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Levaux Laurent

Socio-économique, Entreprise

Liège 06/03/1956

Diplômé en Sciences économiques appliquées de l’Université catholique de Louvain (1979), lauréat du Prix du Ministre du Commerce extérieur, cet ingénieur commercial a une série de projets et de contrats en tête, au Pérou et en Afrique du Sud, mais il entame sa carrière en reprenant une PME liégeoise où travaillent une centaine de personnes ; il relève le challenge que lui a proposé le tournaisien Jean Losfeld et, en 1984, il revend la PME, avant de partir aux États-Unis compléter sa formation par un MBA à l’Université de Chicago (1985). À son retour en Europe, Laurent Levaux fonde une entreprise active dans les services à l’industrie, tout en étant associé-gérant pendant quatre ans auprès du bureau bruxellois de consultance Mc Kinsey. Durant ces années, Laurent Levaux conduit plusieurs dossiers de fusion d’entreprises et se forge la réputation d’un solide redresseur d’entreprises en difficultés.

À l’entame de l’hiver 1995-1996, il est d’ailleurs nommé administrateur délégué de l’entreprise CMI, où il défend et applique un « plan de renouveau » à l’horizon 1999, afin d’effacer les charges du passé et de donner des chances de redéploiement à la branche mécanique de Cockerill-Sambre. Disposant de 16 business units actives dans trois secteurs spécialisés différents (biens d’équipement, maintenance et services, fabrications spéciales), Cockerill Mechanical Industries connaît déjà une nouvelle jeunesse lorsqu’Usinor devient l’actionnaire principal de Cockerill-Sambre. Ayant évolué dans le secteur de la maintenance et des services sous la direction générale de Laurent Levaux, CMI devient un véritable spécialiste complet des équipements industriels que le Groupe Usinor s’empresse de revendre, en 2002, à un actionnariat privé indépendant. En 2004, CMI devient Cockerill Maintenance & Ingénierie. Pour Laurent Levaux, c’est le temps du changement.

En janvier 2003, il est nommé par le Conseil d’administration de la SNCB à la tête de sa division spécialisée dans le transport des colis. Le défi est de redresser rapidement ABX, qui emploie des centaines de personnes à travers le monde, et d’en faire une société rentable… à l’image du pari réussi avec CMI. Quittant Liège et le monde de la sidérurgie, Laurent Levaux abandonne la présidence d’Agoria Liège-Luxembourg, organe professionnel des patrons du secteur des fabrications métalliques, poste qu’il occupait depuis 2001 et qui lui avait donné l’occasion d’appeler à un renforcement du leadership des grosses entreprises, ainsi qu’à des mesures attirant les investisseurs et améliorant les relations sociales. A cette époque-là, il était aussi chargé de cours à HEC-ULg, où il a enseigné la stratégie internationale pendant dix années.

Dès 2005, l’action entreprise par le nouvel administrateur délégué d’ABX fait sentir ses effets. En 2006, le fonds britannique i3 se porte acquéreur d’ABX Logistics Worldwide qui sort définitivement de la SNCB au moment où elle réalise des bénéfices, avec la moitié du personnel en moins. Après la revente d’ABX à un groupe danois (été 2008), Laurent Levaux en devient vice-président, avant que « 3i » ne l’invite à reprendre la direction d’Aviapartner, société moribonde, employant 6.000 personnes, active dans le service aux passagers et un peu dans le cargo dans plusieurs aéroports (novembre 2008).

Administrateur indépendant d’EVS (2000), administrateur de la FN Herstal SA (2008) et de Bpost (2012), premier vice-président de l’Union wallonne des Entreprises, Laurent Levaux parvient à redresser la barre de l’opérateur dont il est le président exécutif et le président administrateur délégué. Après la fusion d’Aviapartner avec WFS (2012), il devient vice-président de la nouvelle société. En septembre 2013, Laurent Levaux est nommé au Conseil d’administration de Belgacom.

 

Sources

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse (Trends-LeVif)
Entreprendre, novembre 2007, n°11, p. 24-26