Guy Namurois

Liège 5/01/1961, Liège 19/02/2012

Sportif de haut niveau, Guy Namurois avait opté pour l’athlétisme où il fait une carrière moyenne de décathlonien sans décrocher de titres majeurs, tout en réalisant un top 20 dans le décathlon belge avec 7.181 points. Il pratique aussi le volley-ball (1982-1987) et le basket-ball (1989-1991). Licencié en Éducation physique de l’Université de Liège, il a cependant très tôt conscience de l’importance de la préparation physique pour les sportifs quelle que soit la discipline pratiquée. Assistant à l’Université de Liège, il se spécialise dans ce domaine et contribue à l’émergence de personnalités comme Dominique Monami (1991-1998) et Justine Henin en tennis, ou la judokate Nicole Flagothier. Il apporte aussi son expérience à Jean-Michel Saive en tennis de table (1998-2000), mais il s’oriente vers les sports collectifs. C’est tout d’abord le FC Liégeois qui lui fait confiance (1993-1997), puis le club de Namur (1997-1999) et celui d'Eupen (2000-2002). Attiré par le ballon orange, il s’occupe du Basket Club Pepinster durant la saison 2001-2002, avant d’intégrer le club de football du Standard de Liège (2002-2006, 2006-2012) : quand l’équipe décroche les titres de champion en 2008 et 2009, on prête alors davantage d’attention au travail préparatoire effectué par le discret Guy Namurois. Responsable des Élites de haut niveau de la Communauté française (2006), il devient conseiller auprès de la Cellule d’Aide à la performance de l’ADEPS. En février 2012, un arrêt cardiaque prive le sport wallon d’un expert unanimement apprécié. En septembre 2012, Guy Namurois est élevé, à titre posthume, au rang de chevalier du Mérite wallon.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse

Paul Delforge, septembre 2012