Roland Marchal

Charleroi 14/07/1952

Député wallon : *2004-2005*

Licencié en Philologie classique de l’Université catholique de Louvain (1975), professeur de latin et de grec au lycée de Berlaymont à Waterloo et au Collège Saint-Pierre à Uccle (1975-1977), Roland Marchal est sensibilisé à la problématique wallonne, adhère au Rassemblement wallon, fait la rencontre d’Étienne Duvieusart avant d’entrer comme attaché au Cabinet de Lucien Outers, ministre FDF de la Coopération au développement (juin 1977-mars 1979), puis du Commerce extérieur et de la Politique scientifique (avril 1979-janvier 1980). Quand les ministres FDF sont démissionnés d’office par le Premier ministre (janvier 1980), Roland Marchal devient secrétaire parlementaire à mi-temps du sénateur André Lagasse et, pour l’autre mi-temps, il monte une activité commerciale de vente de livres et de journaux à Charleroi, puis un dépôt de boulangerie. Secrétaire général de l’Office des Produits wallons (1979), propagandiste wallon, il devient le directeur de l’OPW entre 1988 et 1990 et sera agent itinérant à l’AWIPH.
Conseiller communal élu à Gerpinnes en octobre 1982 sur une liste qu’il a constituée, il fait alliance avec le PS et les IC en 1988 et devient Premier échevin, en charge de l’Environnement, des Fabriques d’église et de la Laïcité, de l’Agriculture, de la Participation et du Commerce (1989-1994). Échevin de l’Enseignement pendant une demi-législature (1995-1998), Roland Marchal devient bourgmestre de Gerpinnes à partir de mars 1998 conformément à l’accord de majorité conclu avec le PSC Fernand Antoine. En 2000, il signe une alliance avec le PRL cette fois, sous la forme d’un « Contrat d’avenir pour la commune ». Le bourgmestre Marchal est reconduit de 2001 à 2006, insistant pour disposer de la compétence du Folklore. En 2004, les Marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse seront reconnues comme patrimoine immatériel de la Communauté française. Il sera aussi à l’initiative de la procédure aboutissant au classement de l’ensemble des 15 marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Aux communales d’octobre 2006, Roland Marchal réalise le meilleur score personnel de toute l’entité de Gerpinnes (plus de 1.700 vp), mais il est renvoyé dans l’opposition par le jeu des nouvelles alliances, cdH et MR signant un pacte de majorité.
Membre du Rassemblement wallon en 1970, sensible à l’orientation politique du FDF (1980), Roland Marchal participe à l’expérience du Front pour une Nouvelle Force Politique en 1984, avant de rejoindre les rangs du PS (1985). Attaché auprès de divers cabinets ministériels, il milite au sein de Wallonie Région d’Europe à partir de 1986. Régulièrement présent sur les listes comme suppléant, il entre au Parlement wallon en juin 2004 lorsque Christian Dupont est appelé à des fonctions ministérielles ; le premier suppléant, Paul Ficheroulle, est déjà occupé à remplacer Jean-Claude Van Cauwenberghe. Quand ce dernier est contraint à la démission et retrouve son mandat de député wallon, R. Marchal accepte de se désister (6 octobre 2005) pour permettre à P. Ficheroulle de conserver son mandat. Son passage au Parlement wallon n’aura donc duré que quelques mois.
En mai 2006, R. Marchal remplace le président de l’ICDI à la tête du Conseil d’administration et du comité de direction de l’Intercommunale des Déchets, dont il fait partie depuis plusieurs années. Mais le scandale de l’ICDI entraîne Roland Marchal dans la tourmente. Dans le sillage de Lucien Cariat, les membres du comité de direction (dont Marchal) sont inculpés et impliqués dans un dossier judiciaire qui va durer six ans. Les structures dirigeantes du PS invitent Roland Marchal à faire un pas de côté. Conservant son mandat de conseiller communal, il abandonne sa place de chef de groupe à Alain Struelens et quand le pacte de majorité cdH-MR est rompu en pleine législature, Roland Marchal est tenu à l’écart de la nouvelle majorité cdH-PS (janvier 2010). Autre conséquence : en juin 2009, il n’est pas candidat au scrutin régional. C’est en juin 2012 qu’au terme d’un procès-fleuve, la justice rend son verdict : aucune charge n’est retenue contre Roland Marchal, qui est acquitté.
Réélu en octobre 2012 sur la liste socialiste où figure également son fils Marcellin, il est dépassé de 17 voix par ce dernier qui réalise, in extremis, le meilleur score de la liste PS. La loi interdisant aux deux Marchal de siéger ensemble au conseil communal, le père met un terme à sa carrière politique. 3e candidat à la province dans le district de Châtelet, il avait été débordé par la 4e candidate et les portes du conseil provincial s’étaient fermées devant lui. En mai 2013, il reçoit le titre de bourgmestre honoraire de Gerpinnes. Il exerce encore la présidence de l’association Parkinson et gère le Moulin banal de Gerpinnes qui a fait l’objet d’une restauration importante et devient un lieu de rendez-vous touristique incontournable.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2012
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 406-407

conseiller communal de Gerpinnes (1983-2012)
échevin (1989-1998)
bourgmestre (1998-2006)
député wallon (2004-2005)

Paul Delforge, décembre 2014