Fernand Kegeljan

Namur 24/02/1825, Namur 07/1910

Banquier, membre du Comptoir d’escompte de la Banque nationale de Belgique, responsable d’une entreprise de distribution, Fernand Kegeljan n’a eu d’autres occupations que la gestion financière où il a brillamment réussi, lorsqu’il s’engage dans les œuvres sociales. Sa belle-fille, Louise Godin, s’est mise en tête de construire un hospice à Salzinnes. Horticulteur passionné, il en dessinera les plans du jardin et l’aidera dans son projet inauguré en 1889. C’est à peu près à la même époque qu’il accepte d’entrer à la Commission administrative des hospices civils de Namur, qu’il finira par présider jusqu’en 1907. En 1894, il fait preuve d’un dévouement tel lors de l’épidémie de choléra que la ville lui décerne une récompense. Mais convaincu de la nécessité de remplacer l’hôpital Saint-Jacques devenu vétuste et insuffisant, il engage surtout les autorités locales à construire un hôpital civil moderne, digne de l’importance de Namur. S’impliquant personnellement dans toutes les étapes du processus, il choisit le terrain, contrôle les plans et contribue même financièrement à la construction de l’hôpital Saint-Camille (par l’organisation d’une souscription publique et en y allant de ses propres deniers), dans la plaine Saint-Nicolas. Le bâtiment est inauguré en 1902. Son fils, Franz Kegeljan est connu pour ses œuvres picturales.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse
Françoise JACQUET-LADRIER, Dictionnaire biographique namurois, Namur, Le Guetteur wallon, n° spécial 3-4, 1999, p. 146
Jacques TOUSSAINT, dans Nouvelle Biographie nationale, t. 7, p. 217-218

Paul Delforge, septembre 2012