Henri Dumont

Villers-l’Évêque 1610, Paris 8/05/1684

Enfant de chœur puis organiste à Notre-Dame de Maastricht où il reçoit l’essentiel de sa formation, Henri Dumont (ou Henry Du Mont) s’établit à Paris en 1638 et devient, en 1639 ou en 1643, organiste de Saint-Paul. Organiste-claveciniste du duc d’Anjou (1652), intendant de la musique particulière de la Reine (1660), maître de chapelle du roi, il obtient encore le titre de compositeur de la Chapelle en 1672. À cette époque, il est l’homologue de Lully dans la musique religieuse.

Conseillé par Léonard Hodemont, il est surtout connu pour sa musique d’église (motets à voix seule, à deux, trois, quatre ou cinq voix, messes et Grands Motets). Il a publié à Paris six recueils d’œuvres religieuses et un livre de messes en plain-chant. Il sait aussi s’éloigner d’une musique essentiellement liturgique comme en témoignent les dix-sept pièces pour clavier, disséminées dans ses livres de motets édités en 1668 et 1681 et dans quelques recueils manuscrits. Il met au point la formule française du grand motet à deux chœurs, orgue et orchestre et assurera jusqu’à sa mort « la grandeur musicale des cérémonies religieuses de la cour de France ».

Jean FERRARD, « La musique d’orgue », dans Robert WANGERMÉE et Philippe MERCIER, sous la dir. de, La musique en Wallonie et à Bruxelles, t. I : Des origines au XVIIIe siècle, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1980, p. 314-316 ; p. 338-339
José QUITIN, « Un âge musical nouveau : XVIIe et XVIIIe siècles, début du XIXe », dans La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts - culture, t. II, p. 326-327
Histoire de la Wallonie (L. GENICOT dir.), Toulouse, 1973, p. 263, 303
Freddy JORIS, Natalie ARCHAMBEAU (dir.), Wallonie. Atouts et références d’une région, Namur, 2005
Marie Dewez, septembre 2012