1228 : le trésor d’Hugo d’Oignies

1228 : le trésor d’Hugo d’Oignies

Détail d’un calice du trésor d’Hugo d’Oignies – Diffusion Institut Destrée © Sofam

Orfèvre et miniaturiste du prieuré d’Oignies, que son frère a fondé en 1190, Hugo (dit d’Oignies) va y réaliser durant toute sa vie les objets liturgiques (reliquaires, ostensoirs, évangéliaires…) nécessaires au culte. Comme l’ensemble de sa production semble avoir été conservée dans un seul endroit et a réussi à traverser le temps sans altération, c’est un véritable trésor, cohérent, qui illustre de manière impressionnante le savoir-faire et la qualité des artisans de l’art mosan. Formé dans les ateliers de l’Entre-Sambre-et-Meuse, Hugo est encouragé par Jacques de Vitry qui, devenu évêque, finance la fabrication d’objets d’orfèvrerie destinés à accueillir et conserver des reliques. Hugo d’Oignies est le dernier grand représentant de l’art mosan. Les pièces les plus anciennes semblent remonter à 1228. Depuis 2010, le Musée provincial des arts anciens du Namurois présente ce trésor exceptionnel dans un espace rénové.

Paul Delforge