Patrimoine religieux ou philosophique

Ancien prieuré de Jéricho

Chaussée de Braine-l’Alleud, 1420 Braine-l’Alleud, Belgique

Classement comme monument le 21 décembre 1936 et comme site le 30 juin 1953

L’ancien prieuré Notre-Dame de Jéricho ou de la Rose, appelé aussi prieuré de l’Ermite ou du Vieux-Moûtier, est signalé depuis 1131 lorsque le duc de Brabant Godefroid Ier le Barbu offre le terrain à l’abbaye de Gembloux. Le premier prieuré, composé de religieuses augustiniennes, est rattaché au couvent de Sept-Fontaines, créé en 1388 dans la forêt de Soignes toute proche, grâce au rapprochement des béguines de Wauthier-Braine opéré à l’initiative de Jeanne de Brabant. En 1454, un incendie force les religieuses à déménager temporairement à Bruxelles. C’est grâce à l’intervention du duc de Bourgogne Philippe le Bon que l’ensemble est reconstruit à un autre emplacement et prend le nom de couvent de Notre-Dame à la Rose plantée de Jéricho. Les religieuses y vivent en communauté jusqu’à la suppression de leur prieuré par l’empereur Joseph II en 1783. Des bâtiments conventuels primitifs victimes de l’incendie ne subsiste que la chapelle de l’Ermite, érigée dans la première moitié du 15e siècle en style gothique flamboyant et remaniée au 18e siècle. On y trouve onze pierres tombales qui rappellent la présence d’une communauté religieuse, et bien d’autres œuvres parmi lesquelles des statues des 16e, 17e et 18e siècles, des reliquaires et de belles tapisseries. Mise à part cette chapelle, seule l’ancienne ferme conventuelle est parvenue jusqu’à nous, le reste des bâtiments ayant disparu. L’ensemble est restauré à partir de 1935 à l’initiative de l’abbé Maurice Thibaut de Maisières, historien de l’art et archéologue, inhumé à cet endroit en 1953.

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Église Notre-Dame de Péronnes-lez-Binche

Place de Péronnes, 7134 Péronnes-lez-Binche, Belgique

Classement comme monument le 16 août 1978

Jusqu’au 19e siècle, Péronnes était un village vivant de l’agriculture et qui était partagé entre plusieurs seigneuries. Dressée dans le site de l’ancien cimetière, l’église Notre-Dame est un édifice hétéroclite bâti en grès, calcaire et briques en plusieurs phases entre le 11e et le 18e siècle.  La tour occidentale, la nef et le chœur à chevet plat sont tous trois de style roman bien que datant d’époques différentes. Le transept, de style gothique hennuyer, a été érigé dans la seconde moitié du 16e siècle. Aux 17e et 18e siècles, le chœur et la nef sont voûtés et élargis. À l’intérieur se trouve un maître-autel en bois peint du 18e siècle orné des statues de saint Joseph, saint Pierre et saint Paul. Les autels latéraux datent quant à eux de la seconde moitié du 17e siècle. L’église abrite également plusieurs monuments funéraires des 17e, 18e et 19e siècles. À l’extérieur, contre la tour, se trouve un Christ de Pitié en pierre polychromée datant du 16e siècle.

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Église Sainte-Marie-Madeleine d'Épinois

Place d’Épinois, 7134 Épinois, Belgique

Classement comme monument le 8 avril 1949

Malgré une occupation des lieux à la Préhistoire, il faut attendre 1124 pour que les textes mentionnent le village d’Épinois et y attestent la présence d’une chapelle. L’endroit était une seigneurie et un château s’y trouvait au Moyen Âge. La population vit alors essentiellement de l’agriculture et de petits métiers d’artisanat. Après la chute de l’Ancien Régime et la disparition du pouvoir seigneurial, le village se développe au 19e siècle grâce à la Révolution industrielle. Les nombreux charbonnages voisins provoquent un fort accroissement de la population. Située sur un tertre entouré d’un cimetière clos, l’église Sainte-Marie-Madeleine est un petit édifice érigé en grès de Bray (pierre locale) et en briques. Le sanctuaire conserve une tour romane du 12e siècle prolongée par une nef reconstruite aux 16e et 18e siècles et par un chœur plus tardif. Parmi les œuvres d’art présentes dans l’édifice se trouvent plusieurs statues des 16e, 17e et 18e siècles et quelques dalles funéraires du 18e siècle.

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Église Notre-Dame du Travail

Place du Levant 7, 7130 Bray, Belgique

Classement comme monument le 6 avril 2012

Érigée en 1932 selon les plans de l’architecte Henri Balthazar, l’église Notre-Dame du Travail est intimement liée aux charbonnages du Levant de Mons. Cette exploitation industrielle, qui a fonctionné entre 1911 et 1949, possédait des fours à coke, une petite centrale électrique et un charbonnage. Il reste de nos jours de cette exploitation passée quelques habitations ouvrières, plusieurs terrils ayant modifié le paysage et cette église de style moderniste et Art déco. L’édifice a été érigé grâce aux fonds collectés au cours d’une tombola nationale promue par l’abbé Bondroit. Elle possède des fondations en béton armé et des murs en béton maigre coulé dans des coffrages de 3 à 4 mètres. Les façades sont décorées de sculptures réalisées par Joseph Gillain, peintre, graveur, orfèvre et dinandier qui connut également un grand succès en tant qu’auteur de bande dessinée sous le pseudonyme de Jijé. Au-dessus du porche d’entrée se trouve un bas-relief représentant sainte Thérèse de Lisieux et, de part et d’autre, deux statues figurant un mineur et sa famille. L’église se caractérise par son imposant campanile polygonal formant une croix situé à l’angle du sanctuaire. À l’intérieur, bon nombre de détails Art déco ajoutent une touche supplémentaire à l’atmosphère imposante des lieux : chandelier en laiton, tabernacles, grilles et vitraux. Intéressante à de nombreux égards, l’église Notre-Dame du Travail est un exemple rare d’un édifice religieux Art déco exploitant les techniques du béton armé.

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Église du Très-Saint-Sacrement

Avenue Albert Ier 35, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 29 octobre 1976

Cette église, autrefois dédicacée à sainte Élisabeth de Hongrie, formait autrefois un ensemble avec la maison de repos située à côté. Il s’agissait du couvent des Récollets, installé à cet endroit en 1598. Les édifices actuels datent toutefois du 18e siècle. Après la Révolution, les religieux sont expulsés en 1798 et le bâtiment est désaffecté. Une nouvelle congrégation religieuse occupe les lieux entre 1822 et 1879 avant que l’ancien couvent ne devienne une école moyenne de filles, supprimée dès 1888. En 1894, la ville de Binche vend une partie du couvent à une religieuse d’Angers ; la communauté des dames du Saint-Sacrement vient s’y installer. Les sœurs y vivent cloîtrées et dans la pauvreté jusqu’en 1976 : l’église devient alors paroissiale et l’ancien couvent est transformé en maison de retraite. L’église a été construite en 1707 à l’époque où l’ancien palais de Marie de Hongrie, en ruines, servait de carrière de pierre. Il est probable que les moellons de grès utilisés pour l’édification de l’église proviennent du palais. Dans le chœur se trouvent des éléments décoratifs provenant également de cet édifice disparu : dix-huit hautes colonnes à chapiteaux ioniques reliées par un entablement et huit niches surmontées d’un écusson provenant de la chapelle du palais. La nef a été reconstruite en 1767 et les fenêtres ont été adaptées en style néogothique en 1878.

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Collégiale Saint-Ursmer de Binche

Rue Haute, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 15 janvier 1936

La collégiale de Binche est un des plus anciens édifices de la ville. L’état primitif de l’église actuelle remonte au 12e siècle et est de style roman. À cette époque, le sanctuaire, qui a contribué au développement de la ville de Binche au Moyen Âge, est dédié à la Vierge et est connu sous le nom de monastère de Moustier-Sainte-Marie. En 1409, le chapitre de la collégiale de Lobbes est transféré à Binche ; l’église devient une collégiale et prend le nom du patron de la collégiale de Lobbes. Saint Ursmer était un moine, évangélisateur de la Flandre et du Hainaut, mort à Lobbes en 713. Le sanctuaire connaît des modifications et agrandissements au fil des siècles. On retrouve le style roman dans la partie inférieure de la tour et la face occidentale de la nef ; le style gothique hennuyer du 16e siècle se perçoit dans les chapelles et le chœur. Détruite par les troupes du roi de France Henri II, la tour est reconstruite en 1554. La nef est quant à elle entièrement reconstruite en 1622, année au cours de laquelle un clocher bulbeux est ajouté à la tour. L’ensemble des vitraux n’est plus d’origine ; tous ont été remplacés en 1850. Lors du transfert de leur communauté religieuse au début du 15e siècle, les chanoines de Lobbes sont arrivés à Binche avec les reliques de saint Ursmer. Le trésor de la collégiale de Binche est remarquable : bras-reliquaire de saint Jacques, bras-reliquaire de saint Pierre, buste-reliquaire de saint Ursmer…

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Chapelle Sainte-Anne de Battignies

Rue Zéphirin Fontaine, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 15 janvier 1936

Cette ancienne chapelle est située dans l’ancien hameau de Battignies qui fut inclus dans le territoire de la ville de Binche à la fin du 19e siècle. Il s’agit d’un petit édifice de style gothique construit à la charnière des 16e et 17e siècles. Elle a été érigée avec les matériaux traditionnels de l’époque et de la région : brique, pierre calcaire et ardoise. Le sanctuaire adopte un plan composé d’une nef rectangulaire et d’un chevet à trois pans. L’édifice est surmonté d’un clocheton octogonal. Au-dessus de la porte d’entrée se trouve un écusson en pierre blanche flanqué des armoiries de Jean de Jonquoy, abbé de Marchienne-en-Ostrevant. Disparu depuis lors, il s’agit d’une reproduction installée à l’occasion d’une des deux restaurations de la chapelle opérées en 1899 et 1903. Plusieurs œuvres d’art sont conservées à l’intérieur : une statue de sainte Anne trinitaire en chêne polychromé contemporaine de l’édification de la chapelle, un Christ gothique en bronze doré ainsi que deux têtes d’angelots en chêne peint de style Renaissance datant du premier tiers du 17e siècle.

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Chapelle Saint-André de Binche

Rue Haute 5, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 15 janvier 1936

La chapelle Saint-André est également appelée « chapelle du Vieux cimetière » du fait de sa situation dans un cimetière désaffecté au 19e siècle. D’allure modeste, datant des 16e et 17e siècles, il s’agit d’un des ensembles les plus complets conservés de nos jours par sa construction, son ameublement et sa décoration. Érigée en briques et moellons de grès et couverte d’ardoises, la chapelle est constituée de deux parties : un sanctuaire à chevet plat surmonté d’un clocheton et un porche de moindre hauteur. La porte de ce dernier arbore le millésime 1615. L’intérieur du porche est couvert de voûtes en berceau composées de planches et de pièces de bois sculptées représentant des personnages. On trouve un empereur tenant un globe et un sceptre, un personnage macabre, un pape, saint André, saint Jean et deux anges accompagnés par des squelettes. Ce programme iconographique évoque la mort : que l’on soit pape ou empereur, nous sommes destinés à mourir. Une grande porte ogivale sépare les deux parties de l’édifice. La voûte du sanctuaire, elle aussi en bois, est ornée de sculptures figurant des anges et des personnages bibliques (la Vierge, David, Moïse, l’archange Gabriel…). Cette fois, c’est la rédemption qui a été choisie comme thème pour la décoration. Plusieurs monuments funéraires des 16e et 17e siècles se trouvent dans cette partie de la chapelle.

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Ancien refuge de l'abbaye de Bonne-Espérance

Rue des Promenades, 7130 Binche, Belgique

Classement comme monument le 10 novembre 1955

Appelé également « Caves Bette », l’ancien refuge de l’abbaye de Bonne-Espérance est composé de plusieurs éléments relevant de différentes époques. À l’origine propriété des comtes de Hainaut, il passe dans les possessions d’Abraham de Binche en 1289. En 1380, le bâtiment est acquis par la communauté religieuse de l’abbaye de Bonne-Espérance (Estinnes/Vellereille-les-Brayeux) qui le transforme en refuge utilisable en temps de guerre, pour s’y mettre à l’abri mais aussi y stocker des provisions. L’édifice est reconstruit par la communauté au début du 16e siècle ; celle-ci cesse de l’occuper à partir de 1674. Le bâtiment se dégrade ensuite progressivement et passe entre les mains de plusieurs propriétaires qui abîment encore son état initial, particulièrement au 19e siècle. Au début du 20e siècle, il est acheté par Samuel Bette et prend une nouvelle appellation, « Caves Bette », suite à l’installation par son propriétaire d’un entrepôt pour son commerce de denrées coloniales. Dans les années 1950, le lieu abrite un musée communal d’archéologie avant d’être une fois de plus abandonné. Il faut attendre les années 1980 pour qu’une étude archéologique et une restauration ne soient entreprises. L’entrée se fait par un portail situé dans la rue des Promenades et donnant accès à une cour intérieure. Au fond de celle-ci se trouve une bâtisse sur laquelle est conservée une baie du 16e siècle ceinte de part et d’autre par une fleur de lys. À l’extérieur subsiste une haute muraille rythmée par trois hautes arcades.

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Chapelle Notre-Dame-au-Chêne d'Irchonwelz

Chaussée de Tournai 214, 7801 Irchonwelz, Belgique

Classement comme monument le 24 février 1981

L’existence du village d’Irchonwelz est attestée depuis le 12e siècle et constituait une seigneurie qui dépendait du comté de Hainaut et qui a appartenu à la famille de Trazegnies jusqu’en 1721. Le reste du territoire était réparti entre diverses seigneuries ecclésiastiques, ce qui explique qu’outre l’église dédiée à saint Denis, d’autres édifices religieux subsistent dans la localité. Parmi ceux-ci se trouve la chapelle Notre-Dame-au-Chêne qui était à l’origine le sanctuaire de l’ermitage Notre-Dame-de-la-Consolation, dont la présence est attestée dès 1482 et dont la chapelle était dédiée à Notre-Dame au chêne depuis le début du 16e siècle. Un nouvel édifice est construit vers 1660. Remanié au 18e siècle, il forme un petit oratoire passé à l’usage privé après la suppression de l’ermitage en 1797. Le monument a été restauré en 1978 à l’initiative de Maurice Peltier. Construite en briques enduites, la chapelle à nef unique se termine par un chevet semi-hexagonal. On y accède par une porte en plein cintre surmontée d’un oculus ovale situé au centre de la façade rythmée par deux ailerons à volutes, témoignage assez sobre du style baroque en vogue à l’époque. Elle est surmontée d’un clocheton carré recouvert d’ardoises terminé par une flèche pyramidale.

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