Historique

Depuis la plus haute antiquité, le rôle des pouvoirs publics en matière d'intégration des arts plastiques dans l’espace a toujours été déterminant. Suivant les objectifs de chaque époque, l’ensemble des États modernes se sont inscrits dans cette logique en soutenant la création et en promouvant la collaboration entre artistes et architectes.

Depuis une vingtaine d'années, avec l'intérêt croissant porté à la problématique de l'art public, des engagements précis ont été pris et des initiatives ont vu le jour, comme le « décret du 1 % » approuvé en 1984 par la Communauté française.

La Wallonie s'est d'emblée engagée dans cette voie. Dans une note présentée au Gouvernement le 16 décembre 1993, Robert Collignon, ministre de l'Aménagement du Territoire, du Logement et du Budget, relevait ainsi la nécessité d’instituer une commission des Arts.

Son rôle est de proposer au ministre chargé des implantations ou à tout autre ministre qui en formule le souhait des avis motivés sur l'opportunité, la nature et les caractères d’œuvres susceptibles d'être intégrées aux bâtiments ou aux ouvrages d’art construits par les autorités régionales ou par les pouvoirs subordonnés qu'elle subventionne (arrêté du Gouvernement wallon du 30 avril 2009).

La Région entend ainsi mener une politique volontariste d’intégration de l’art dans le lieu. Les œuvres doivent être conçues spécifiquement pour les espaces où elles sont appelées à être insérées et doivent prendre en considération leur vocation, leurs spécificités, leur environnement et leur intérêt pour le grand public.

Depuis 1993, la Wallonie a permis à de nombreuses reprises aux artistes de se confronter au problème de l'intégration monumentale dans des conditions permettant de donner toute la mesure de leur talent. La ligne de conduite de la commission des Arts a ainsi permis de définir une politique de mise en valeur de la création contemporaine, représentée tant par des artistes confirmés que par des talents prometteurs.

À titre indicatif, à travers l’activité de la commission, la Wallonie a investi, entre 2004 et 2007, un montant de 420 000 euros HTVA, ce qui fait d’elle un des premiers opérateurs en matière d’art public en Belgique.

Les activités menées depuis sa fondation témoignent de la diversité et de l’importance croissante des projets étudiés par la commission des Arts. Le bon aboutissement de la majorité des actions engagées témoigne, en outre, de l’efficacité des collaborations entretenues avec les administrations compétentes. Ces deux constats montrent que la la commission a su se positionne comme un partenaire significatif pour les projets développés tant au sein des institutions régionales qu’à l’extérieur de celles-ci.