Roger Delizée

Oignies 1/03/1935, Oignies 11/03/1998

Député wallon : 1980-1981 ; 1981-1985 ; 1985-1987 ; 1988-1991 ; 1992-1993*

Régent en Langues germaniques de l’École normale de Nivelles, Roger Delizée est professeur de langues (anglais, allemand, néerlandais) à l’Athénée de Florennes d’abord, à l’École normale de Couvin ensuite. Au début des années soixante, il ouvre une librairie à Oignies, avec son épouse. Militant socialiste, président de la Maison des Jeunes, il est élu conseiller communal d’Oignies-en-Thiérache en octobre 1964 et est choisi d’emblée comme échevin (1965-1976). Au lendemain de la fusion des communes, c’est le PSC de Michel Lebrun qui s’empare de la majorité et le PSB de R. Delizée se retrouve dans l’opposition. En octobre 1982, changement de majorité, le PRL et le PS se partagent chacun le maïorat pour une demi-législature. Roger Delizée devient le bourgmestre de Viroinval de 1983 à 1986, puis échevin (1986-1988). Il abandonne son échevinat lorsqu’il est désigné à une fonction ministérielle.
Député depuis 1977, Roger Delizée vote les lois de régionalisation en août 1980 et devient membre du Conseil régional wallon à partir d’octobre 1980. Sa première intervention à Namur porte sur l’attitude de la Wallonie à l’égard du projet d’installation d’une centrale nucléaire à Chooz par le gouvernement français (mars 1981). Secrétaire du bureau du Conseil régional wallon (1981-1983) puis vice-président (1983-1985, 1988), il est choisi comme Secrétariat d’État dans le gouvernement Martens VIII (1988-1992), en charge de la Santé publique et de la Politique des Handicapés, adjoint au ministre des Affaires sociales (Philippe Busquin) et du Fonds national de reclassement social des handicapés, adjoint au ministre de l’Emploi et du Travail (Luc Van den Brande). Tant en 1988-1989 qu’en 1992-1993, le parlementaire socialiste votera également les deux importantes réformes de l’État qui transforment la Belgique en un État fédéral et accorde une plus large autonomie à la Wallonie.
Président du Comité de gestion de l’Office national des Pensions (juillet 1992) Roger Delizée démissionne de l’ensemble de ses mandats parlementaires en juin 1993, au profit de son suppléant, son fils Jean-Marc Delizée. Sur le plan local, il avait conservé sa majorité en 1988 mais siégea comme conseiller communal (1989-1994). Président de l’Intercommunale de l’Entre-Sambre-et-Meuse, il se retire de la vie politique locale après le scrutin d’octobre 1994, passant ici aussi la main à son fils, et renonçant aussi au mandat de conseiller provincial qu’il venait de conquérir.

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 175-176

conseiller communal d’Oignies-en-Thiérache (1965-1976)
échevin (1965-1976)
conseiller communal de Viroinval (1977-1994)
député (1977-1993)
membre du Conseil régional wallon (1980-1993)
bourgmestre (1983-1986)
échevin (1986-1988)
Secrétaire d’État (1988-1992)

Paul Delforge, décembre 2014