François Walschartz

Liège 1595 ou 1597, lieu inconnu 1665/75 ou 1678

Fils d’un orfèvre originaire d’Anvers venu se fixer à Liège, François Walschartz est l’un des représentants majeurs de l’école liégeoise de peinture au XVIIe siècle. À une époque où l’école de Rubens et l’art flamand brillent de mille feux, les artistes de l’école de Liège sont davantage attirés par ce qui se fait en Italie et en France. Au sein de cette école, François Walschartz présente la particularité de s’être nourri, à Anvers, pendant deux ans, au style de Rubens, avant de ne retenir que les leçons du Caravage. Peu d’œuvres de Walschartz ont été conservées, mais il ne s’agit ni de peintures de mœurs, ni de scènes de chasse ou de natures mortes truculentes ; la thématique est avant tout religieuse, ce qui ne doit pas étonner pour un artiste vivant au cœur d’une puissante principauté ecclésiastique. Le style, quant à lui, s’inspire du sud, du « caravagisme ». On y observe une tendance à la représentation fort réaliste des personnages, saisis dans leur spontanéité et leur humanité. L’Adoration des Bergers et L’Adoration des Mages ont été réalisées pour l’église Saint-Antoine à Liège. Sa Sainte Famille (huile sur toile du milieu du XVIIe siècle, conservée à Malmedy, dans la chapelle des Capucins) est considérée comme son œuvre majeure.

Jacques HENDRICK, dans La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts - culture, t. II, p. 233, 240-241
Pierre-Yves KAIRIS, Le peintre François Walschartz et l’Adoration des bergers du maître-autel, Actes du colloque « Foy Notre-Dame : art, politique et religion », Dinant, 26 mai 2009, dans Annales de la Société archéologique de Namur, t. 83, 2009, p. 119-129.

Paul Delforge, septembre 2012