Poppon

Deynze 973, Marchiennes 21/01/1048

Avant de se tourner vers l’Église, le réformateur et futur abbé de Stavelot Poppon embrasse la carrière de chevalier. Entré au monastère de Saint-Thierry à Reims, il fait la rencontre de Richard de Saint-Vannes, vers 1008, qui le nomme prieur du monastère de Saint-Vaast.
En 1020, Henri II le fait abbé de Stavelot, à la mort de Bertrand. C’est ici que commence sa carrière de réformateur. Avec quelques moines, il instaure une discipline austère au monastère de Stavelot-Malmedy. Il y construit également un nouveau monastère et une nouvelle église et enrichit le trésor d’objets d’art. Son action vise, en effet, à développer le culte des reliques, à renouveler et agrandir les édifices religieux, à promouvoir les études et les arts et à assurer la prospérité matérielle de la maison.
Après Stavelot, Poppon réforme le monastère de Saint-Laurent à Liège, où, après de nombreuses difficultés, il assure sa prospérité durant un demi-siècle. Chargé de la direction du monastère de Saint-Trond, il intervient encore à Waulsort, mais aussi dans le diocèse de Cambrai, dans les abbayes de Saint-Ghislain, de Haumont, de Saint-Vaast et de Marchiennes, où il mourut.

Alfred CAUCHIE, dans Biographie nationale, t. 18, col. 43-53.
Paul GUÉRIN, Les Petits Bollandistes : vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des martyrs, des pères, des auteurs sacrés et ecclésiastiques, des vénérables et autres personnes mortes en odeur de sainteté, t. 1 : Du 1er au 26 janvier, p. 609-612

Marie Dewez, décembre 2014