Marie d'Oignies

Nivelles vers 1177, Oignies 23/06/1213

Née de parents riches, alliés aux familles nobles du pays, Marie, future sainte Marie d’Oignies, témoigne très jeune d’une aversion pour la vie séculière. À quatorze ans, elle accepte toutefois l’union que lui proposent ses parents avec un jeune homme dénommé Jean. Mariée, elle se livre à une vie d’ascète et parvient à rallier son mari à sa foi.
Tous deux se retirent à la léproserie de Willambroux, près de Nivelles, et se mettent au service des malades durant plusieurs années. Les miracles et guérisons qu’on attribue à Marie amènent rapidement de nombreux visiteurs et celle-ci décide de quitter Willambroux pour le monastère d’Oignies, fondé par Gilles de Walcourt et ses frères, sur les bords de la Sambre, où bientôt, comme à Willambroux, sa présence attire nombre de pèlerins.
C’est à Oignies que Marie rencontre le théologien Jacques de Vitry, qui devient son ami et confident. On doit à ce dernier la biographie de Marie, la Vita Mariae Oigniacensis, rédigée vers 1215, à la demande de l’évêque de Toulouse, Foulques, qui avait rencontré Marie D’Oignies, après avoir été chassé de son diocèse par les Albigeois.

Léopold GENICOT (dir), Histoire de la Wallonie, Toulouse, Privat, 1973, p. 180
Léopold GENICOT, Racines d’espérance. Vingt siècles en Wallonie, par les textes, les images et les cartes, Bruxelles, Didier Hatier, 1986, p. 88
Henri PIRENNE, dans Biographie nationale, t. 13, col. 716-718

Marie Dewez, décembre 2014