Théophile Toussaint

Châtelineau 23/04/1927, Châtelineau 4/01/2005

Député wallon : 1980-1981 ; 1981-1985 ; 1985-1987 ; 1988-1991

Technicien en aéronautique, Théophile Toussaint devient chef de service aux usines Fairey de Gosselies et est chargé de cours à l’École industrielle de Farciennes. Conseiller communal socialiste de Châtelineau élu en octobre 1958, il devient le bourgmestre de la localité en janvier 1965 et le demeure jusqu’à la fusion de la commune avec Châtelet (1965-1976). Éphémère président du Comité d’action et d’animation économique de Charleroi, il s’attache à moderniser sa commune et à provoquer un mouvement de rénovation industrielle dans le bassin de Charleroi. Président du Conseil provisoire d’agglomération, il ne parvient pas à donner vie à cet outil destiné à assurer davantage de cohésion politique et économique au pays de Charleroi. Président du « Foyer moderne », Premier échevin de Châtelet de 1977 à 1980, il redevient bourgmestre en janvier 1980, moment où il succède à Marcel Van Mechelen conformément à un accord politique. Le leader socialiste dispose d’une large majorité absolue qu’il conservera lors des scrutins d’octobre 1982 et 1988.
Conseiller provincial du Hainaut (1965-1971), Théo Toussaint est élu au Sénat fin 1978 dans l’arrondissement de Charleroi-Thuin, en pleine crise institutionnelle. Quelques mois plus tard, il contribue à l’adoption des lois spéciale et ordinaire des 8 et 9 août 1980, posant les bases d’une régionalisation définitive, hormis pour Bruxelles. Dès le 15 octobre, le sénateur siège au sein du nouveau Conseil régional wallon. Il avait déjà pris part aux travaux et aux sessions du Conseil de la Communauté française (1978-1991) et y ajoutera désormais les séances du Conseil régional wallon (1980-1991), puisqu’il est régulièrement réélu au Sénat au cours des années ’80. En 1988 et 1989, celui qui est alors vice-président du Sénat (1988-1991) vote la communautarisation de l’enseignement, la régionalisation de nombreuses compétences et la reconnaissance de Bruxelles-Capitale. En avril 1989, c’est une question du sénateur socialiste carolorégien qui permet au Premier ministre Wilfried Martens de clarifier définitivement la nouvelle procédure décidée par son gouvernement pour tenter de mettre un terme au « carrousel fouronnais ». Théophile Toussaint se voit aussi confier par le ministre wallon André Cools la mission de simplifier les nouvelles modalités du financement des communes et de la nouvelle répartition du Fonds des communes.

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 540-541

conseiller communal de Châtelineau (1965-1976)
bourgmestre (1965-1976)
conseiller provincial du Hainaut (1965-1971)
conseiller communal de Châtelet (1977-1994)
échevin (1977-1980)
sénateur (1979-1991)
bourgmestre (1980-1994)
membre du Conseil régional wallon (1980-1991)

Paul Delforge, décembre 2014