Jodoigne

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1370

Chapelle Sainte-Catherine dite chapelle d'Herbais

Rue Sainte-Catherine (hameau de Herbais)
1370 Jodoigne

Classée comme monument le 2 décembre 1959

La chapelle Sainte-Catherine ou chapelle d’Herbais est un édifice gothique assez modeste construit au XIIIe siècle. Elle se compose d’une nef unique de quatre travées surmontées d’débouchant sur un chœur plus étroit et plus bas, terminé par une abside à trois pans. Particularité intéressante, le chevet est décoré, à la jonction de chaque pan, d’une mince colonne en calcaire posée sur un contrefort et surmontée d’un chapiteau à crochets, un traitement qui n’est pas sans rappeler celui du chœur de l’église Saint-Médard de Jodoigne.

D’importantes modifications ont affecté l’édifice dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit principalement du percement d’un portail en calcaire dans l’axe de la chapelle, ouverture supplantant l’entrée originale qui se distingue encore, murée, dans la paroi latérale nord. L’ajout d’un clocheton ou encore l’aménagement de larges baies en remplacement des ouvertures gothiques font également partie de ces transformations. Certaines d’entre elles ont été supprimées lors d’une restauration menée par R. Vandendaele et R.M. Lemaire et achevée en 1971. Le choix prôné lors de celle-ci s’est porté sur la restitution de l’état présumé original de l’édifice. Les baies en arc brisé ont été recrées d’après les vestiges conservés, tout comme a été privilégié le volume initial de la nef. Ces travaux ont permis de mettre au jour des fresques très endommagées des XVIe et XVIIe siècles sur l’arc triomphal séparant la nef du chœur. Celles-ci représentaient un Jugement dernier.

La chapelle voisine avec un cimetière enclos dont certaines pierres tombales remontent au XVIe siècle et jouxte une ferme en quadrilatère, installée à l’emplacement d’une demeure seigneuriale, avec laquelle elle constitue un ensemble isolé.

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Église Sainte-Marie-Madeleine de Gobertange

Rue de Gobertange, 34 (à droite) (hameau de Gobertange)
1370 Jodoigne

Classée comme monument et site le 16 novembre 1982

Remontant vraisemblablement au XVe et XVIe siècles, la chapelle Sainte-Marie-Madeleine se résume à une nef unique de deux travées construite en pierre de Gobertange. Elle se distingue par une façade néogothique du milieu du XIXe siècle composée d’un portail en arc brisé surmonté d’une ogive. Depuis sa construction dans la première moitié du XIXe siècle, l’oratoire est encadré sur deux côtés par une vaste demeure en brique et pierre de Gobertange, implantée perpendiculairement à la voirie. Une clôture à rue délimite cette propriété, tout en bordant le site protégé de la chapelle qui, menaçant ruine, a été entièrement restaurée en 1973.

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Moulin de Genville

Rue du Moulin de Genville, 15 (hameau de Genville)
1370 Jodoigne

Classé comme monument et site le 9 janvier 1978

Ancien moulin à eau banal des seigneurs de Mélin établi en bordure d’un affluent de la Grande Gette dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le moulin de Genville se compose de bâtiments robustes en moellon de calcaire gréseux et brique sous une couverture de tuile. Réparti en quadrilatère autour d’une petite cour pavée, l’ensemble, jadis blanchi se compose notamment d’une grange et d’un corps de logis. Au-delà des bâtiments, s’étendent des prairies humides, un étang de retenue et un bief qui marquent l’entrée d’un hameau qui doit en grande partie son développement au moulin. Ce dernier a toutefois été transformé en moulin à farine et pressoir à huile vers le milieu du XIXe siècle, lors d’assez profonds remaniements comprenant la reconstruction du logis du meunier et d’une machinerie qui conserve encore ses deux paires de meules et sa roue à aube. Dépourvu désormais de fonction productive, d’importantes restaurations contemporaines ont aménagé l’exploitation en habitation.

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Moulin dit Conard ou Charles à Jodoigne-Souveraine

Rue du Pont à la Cambe, 19 (à l’arrière) (à Jodoigne-Souveraine)
1370 Jodoigne

Classé comme monument le 3 juin 1993

Comme c’est le cas dans la plupart des villages formant l’entité de Jodoigne, le moulin Conard ou moulin Charles témoigne de la mise à profit, par une série de métiers découlant de l’agriculture et de l’élevage, du bassin hydrographique de la Grande Gette et de ses affluents. Avec le moulin Strael, il constitue une des deux installations de ce type sur le territoire de l’ancienne commune de Jodoigne-Souveraine. Situé en contrebas de l’église Saint-Pierre, il a été commandité par le comte Jules de Glymes en 1848 et n’a cessé de fonctionner qu’en 1972. Accessible par une passerelle surplombant la Gette, le long d’anciennes vannes, le moulin se compose d’un petit volume quadrangulaire de brique, parementé en pierre de Gobertange côté rivière et surmonté d’une toiture de tuiles. Tout comme le moulin de Genville, également protégé, le moulin Conard a conservé son mécanisme, dont trois paires de meules.

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Chapelle Notre-Dame des Septs Douleurs de Jodoigne-Souveraine

Rue de la Chapelle Stevenaert, 49 (à gauche) (à Jodoigne-Souveraine)
1370 Jodoigne

Classée comme monument le 3 août 1956

La chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, communément appelée chapelle Stevenaert, porte, sur un cartouche surmontant le portail baroque, le millésime de 1688 ainsi le nom d’un certain Melchior Stevenaert, son commanditaire. Relativement modeste, l’édifice n’est pourtant pas dénué d’une certaine recherche chromatique au travers de l’emploi généralisé de la brique, rythmé par la pierre de Gobertange pour les parties basses, les bandeaux de façade ou les encadrements des ouvertures. De plan rectangulaire, il se termine par un chœur à trois pans. Le mobilier se compose d’un autel du début du XVIIe siècle en bois peint imitant le marbre.

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Château de Jodoigne-Souveraine

Chaussée de Charleroi, 165 (à Jodoigne-Souveraine)
1370 Jodoigne

Classé comme monument le 8 août 1944

Dénommé également ancienne cense ou ancien hôtel de Glymes, du nom de la famille qui possédait sur le site un manoir maintes fois endommagé, le château de Jodoigne-Souveraine a été érigé dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle par deux demi-frères, le comte Antoine-Joseph de Glymes et le baron Ernest-Joseph de Spangen. Un millésime de 1764 inscrit notamment sur un cartouche armorié sur la façade principale rappelle cette entreprise.

L’ensemble dessine un plan en U ponctué de trois tours et fait un large usage de la brique et des pierres blanche ou bleue. Le corps de logis, aux toitures complexes, occupe une position centrale, encadré par une aile se terminant par un pavillon d’entrée trapu, coiffé d’une toiture en pavillon à huit pans. Cette couverture orne également chacun des côtés de la dernière aile, de l’autre côté de la cour. Ce corps de bâtiment, daté de 1763, se distingue des autres par ses angles à pans rabattus en quart de cercle. Outre les bâtiments, un point d’eau ainsi qu’une pépinière faisaient également partie du projet des commanditaires. Au XIXe siècle, le domaine s’enrichit d’un parc, aménagé après avoir rasé plusieurs dépendances de la ferme. L’ensemble, tel qu’il se présente encore aujourd’hui, constitue un exemple particulièrement parlant d’une architecture mêlant logis seigneurial et ferme, dans la lignée des grands domaines fonciers hérités du Moyen Âge.

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Orgues de l'église Saint-Lambert de Jodoigne

Place de l’Église
1370 Jodoigne

Classé comme monument le 29 août 1990 (orgues)

Due à l’architecte Émile Coulon dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’église dédiée à saint Lambert se compose, dans son état actuel, d’un sobre vaisseau néoclassique à trois nefs et cinq travées et d’une tour de pierre blanche pour environ la moitié de son élévation. Cette tour, plus ancienne et en cela, témoin de nombreuses vicissitudes depuis la fondation du lieu de culte original détruit dans la première moitié du XIVe siècle, porte les millésimes 1732 au-dessus d’un portail baroque coiffé de l’effigie du saint patron et 1755 sur l’élévation en brique. Le mobilier se compose notamment d’une chaire de belle facture. Un parc a remplacé à la fin du XIXe siècle le cimetière qui entourait l’église.

Le bâtiment est surtout remarquable pour l’orgue classé qu’il abrite. Celui-ci, construit en 1869 et placé en tribune face au chœur, est l’œuvre des facteurs Louis et Florian Gheude de Nivelles. Il est encore actuellement d’origine, si ce n’est pour une pièce de tuyauterie, remplacée au début du XXe siècle. Le buffet a été réalisé par Joseph Gibert, de Nivelles également. L’instrument, composé de trois tourelles encadrant des plates-faces, a été restauré en 1948 et est resté fonctionnel depuis.

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Couvent des Sœurs grises

Rue du Sergent Sortet
1370 Jodoigne

Classé comme monument le 16 novembre 1982

L’établissement des Sœurs grises ou Hospitalières de l’Ordre de Saint-François à Jodoigne remonte à 1512, lorsque l’évêque de Liège, Érard de la Marck les autorise à prendre en charge un hôpital attesté dès le XIVe siècle. En 1515, le bailli de Wasseiges, Jacques de Glymes, leur fait construire, face à l’hôpital et contre les murailles, un bâtiment conventuel et une chapelle dédiée à saint Nicolas. Supprimé en 1798 dans la foulée des événements suivant la Révolution française, seuls quelques vestiges du couvent, sous la forme d’un soubassement biseauté et de traces de fenêtres, sont encore visibles sur le parking de la rue du Sergent Sortet. L’emplacement des bâtiments conventuels est actuellement occupé par un édifice du XIXe siècle qui a abrité l’ancienne école moyenne de Jodoigne.

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Ferme des Boues

Rue des Marchés, 10-14
1370 Jodoigne

Monument classé le 30 juin 1993, mesure partiellement abrogée le 10 septembre 2013

L’ancienne ferme des Boues, dite aussi maison de l’Escaille, était à l’origine une ferme en quadrilatère, datée par un ancrage incomplet des années 1630. Construite non loin de la Grand-Place en petit appareil de pierre de Gobertange, cette longue bâtisse à deux niveaux et soubassement marqué a été modifiée au XIXe siècle. Ces transformations se traduisent par un rehaussement général en brique et une modification de la pente de la toiture, particulièrement visibles sur le pignon en escalier. Après avoir abrité les locaux de l’école normale des garçons et ensuite de l’école communale des filles à la fin du XIXe siècle ou hébergé le commissariat de police, le bâtiment a retrouvé ses fonctions de logement. Construit lui aussi au XVIIe  siècle, un porche-colombier en brique et pierre blanche complète l’ensemble.

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Château Pastur

Rue du Château, 13
1370 Jodoigne

Classé comme monument le 25 novembre 1971

Édifice de style classique portant plusieurs millésimes de la première moitié du XVIIIe siècle, le château Pastur - qui tire son nom de celui du notaire dont il fut la propriété au XIXe siècle -, abrite l’Administration communale de Jodoigne. Le bâtiment dans son état actuel est le résultat de la transformation radicale d’une bâtisse antérieure, maintes fois remaniée au fil des siècles. Les vestiges de celle-ci sont vraisemblablement conservés dans une aile en retour, greffée sur le plan en U raccourci de l’ensemble actuel. Commandité par le comte de Romrée, le château, alors dénommé château de la Comté, doit son aspect à l’architecte Verreucken, maître d’œuvre en outre de l’ancien hôtel de Ville situé sur la Grand-Place. Parementées de pierre de Gobertange, comme tant d’autres édifices de Jodoigne, les façades sont encadrées de robustes tourelles carrées coiffées de toitures à bulbe. Un fronton triangulaire à oculus domine les deux niveaux de neuf travées de la façade principale, ornée d’un porche mouluré. Un parc clôturé agrémente les abords de ce bel ensemble.

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