Socio-économique
8 octobre 1633
Création de la société d'exploitation des mines de Vedrin

Suite à la découverte, en 1612, de la présence de plomb dans le sous-sol de la région de Vedrin (en particulier au lieu-dit la Mouzée), Jean Moniot obtient des magistrats de Namur le droit et le monopole de leur exploitation, mais plusieurs maîtres de forge, leurs ouvriers et les propriétaires de terrains se vont se disputer ces gisements à un point tel qu’un contrat d’exploitation doit être établi pour faire cesser les rivalités. C’est ainsi que le 7 octobre 1633 sont définies les modalités de fonctionnement d’une association chargée « de l’exploitation des veines de plomb découvertes et à découvrir sur le territoire de Vedrin, Frizet, Saint-Marc, Cognelée, Daussoulx, Emines, Bouge et Gelbressée ». Il s’agit là du gisement le plus important des Pays-Bas. Parmi les actionnaires de « l’Association à la Traite des Plombs de Vedrin », on trouve Jean Moniot, le duc d’Arenberg, le gouvernement autrichien via le collège des Jésuites de Namur, « l’école dominicale de Namur », ainsi que des particuliers en l’occurrence cinq maîtres de forge, des ouvriers et leurs descendants. Cette Société est l’une des plus anciennes compagnies capitalistes du pays wallon. Après 1789, la « société des mines de Vedrin » passe aux mains de la République.