Annick Saudoyer

Mouscron 16/10/1962

Député wallon : *2001-2004 ; 2009-2014

Licenciée en Éducation physique de l’Université libre de Bruxelles (1985), professeur puis sous-directrice de l’Institut technique de la Communauté française à Mouscron, Annick Saudoyer s’est distinguée dans des compétitions de natation nationales et internationales, sous l’œil vigilant d’un père directeur d’une école primaire et militant socialiste acharné.
Conseillère communale de Mouscron élue en octobre 1988, elle accède à un échevinat, en charge des Sports, de la Jeunesse et de la Qualité de vie/Environnement, dans le collège PSC-PS dirigé par Jean-Pierre Detremmerie à partir de janvier 1995. Partagée entre la poursuite de son mandat local et l’entame d’une carrière parlementaire régionale – le cumul des deux n’étant pas autorisé par les statuts du PS de Wallonie picarde – elle accepte finalement de remplacer Christian Massy – démissionnaire – au Parlement wallon, le 12 mars 2001, et abandonne son échevinat. À son tour, elle démissionne du Parlement wallon et du Parlement de la Communauté française où les dossiers liés à la jeunesse et à l’enseignement avaient sa préférence, quand elle est élue à la Chambre dans la grande circonscription électorale du Hainaut (5 juin 2003). Elle pâtira cependant du résultat global du PS en 2007 et perd son mandat parlementaire. De 2007 à 2009, elle est désignée à la tête de l’Athénée de Mouscron.
Entre-temps, en octobre 2006, quand la coalition a été reconduite au Conseil communal de Mouscron, sous la direction du cdH Alfred Gadenne, Annick Saudoyer a préféré renoncer à un échevinat, tout en acceptant la présidence des Habitations à bon marché et celle de l’USC de Mouscron (janvier 2007). Mais lors du scrutin de juin 2009, elle enlève le deuxième mandat PS dans la circonscription de Tournai-Ath-Mouscron et retrouve le Parlement wallon. Elle va y siéger jusqu’en 2014.
Cependant, le paysage politique de Mouscron est en pleine effervescence. Après Jean-Pierre Detremmerie au cdH, c’est Jean-Pierre Perdieu qui est pris dans la tourmente et contraint de démissionner du Collège communal en juin 2010. Présidente de l’asbl « Futur aux Sports » (2009), Annick Saudoyer le remplace et, Première échevine, est en charge de l’Instruction publique et des Sports. Elle quitte alors la vice-présidence de l’IEG et la présidence de l’USC de Mouscron. Alors que la campagne électorale en vue de 2012 voit Christiane Vienne et Annick Saudoyer se disputer le leadership du PS avec retenue, les résultats du 14 octobre sèment la discorde dans les rangs de l’USC. Le PS est en recul (-4,5% et 2 sièges en moins), mais le cdH est disposé – malgré sa majorité absolue – à poursuivre l’expérience d’une coalition avec Annick Saudoyer. En interne, le PS désavoue à la fois Christiane Vienne et Annick Saudoyer, si bien que le cdH tend la main au MR, repoussant le PS dans l’opposition après dix-huit années au collège. La gestion des tensions internes au PS, ses activités de conseillère communale de Mouscron, et la fondation de « l’ordre des ébaillies », une association qui met en valeur les femmes actives de Mouscron (septembre 2013), pèsent quelque peu sur le travail de la parlementaire wallonne. En mai 2014, elle n’est plus candidate à un mandat au Parlement wallon. Deuxième suppléante, elle figure sur la liste PS présentée à la Chambre fédérale dans la circonscription provinciale du Hainaut.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 509

conseillère communale de Mouscron (1989-)
échevine (1995-2001)
députée wallonne (2001-2003)
députée fédérale (2003-2007)
députée wallonne (2009-2014)
échevine (2010-2012)

Paul Delforge, décembre 2014