Bernard Serin

Officier
(
2012
)

Né en 1950 à Le Pouget, en France, Bernard Serin est ingénieur de l’ESPCI ParisTech. Après ses études, il hésite entre la physique et la chimie. Il s'oriente alors vers la sidérurgie, matière qui allie ses deux passions. Son avenir de chercheur semble tout tracé mais, en 1975, il choisit la voie industrielle, au sein du groupe Sacilor. Il s'occupera de recherche, avant de devenir chef de service aux laminoirs.

A l'âge de 40 ans, il prend la direction des trois filiales américaines du groupe Sacilor. La culture sociale américaine diffère de ce qu'il a connu en Europe. Dès lors, Bernard Serin prend l'habitude de s'adapter au contexte socio-culturel de ses interlocuteurs. De retour en Europe, il deviendra le patron de la sidérurgie française avant d'arriver en Wallonie en 1999, où il succédera au duo Jean Gandois - Philippe Delaunois à la tête de Cockerill-Sambre. Bernard Serin aborde la fonction avec un esprit ouvert : « J'avais encore en tête la différence de culture rencontrée aux États-Unis. J'ai donc mis un point d'honneur à respecter le paysage wallon ».

En 2002, lors de la fusion des trois grands groupes, pour des raisons personnelles, il décide de suivre une autre route. Des négociations avaient été engagées pour éloigner la filiale Cockerill Mechanichal Industry (CMI) du groupe Arcelor. Bernard Serin va les mener à leur terme, en accord avec les banques, le Gouvernement wallon et les syndicats. Il rachète alors CMI, rebaptisée, depuis, Cockerill Maintenance & Ingénierie. L'entreprise redevient rapidement rentable en se concentrant sur la maintenance industrielle et en vendant son savoir-faire dans le domaine de l'armement.

En dix ans, CMI a doublé son chiffre d’affaires, traduisant cette croissance par plus de 850 embauches à Liège. L’entreprise est ainsi devenue une véritable vitrine du savoir-faire wallon au niveau mondial. Elle est, notamment, présente au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine et aux Etats-Unis.

Français d’origine, Bernard Serin se définit volontiers comme Wallon d’adoption. C’est donc naturellement qu’il s’implique dans la promotion de sa Région et dans son redressement économique. Convaincu que l’avenir wallon passe également par la culture, l’éducation et le sport, il est très actif dans de nombreuses associations comme le Groupement de Redéploiement Economique de Liège (GRE), s’investit dans le mécénat et la restauration du Château Cockerill à Seraing, tout en participant à la vie folklorique wallonne.

Le 13 septembre 2012, Bernard Serin est élevé au rang d’officier du Mérite wallon.

Bernard Serin

Pour toujours, j’ai la Wallonie au cœur. Merci à elle de m’avoir donné plus de force, plus d’envie, plus de chaleur, plus d’amitié, tout ce qui permet de viser plus haut, d’aller plus loin.

Septembre 2012