Georges Flagothier

Sprimont 17/03/1929, Sprimont 13/05/2011

Député wallon : 1980-1981 ; 1992-1995

Travailleur indépendant (1946-1952), chauffeur d’autobus (1952-1961), employé aux Mutualités chrétiennes (1961-1971), Georges Flagothier est désigné à la présidence de la Fédération des Mutualités chrétiennes de Liège en 1983, fonction qu’il exerce pendant plus de vingt ans. Entre-temps, élu conseiller communal en octobre 1970, il est d’emblée devenu le bourgmestre de Louveignée (1971-1976) et a fait ses armes comme attaché dans plusieurs Cabinets ministériels (1971-1977). À la suite de la fusion des communes, Louveignée est intégrée dans le « grand Sprimont » et, en janvier 1977, Georges Flagothier est le premier bourgmestre de la nouvelle entité. Il va diriger le collège de Sprimont de manière ininterrompue jusqu’en avril 1993, moment où il passe le relais à son successeur désigné (Maurice Bruwier). G. Flagothier reste conseiller communal jusqu’à la fin de la législature.
Représentant de la démocratie chrétienne sur les listes du PSC à divers scrutins, G. Flagothier est un grand faiseur de voix. Désigné comme sénateur provincial de Liège par le PSC  (1977-1978), il est élu directement par l’électeur au Sénat en 1978, mais il démissionne pour permettre à Michel Paulus d’accéder à la Haute Assemblée. Repris par son parti, Flagothier siège, quant à lui, à nouveau comme sénateur provincial de Liège. Après le vote des lois spéciale et ordinaire des 8 et 9 d’août 1980 concrétisant partiellement l’article 107quater de la Constitution, Georges Flagothier siège au Conseil régional wallon établi provisoirement à Wépion. Sa participation aux travaux de la nouvelle assemblée wallonne est de courte durée (1980-1981). Au lendemain des élections du 8 novembre 1981, il n’est pas réélu.
En octobre 1984, il retrouve le Sénat quand Dieudonné André est nommé à la Cour d’Arbitrage. G. Flagothier est coopté par son parti et achève la législature à Bruxelles. Régulièrement en 2e ou 3e position sur les listes du PSC, soit à la Chambre, soit au Sénat, il continue d’apporter un important contingent de voix, mais sans plus jamais être élu directement. Son parti continue à le désigner comme sénateur provincial tant en octobre 1985 qu’en décembre 1987, statut qui ne l’autorise plus à siéger au Conseil régional wallon. En décembre 1987, dans sa circonscription de Liège, il gagne son siège de député, mais le PSC l’invite à se désister au profit de P-H. Gendebien, leader de l’Alliance démocratique wallonne. Tête de liste en novembre 1991, Georges Flagothier retrouve la Haute Assemblée et siège pour la première et dernière fois durablement comme sénateur direct. De 1992 à 1995, il retrouve aussi le Conseil de la Communauté française et le Parlement wallon (8 janvier 1992-12 avril 1995) qui ont bien évolué depuis 1981.
Avec ses collègues de la majorité, Georges Flagothier a en effet voté en 1988-1989 les dispositions de la  réforme de l’État, avant d’en adopter les approfondissements en 1992-1993. Sa présence continue au Sénat est surtout motivée par la volonté politique de réformer la loi de 1894 sur les mutuelles, en introduisant davantage de contrôle sur leurs activités, notamment par la création d’un Office de contrôle des Mutualités. Rapporteur de la Commission qui examine le projet de loi du ministre Philippe Busquin au Sénat, G. Flagothier défend la copie du gouvernement PS-PSC, soucieux de mieux contrôler mais aussi de préserver le système mutualiste. La nouvelle loi est adoptée durant l’été 1990. À la même époque, il se voit confier par le Conseil de la Communauté française la présidence du Fonds communautaire de garantie des bâtiments scolaires de l’enseignement subventionné libre et officiel. Président de la Démocratie-chrétienne jusqu’en 1995, président de l’Union chrétienne des Pensionnés de Liège, il exercera aussi la présidence de l’asbl de gestion du cdH.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 245-246

conseiller communal de Louveignée (1971-1976)
bourgmestre (1971-1976)
conseiller communal de Sprimont (1977-1994)
bourgmestre (1977-1993)
sénateur provincial (1977-1981)
membre du Conseil régional wallon (1980-1981)
sénateur coopté (1984-1985)
sénateur provincial (1985-1991)
sénateur (1992-1995)
membre du Parlement wallon (1992-1995)

Paul Delforge, décembre 2014