Thierry Detienne

Liège 25/07/1959

Député wallon : 1992-1995
Ministre wallon : 1999-2004

Licencié en Philologie romane de l’Université de Liège (1981), Thierry Detienne assure quelques intérims dans l’enseignement (1981-1982), puis devient animateur à la JEC Sup pour la région de Liège où il développe le programme « Étudiants et Tiers-Monde » en collaboration avec des ONG (1982-1983). Permanent de l’asbl Service Tiers-Monde (1984-1988), il enseigne ensuite au Centre d’Éducation et de Formation en Alternance (CEFA) de l’Institut Don Bosco à Liège, où il s’occupe d’élèves en rupture de scolarité (1988-1991).
Membre du mouvement Écolo depuis le début des années quatre-vingt, il est élu conseiller provincial de Liège (1988-1991) et est désigné à la fonction de questeur du Conseil provincial. Secrétaire de la régionale de Liège d’Écolo (1990-1991), il est élu député dans l’arrondissement de Liège (1992-1995) et siège au Parlement wallon. Entre Communauté et fédéral, Th. Detienne est particulièrement sensible aux questions sociales et il est le rapporteur d’un groupe de travail qui met au point une proposition de loi relative à l’application de la sécurité sociale aux artistes. Il apporte aussi sa voix lors des votes qui transforment la Belgique en un État fédéral et renforcent l’autonomie de la Wallonie.
En mai 1995, il opte pour la Chambre fédérale où il est l’un des rares élus Écolo. En octobre 1996, Detienne succède à Henri Simons comme porte-parole du bureau fédéral commun d’Écolo-Agalev, au moment où des États-Généraux de l’écologie politique sont lancés pour enrichir la ligne verte et toucher de nouveaux citoyens. Refusant de se laisser séduire par le PS ou par la perspective d’un « olivier » qui anesthésierait la gauche, Thierry Detienne obtient la reconduction de son mandat à la Chambre fédérale quand il est fait appel à lui comme ministre en charge des Affaires sociales et de la Santé dans le gouvernement wallon (1999-2004). Il abandonne son mandat parlementaire pour une fonction exécutive placée sous le signe du Contrat d’Avenir pour la Wallonie.
Les scrutins de 2003 et 2004 sont autant de déconvenues pour Écolo et, au sortir de son expérience ministérielle, Th. Detienne se retrouve sans aucun mandat politique. En 2006, il est élu conseiller communal, mais la coalition des gauches est maintenue dans l’opposition. En 2012, il n’est pas réélu. Ayant repris son métier d’enseignant, formateur et consultant auprès du CFIP, il est nommé directeur d’une école secondaire technique et professionnelle industrielle, l’Institut Saint-Laurent de Liège, en 2006. Journaliste et critique littéraire indépendant, administrateur de l’ALG (2008), de l’Université de Liège (2010-), membre du comité directeur de Tecteo (2011-), il est nommé Commissaire-délégué du gouvernement de la Communauté française Wallonie-Bruxelles auprès des Hautes Écoles et des Écoles supérieurs des Arts (juillet 2013).

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 189-191
http://www.etaamb.be/fr/arrete-du-gouvernement-de-la-communaute-francaise_n2013029338.html

conseiller provincial de Liège (1988-1991)
député (1992-1995)
membre du Parlement wallon (1992-1995)
député fédéral (1995-1999)
ministre wallon (1999-2004)
conseiller communal de Sprimont (2000, 2006-2012)

Paul Delforge, décembre 2014