Charles-Nicolas Simonon

Liège 05/05/1774, Liège 20/01/1847

Grand bourgeois, lettré, érudit et artiste, Charles-Nicolas Simonon a l’avantage d’être un rentier de la campagne du Val-Benoît, à Liège. Son souhait premier est de faire œuvre de philologue et de traiter la langue wallonne comme un objet d’étude. Sur les traces de son père, il poursuit un vocabulaire wallon, s’intéresse à l’étymologie et à la grammaire wallonnes et invente un système orthographique phonétique qui lui permet de décrire de manière cohérente la langue qu’il étudie.
Mais, bien plus que son œuvre de philologue, c’est son œuvre de poète qui lui assure la postérité. Perçu plus tard comme un écrivain de transition, Simonon est celui qui élargit la poésie strictement liégeoise à un propos ouvert sur ce qui deviendra la Wallonie. Il est également l’un des premiers à s’essayer à une écriture lyrique. Son poème majeur, Li côparèye, qui regrette la disparition de la cloche de la cathédrale Saint-Lambert, joue clairement du sentiment de la nostalgie. Avec ses accents lyriques, Simonon a séduit une large partie de la population liégeoise et annonce déjà l’œuvre de Nicolas Defrecheux.

Bibliothèque des dialectes de Wallonie (MVW), Dossier SIMONON.
DEFRECHEUX, Joseph, Biographie Nationale, t. 22, 1914-1920, p. 580-586.
PIRON, Maurice, Anthologie de la littérature wallonne, Liège, Mardaga, 1979, p. 97.

Musée de la Vie wallonne - Baptiste Frankinet, janvier 2014