Le comté de Hainaut au XIVe siècle

Partisan de régler les conflits par la conciliation et des traités, Guillaume Ier d’Avesnes renonce à diverses possessions sur la rive gauche de l’Escaut pour satisfaire son voisin, le comte de Flandre (1310-1323). Avec le duc de Brabant notamment, il conclut des alliances de défense commune (1309). Cette diplomatie visant à assurer la paix est élargie en 1334 : à l’exception du comté de Flandre et de la principauté de Liège, l’alliance lie les territoires entre Rhin et mer du nord, à savoir l’archevêché de Cologne, le comté de Juliers, la Gueldre, la Frise, la Hollande, la Zélande, le Brabant et le Hainaut. Cette paix est particulièrement profitable à l’industrie et au commerce du Hainaut.
Concernant les seigneuries de Lessines et de Flobecq (les Terres de Débats situées sur la rive droite de l’Escaut), le comte de Hainaut installé à Mons se montre plus ferme. Pour trancher le différend qui les oppose, Guillaume et Louis de Nevers confient à six prudhommes l’arbitrage sur ces terres que revendique la Flandre. En 1333, le verdict tombe : les Terres de Débats seront désormais hennuyères, malgré l’appétit du duc de Brabant (1366).
En 1345, Guillaume II d’Avesnes (fils de Guillaume Ier) meurt sans héritier. Sa sœur, Marguerite, lui succède. En 1324, elle avait épousé Louis IV de Wittelbach, qui sera empereur de 1328 à 1347. Appartenant à une grande famille de Bavière, ce dernier s’engage « à ne jamais céder, diviser ni engager les comtés de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de la seigneurie de Frise ».


Références
ANA ; Ar73 ; Bo ; DCM17 ; DCM20 ; DCM22 ; DCM24 ; Er35 ; Er-Cover ; WPH01-219


Institut Destrée (Paul Delforge et Marie Dewez) - Segefa (Pierre Christopanos, Gilles Condé et Martin Gilson)