidèrent d’établir des cimetières militaires pour regrouper les corps des milliers de soldats allemands et français morts lors des combats de Rossignol le 22 août 1914. Après l’Armistice, le cimetière du Plateau est devenu français. Les corps de 887 soldats y étaient ensevelis, mais de nombreuses familles ont alors souhaité rapatrier en France la dépouille de leur proche. Quant aux tombes allemandes, elles furent transférées à Virton. Peu étendue, la nécropole est dessinée dans un sous-bois et les croix y forment une structure concentrique incitant à la méditation.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Cimetière "L'Orée de la Forêt" et ses abords de Rossignol

Rue de la Chaussée romaine, 6730 Tintigny

Classé comme site le 30 novembre 1989

Établi par l’occupant dans le courant de l’année 1917 sur la route de Neufchâteau en même temps que le cimetière du Plateau, il est devenu un cimetière militaire français à l’issue de la Grande Guerre. Il rassemble 2.500 soldats des troupes coloniales tombés lors des combats meurtriers du 22 août 1914. À l’entrée de la nécropole, le monument abritant la statue du tirailleur, dénommé « A la Gloire des Coloniaux », rappelle que plus de 4 500 hommes appartenant à six régiments coloniaux originaires d’Afrique du Nord et du Sénégal sont tombés en terre gaumaise. Œuvre de l’artiste Jeanmart de Sainte-Marie-sur-Semois, il fut édifié en grès bleu en 1927. Sous une sorte de dais, un soldat aux traits africains avance, le doigt sur la gâchette de son fusil. Sur le socle de la statue, de nombreuses inscriptions rappellent plusieurs autres épisodes de l’un des affrontements les plus sanglants de la Première Guerre mondiale, puisqu’il laissa sur le terrain 20 000 soldats français et 20 000 soldats allemands en moins de 48 heures, outre des centaines de civils, victimes d’exactions allemandes dans les villages avoisinants.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Cimetière des Fusillés à Tamines

Cimetière des Fusillés,  5060 Sambreville (Tamines)

Classé comme site le 2 juillet 2009 (cimetière des Fusillés, Enclos des Fusillés et monument commémoratif)

Après la prise des derniers forts de Liège, le 16 août 1914, la deuxième armée allemande circonvient Namur et fonce vers la Sambre dès le 20 août, à proximité de Tamines. Les troupes belges ont alors entamé leur repli sur Anvers. L’envahisseur fait face à la 19e division Bonnier du 10e corps d’armée français. Celle-ci tient fermement les passages de la rivière. La bataille de la Sambre va commencer. Elle fera officiellement 613 victimes militaires. Mais les Allemands, rendus furieux par leur revers, se livrent à des représailles sur les civils. Exactions et prises d’otage se termineront dans un bain de sang : 383 habitants de Tamines, de l’enfant au vieillard, rassemblés sur la place, tomberont sous les mitrailleuses, périront noyés ou brûlés vifs. Un ensemble de monuments en témoigne aujourd’hui. Le souvenir le plus spectaculaire est un haut socle de pierre sur lequel se dresse une statuaire qui évoque le massacre. Une femme debout, symbolisant la ville frappée à mort, lève le bras vers le ciel. À ses pieds, trois corps rappellent les victimes. « Aux Martyrs de Tamines » est l’œuvre des sculpteurs Henri Mascré et Hector Brognon. L’ensemble a été inauguré le 22 août 1926 sur les lieux même, en bordure du pont de Sambre. Plusieurs pelouses encadrent les stèles sur lesquelles sont alignés les noms des victimes. Le chemin de mémoire se prolonge au long des murs extérieurs de l’église paroissiale toute proche, encore entourée de son ancien cimetière, dénommé depuis ce temps le « cimetière des Fusillés ».

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

"Bastion des Fusillés" de la Chartreuse

Rue Justin Lenders 1, 4020 Liège

Classé comme monument le 13/01/1989 (autel, croix et monument) et comme site

D'abord couvent puis fort militaire profondément modifié en 1692 par Menno van Coenhoorn, le « Vauban hollandais », le domaine militaire de la Chartreuse fut déclassé en tant que fortification en 1891, mais demeura une caserne jusqu’à son abandon en 1982. Ses bâtiments furent transformés en une prison politique par l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale. De nombreux résistants y furent enfermés et 49 d'entre eux y furent fusillés parmi lesquels le Liégeois Dieudonné Lambrecht, initiateur, avec le jeune Walthère Dewé, du réseau de renseignements anglais « La Dame Blanche » qui s’étendait jusqu’à Bruxelles et au Nord de la France. Le site du Bastion des Fusillés, avec ses 49 croix, rend hommage à ces patriotes.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Mémorial interallié

Rue des Moineaux, 4000 Liège

Classé comme monument (avec zone de protection) le 24 janvier 2011

Majestueux ensemble planté bien en vue sur les hauteurs de Liège, le mémorial interallié de Cointe, inauguré en 1937, comporte, en réalité, deux parties distinctes. L’esplanade civile se caractérise par sa haute tour votive (75 m), conçue comme un gratte-ciel et dont la crypte contient les monuments les plus anciens : roumain, franco-belge, espagnol (1937) ; la salle des Pylônes, dénommée ainsi en raison de ses huit piliers décoratifs, encadre quatre monuments : italien (1936), grec (1988), anglais (1994) et polonais (1996). L’église, inachevée, est un édifice centré sous une coupole ornée de feuilles de cuivre, avec une abside et quatre chapelles diagonales. La Régie des Bâtiments a réalisé la restauration de la tour  et des esplanades en 2006-2008.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Champ mégalithique de Wéris

Rue des Dolmens, 6940 Durbuy (Wéris)

Classé comme monument et site le 4 février 2014
Patrimoine exceptionnel de Wallonie (dolmen nord)

Le champ mégalithique de Wéris, de 8 km de long et de 300 m de large, est constitué de nombreux menhirs alignés selon une orientation sud-sud-ouest/ nord-nord-est déterminée par deux dolmens, Wéris I et Wéris II (3200/2600 avant J.-C). De dimensions voisines (+/- 10 m sur 4,60), ces constructions possèdent un vestibule et une chambre funéraire dans laquelle se trouve un coffre parallélépipédique recouvert de lourdes dalles sur trois côtés. La pierre utilisée – le poudingue – était extraite à proximité. Si la nature funéraire du site ne semble pas faire de doute, l’alignement des menhirs paraît suggérer aussi des visées astronomiques.

Lieu : 
Tags : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Mausolée des comtes Goblet d'Alviella

Rue Defalque, 1490 Court-Saint-Étienne

Classée comme monument (avec zone de protection) le 13 mai 1998

Le mausolée des comtes Goblet d’Alviella, érigé au centre du nouveau cimetière de Court-Saint-Étienne, est unique à plus d’un titre en Wallonie. Il résulte d’une commande passée en 1885 par Eugène Goblet d’Alviella à l’architecte bruxellois Adolphe Samyn. La personnalité du commanditaire, franc-maçon et libre penseur, a profondément influencé les choix de l’architecte et le devenir du cimetière puisque le monument en a déterminé la distribution générale et les accès directement reliés à la propriété toute proche des comtes Goblet. Le mausolée, au gré des modèles indiens qu’il adopte, tranche donc nettement avec les types et styles funéraires en vigueur à la fin du XIXe siècle, généralement révélateurs du contexte social ou des croyances des défunts. 

L’œuvre, de plan quadrangulaire, propose une élévation de deux étages, typique des anciens tombeaux indiens. Ces niveaux sont encadrés de colonnes massives et surmontés d’un toit en gradins supportant un édicule coiffé d’une coupole. Outre ce parti pris inhabituel, le monument est truffé de symboles tirés de diverses religions et philosophies tandis que d’autres rappellent le côté cyclique du temps ou font appel à des notions telles que la renaissance et la résurrection. Les ornements d’influences diverses sont explicités par des citations ou maximes à connotation philosophique. Ce monument funéraire se présente donc très clairement comme un manifeste et prône, au travers de son syncrétisme, une notion de tolérance chère au commanditaire.

Auteur de la fiche : 
Carte : 

Chapelle funéraire des seigneurs de Boussu

Rue Guérin 34, 7300 Boussu

Classé comme monument le 15 décembre 1970
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Attestée dès le XIIe siècle, la chapelle gothique de Boussu possède un transept dont les croisillons sont surmontés d’une galerie qui accueille un petit musée d’art religieux. Mais l’intérêt majeur de cette chapelle réside dans le fait qu’elle rassemble les mausolées de style Renaissance de différents seigneurs de Boussu, dont certains ont été des personnages influents ayant mené une brillante carrière militaire au service de l’Espagne.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Pages

S'abonner à RSS - Patrimoine mémoriel ou funéraire