Nestor-Hubert Pécriaux

Bray 12/03/1939

Député wallon : 1981-1985 ; 1985-1987 ; 1988-1991

Licencié en Psychopédagogie de l’Université de l’État de Mons, professeur à l’Athénée de Bruxelles 2, Nestor-Hubert Pécriaux est ensuite désigné à l’École normale de l’État à Mons, puis à l’Institut technique de Morlanwelz et enfin à l’École normale provinciale Fernand Hotyat. Dans le même temps, il milite au sein du parti socialiste. Élu conseiller communal en octobre 1970, il prête d’emblée le serment de bourgmestre à Morlanwelz-Mariemont (1971-1976). Après la fusion des communes, il reste le bourgmestre socialiste de la nouvelle entité jusqu’en décembre 2000.
Élu sénateur en novembre 1981 dans l’arrondissement de Charleroi-Thuin, Nestor-Hubert Pécriaux va siéger durant dix années tant à la Haute Assemblée qu’au Conseil de la Communauté française et au Conseil régional wallon (1981-1991). Ayant raté sa réélection directe en novembre 1991, il est repêché par son parti et siège comme sénateur provincial du Hainaut (1992-1995). Membre des Commissions Relations extérieures et Commerce extérieur (1987-1991), membre de la Commission spéciale Gladio au Sénat (1991), président de la Commission de la Défense du Sénat (1992-1995), il est spécialisé dans les questions militaires et de stratégie, et ne cache pas sa préférence pour les Affaires étrangères. De 1983 à 1995, il est membre de l’Assemblée du Conseil de l’Europe. Au sein du PS, il préside avec Michel Daerden une Commission sur la Transparence en matière de dépenses électorales (1991). En 1988-1989 et en 1992-1993, il contribue à l’approfondissement de la réforme institutionnelle, à l’accroissement de l’autonomie de la Wallonie et à la reconnaissance de la Région de Bruxelles-Capitale. Pour Pécriaux qui reste attaché à une Belgique francophone, il s’agit là de modifications profondes qui doivent permettre de faire face aux difficultés économiques et sociales que connaît particulièrement son arrondissement.
Vice-président de l’Itradec (1991), responsable de l’association des enseignants socialistes, Nestor-Hubert Pécriaux n’est plus en place utile sur les listes de son parti, lorsque sont organisées les élections fédérales et régionales du 21 mai 1995. Il consacre dès lors tout son temps à la gestion devenue difficile de sa commune de Morlanwelz.
Depuis 1988, sa majorité absolue s’est réduite et, en janvier 1995, l’élection surprise du PSC Marceau Mairesse comme échevin perturbe les réunions du collège et la défection d’un élu socialiste oblige le maïeur à conclure une alliance avec les libéraux. D’autres difficultés surgissent au sein de la Fédération socialiste de Thudinie, si bien qu’en 2000, Nestor-Hubert Pécriaux rallie une « Fédération du mouvement socialiste de l’arrondissement de Thuin » et présente sa propre liste en octobre. La Liste du Maïeur alliée au Mouvement des citoyens pour le changement (LDM-MCC) n’obtient qu’un seul siège, celui de N-H. Pécriaux qui, en octobre 2006, se retire définitivement du sérail politique après trente-cinq années d’activité communale.

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 481-482

conseiller communal de Morlanwelz (1971-2006)
bourgmestre (1971-2000)
sénateur (1981-1991)
membre du Conseil régional wallon (1981-1991)
sénateur provincial du Hainaut (1992-1995)

Paul Delforge, décembre 2014