Patrimoine religieux ou philosophique

Ancien couvent des capucins de Dinant

Rue Bribosia 16, 5500 Dinant, Belgique

Classement comme monument le 6 décembre 1978

En 1612, une congrégation de l’ordre mendiant des capucins s’installe à Dinant. Malgré la réticence de la ville (qui accueillait déjà deux autres ordres du même type) à leur arrivée, l’acte d’érection du couvent est signé le 27 avril 1613 par le prince-évêque Ferdinand de Bavière. Le lieu choisi, situé en dehors de la ville et sur la rive gauche, répond toutefois aux attentes des autorités communales. En 1797, le couvent est supprimé et les lieux vendus. Ils sont réaffectés en hospice civil et orphelinat. Cet établissement de charité fonctionne jusqu’en 1957 : aujourd’hui, le couvent abrite les services du centre public d’action sociale. Contemporains de l’installation des capucins en 1613, les bâtiments sont érigés en briques et calcaire et sont composés de trois ailes formant un quadrilatère avec une église. La façade de cette dernière est animée par une grande niche baroque portant la date de 1615. L’ensemble monumental est prolongé vers le sud par d’élégants jardins en terrasses. Dans le dernier quart du 19e siècle, de nouveaux bâtiments sont ajoutés afin de satisfaire les besoins de l’hospice.

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Ancien couvent des carmélites de Dinant

Rue Cousot 8, 5500 Dinant, Belgique

Classement comme monument le 26 novembre 1973

Une communauté de carmélites s’installe à Dinant en 1455. Après le sac de la ville en 1466 et la destruction de leur couvent, elles se réfugient à Huy et Namur, mais ne reviennent pas à Dinant. Un nouveau carmel est fondé dans le quartier de l’île en 1605 et la construction de nouveaux bâtiments est entreprise. Comme bien d’autres communautés religieuses, celle des carmélites a été supprimée en 1797 par la République française. Une partie des bâtiments a malheureusement été détruite dans l’incendie de la ville en août 1914. Construit en briques et calcaire, l’ensemble des bâtiments restant est composé d’une tour d’escalier de plan carré de la première moitié du 17e siècle, d’un vaste corps de logis construit dans la première moitié du 18e siècle et d’une annexe néo-traditionnelle. Dans un des murs de la tour est enchâssée une dalle de calcaire sculptée en haut-relief à l’iconographie abondante. Dédiée à saint Hubert, et d’inspiration Renaissance, elle date du milieu du 16e siècle. Les édifices sont séparés de la rue par un mur grillagé de part et d’autre d’un portail en plein cintre. À l’arrière, un parc arboré est clôturé par un mur de pierre calcaire dont une partie conserve quatre petites fenêtres de l’ancienne église Saint-Laurent, datant du 12e ou du 13e siècle et démolie en 1799. Aujourd’hui, les bâtiments abritent des services administratifs.

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Abbaye Notre-Dame de Leffe

Place de l’Abbaye, 5500 Dinant, Belgique

Classement comme monument le 1er septembre 1937

En 1152, le comte de Namur Henri l’Aveugle cède une petite église dédiée à la Vierge à l’abbaye de Floreffe afin d’y établir une communauté religieuse. Constituée en prieuré, la donation est confirmée par le pape Adrien IV en 1155. Dès 1200, l’établissement est érigé en abbaye indépendante. Grâce à l’afflux de donations, le nombre de membres de la communauté augmente. Le site est ravagé par les troupes du duc de Bourgogne Charles le Téméraire en 1466 mais il faut attendre le début du 17e siècle pour que l’on entame des travaux de rénovation. Ceux-ci se poursuivent jusqu’à la fin du 18e siècle ! En 1796, la République française supprime l’abbaye, nationalise ses biens et procède à la vente des bâtiments. Entre 1816 et 1839, l’abbaye est transformée en verrerie. Elle devient ensuite une papeterie puis une fabrique de lin. À la fin du 19e siècle, l’ensemble sert de carrière à ciel ouvert avant l’arrivée en 1903 de religieux français qui investissent les lieux. En 1930, les bâtiments sont cédés à l’abbaye de Tongerlo et on procède enfin à une restauration d’envergure. Leffe renaît et est aujourd’hui devenue une abbaye reconnue. Sa production brassicole est exportée aux quatre coins du monde et poursuit une tradition pluriséculaire. Les sources mentionnent en effet la fabrication de bière à cet endroit depuis 1240, activité rendue possible grâce à la présence d’une eau de source particulièrement pure.

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Église Saint-Lambert de Bouvignes

Place du Baillage, 5500 Bouvignes, Belgique

Classement comme monument le 28 avril 1948

L’église Saint-Lambert est une imposante église gothique construite dans la première moitié du 13e siècle, probablement sur les bases d’un édifice érigé au siècle précédent. Les textes signalent que le sanctuaire a été consacré dès 1217. Il a ensuite été agrandi et remanié aux 15e et 16e siècles, notamment suite aux dégâts occasionnés par les Bourguignons en 1466 et par les Français en 1554. Situé à flanc de colline, il est caractérisé par sa haute tour partiellement construite vers 1550. Elle est précédée de l’abside hexagonale du chœur et de deux petites chapelles, le tout conférant à l’édifice un plan assez inhabituel. La chapelle nord conserve de remarquables colonnes à chapiteaux du début du style gothique. De l’autre côté se trouve la nef érigée au 15e siècle mais en grande partie reconstruite entre 1924 et 1927, suite à des dégâts occasionnés au cours de la Première Guerre mondiale. Une petite crypte du 12e siècle a également été préservée. À l’intérieur sont conservées de nombreuses d’œuvres d’art qui témoignent de plusieurs périodes de l’histoire de l’art. On y trouve ainsi un très beau Christ médiéval en bois et un retable de la Passion en bois polychromé de style Renaissance. Ce dernier a été réalisé dans un atelier anversois en 1554. La chaire de vérité évoque l’époque baroque et provient de l’abbatiale de Floreffe. Enfin, le style classique est présent dans les stalles de l’édifice ; elles sont l’œuvre du grand sculpteur liégeois Guillaume Évrard.

 

Église Saint-Lambert de Bouvignes © IPW

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Église Saint-Lambert de Bouvignes © IPW

Chapelle Sainte-Ermelinde de Bouvignes

Rue Richier, 5500 Bouvignes, Belgique

Classement comme monument le 17 décembre 1981

Le village de Bouvignes abrite de nombreuses maisons de caractères, dans un style très homogène. Invitant à la flânerie, les ruelles historiques de la localité sont bordées de maisons remarquables, comme cela est le cas pour la rue Richier. Celle-ci compte d’ailleurs plus d’une dizaine d’édifices classés au titre de monument. Ils affichent un style tantôt traditionnel, plutôt sobre, tantôt classique, plutôt ordonné. Peu après l’ancien couvent des sépulcrines se trouve une petite chapelle dédiée à sainte Ermelinde. Née en 510 à Lovenjoel (près de Louvain), cette sainte brabançonne était une fille de riches châtelains. Après avoir distribué sa fortune aux pauvres, elle choisit la vie d’ermite et s’installe dans la forêt, probablement dans les environs de Beauvechain. La sainte est particulièrement vénérée dans le Brabant et rares sont les lieux de cultes qui lui sont dédiés dans d’autres régions. Le petit sanctuaire de Bouvignes a été construit au milieu du 18e siècle en briques et calcaire. Sa façade présente quelques discrètes décorations parmi lesquelles un cartouche portant une inscription latine. Il est surmonté d’une niche du 17e siècle, réutilisée pour la construction de la chapelle. Les vantaux de la porte conservent des grillages de style Louis XIV en fer forgé comprenant les monogrammes du Christ et de la Vierge. L’intérieur de la chapelle, sobre et homogène, présente un plafond mouluré à médaillon central de style Régence. L’ensemble est précédé d’un ancien petit parvis en pierre bleue.

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Ancien couvent des sépulcrines de Bouvignes

Rue Richier 58, 5500 Bouvignes, Belgique

Classement comme monument et comme site le 23 novembre 1976

Installées à Bouvignes dès 1666, les sépulcrines font construire un couvent qu’elles occupent jusqu’à sa suppression en 1796. Cet ordre religieux était particulièrement présent dans la principauté de Liège et dans ses environs. Avec le couvent de Mariembourg, celui de Bouvignes était un des établissements du comté de Namur. On y trouvait un pensionnat, dans lequel naissaient de nombreuses vocations religieuses. On y trouvait également une école de jour, payante et destinée aux jeunes filles de la haute bourgeoisie. Nationalisé sous le régime français, le couvent est alors vendu à Antoine-Joseph Amand, maître de forges. Originaire d’Ermeton-sur-Biert (Mettet), il se lance dans la métallurgie et érige un haut fourneau à l’entrée du village. L’usine fonctionna près d’un siècle et employa jusqu’à une centaine d’ouvriers. Vers 1820, l’architecte Auguste Duckers adapte le bâtiment au goût du jour et le transforme en résidence. Le bâtiment prend le nom de « Château Amand ». Du couvent d’origine subsistent deux ailes de bâtiments, respectivement érigées en 1670-1680 et 1720-1730. Le corps principal a été construit en brique et pierre calcaire et présente une façade de onze travées sur deux niveaux. La deuxième aile, plus basse, est de même facture. À l’arrière se trouve un beau parc, aménagé dès le milieu du 19e siècle. Outre une belle serre en fer forgé située contre le mur d’enceinte, l’ensemble a conservé des arbres d’époque, tel un grand tilleul planté en 1836 et un hêtre pourpre.

 

Ancien couvent des sépulcrines de Bouvignes © IPW

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Ancien couvent des sépulcrines de Bouvignes © IPW

Ancien presbytère de Bouvignes

Rue Richier 54, 5500 Bouvignes, Belgique

Classement comme monument le 28 avril 1948

Le village de Bouvignes abrite de nombreuses maisons de caractère, dans un style très homogène. Invitant à la flânerie, les ruelles historiques de la localité sont bordées de maisons remarquables, comme cela est le cas pour la rue Richier. Celle-ci compte d’ailleurs plus d’une dizaine d’édifices classés au titre de monument. Ils affichent un style tantôt traditionnel, plutôt sobre, tantôt classique, plutôt ordonné. L’ancien presbytère est composé d’un ensemble de bâtiments construits en plusieurs temps dans le courant du 18e siècle, vraisemblablement à partir d’un gros œuvre du 16e siècle. Une pièce de charpente datée de 1584, réutilisée pour le logis principal, et un linteau millésimé 1521 replacé au perron de la porte arrière en sont deux indices. Le double corps principal est pour sa part daté de 1735 comme l’indiquent les ancres situées sur la façade. À droite se trouvent les dépendances, probablement érigées au même moment ou peu après. Un troisième bâtiment ferme en U la petite cour clôturée par un muret bas, lui-même rythmé par des pilastres de pierre. Cette troisième aile date de 1757 et arbore un style similaire. Elle est caractérisée par la présence de deux arcades en plein cintre dont les clés sont ornées d’un millésime pour l’une, et du monogramme du Christ (IHS) pour l’autre. À l’opposé se trouve une aile d’habitation, de style néogothique, bâtie en 1860.

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Abbaye de Nizelles

Chemin de Nizelles 1, 1421 Ophain-Bois-Seigneur-Isaac, Belgique

Classement comme site le 17 décembre 1991

Cette ancienne abbaye cistercienne a été fondée en 1439 autour d’une église consacrée deux ans plus tard. Les bâtiments sont rapidement ravagés par un grave incendie survenu au cours de l’hiver 1502-1503 mais ont été rapidement restaurés. La nouvelle abbatiale est ainsi dédicacée en 1507. Au début du 17e siècle, le couvent est reconstruit à l’initiative de l’abbé Jean Foucart afin de réparer les lourds dégâts causés par des Gueux lors des guerres de religion entre 1573 et 1579. La longue remise en état ne prend fin qu’en 1757, quelques années avant la suppression de l’abbaye par l’empereur Joseph II en 1784. Les bâtiments sont alors reconvertis en exploitation agricole : l’ancienne ferme abbatiale devient la Haute-Nizelles et l’ancienne abbaye en elle-même devient la Basse-Nizelles. Le retour de quelques religieux par la suite n’empêche pas la suppression définitive après la Révolution et la vente de la propriété en 1797. Du couvent subsistent des bâtiments des 17e et 18e siècles composés d’un modeste corps de logis et de parties importantes des ailes nord et est du cloître sur lesquelles se trouvent les armes de l’abbé Pierre Van Hame datées de 1757. Du côté de la Haute-Nizelles, la ferme de l’abbaye, clôturée et isolée, comprend un ensemble de bâtiments des 17e, 18e et 19e siècles bien conservés. L’exploitation agricole garde sa destination première jusqu’en 1974 lorsqu’elle devient une propriété privée. Brillamment restaurés, les bâtiments accueillent aujourd’hui des salles de réception.

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Orgues de l'église Sainte-Aldegonde d’Ophain

Place d’Ophain, 1421 Ophain-Bois-Seigneur-Isaac, Belgique

Classement comme monument le 26 février 1990

L’église Sainte-Aldegonde d’Ophain est l’héritière de deux campagnes de construction distinctes et éloignées dans le temps. La nef unique et la tour trapue, de style classique, ont été érigées en 1762 tandis que le transept et le chœur flanqué de sacristies ont été construits en pleine Première Guerre mondiale, entre 1916 et 1917. Ceux-ci sont de facture néo-traditionnelle. L’intérieur conserve quelques pièces d’exception, parfois plus anciennes, telles deux vierges gothiques des 15e et 16e siècles. Les orgues exceptionnelles constituent le seul ensemble classé du sanctuaire. Elles ont été construites en 1834 par le facteur d’orgue de Nivelles Antoine Coppin et installées dans l’église Saint-Joseph de Waterloo, pour laquelle elles avaient été commandées. L’instrument n’y demeure toutefois que peu de temps car il est transféré à Ophain dès 1855. Le buffet, toujours d’origine, a été sculpté dans du chêne. Ces orgues ont été restaurées sans modification majeure en 1920 avant de profiter d’une nouvelle campagne de rénovation d’importance en 1984-1985.

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Église Saint-Martin de Lillois-Witterzée

Rue Fontaine-Saint-Martin, 1428 Lillois-Witterzée, Belgique

Classement comme monument le 2 août 1949

Le hameau de Witterzée fait partie intégrante de la localité de Lillois-Witterzée, propriété du chapitre de la collégiale de Nivelles tout au long de l’Ancien Régime. Le village compte un important patrimoine civil et religieux, majoritairement des 18e et 19e siècles, parmi lequel se trouve l’église Saint-Martin de Witterzée. Sis sur un monticule voisin de la ferme del Tour, le sanctuaire a été érigé en grès entre 1737 et 1742, bien que le gros-œuvre date probablement du 17e siècle et aurait servi de base à la reconstruction. Le plan est composé d’une nef large et d’une petite tour carrée de trois niveaux percée de meurtrières. On accède à l’ensemble par un portail en pierre bleue de tradition gothique sur lequel est inscrite la date de 1737. L’intérieur est décoré de stucs de style Régence en 1742. Parmi les œuvres d’art conservées se trouvent plusieurs statuettes artisanales en bois du 16e siècle, un maître-autel et des stalles de style Louis XIV, une chaire à prêcher de style Louis XV et de nombreuses pierres tombales. Parmi celles-ci se trouve une belle dalle funéraire d’un prêtre non identifié, sculptée dans le petit granit vers 1550. L’ecclésiastique est représenté en habits sacerdotaux, tenant un calice et une hostie dans ses mains. Sa tête, tonsurée, repose su un coussin. Une inscription, partiellement martelée, nous apprend que le défunt, dont le nom est effacé, était curé de cette paroisse au 16e siècle.

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