Charleroi

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La statue de Jules Destrée

Statue de Jules Destrée à Charleroi  © IPW

Cette statue monumentale en bronze due au sculpteur Alphonse Darville (1910-1990, originaire de Mont-sur-Marchienne et directeur de l’Académie des Beaux-Arts de Charleroi qu’il fonda en 1946) représente Jules Destrée sous les traits de l’homme de dialogue, simple et en mouvement, une main tendue vers le haut. Elle fut commandée par la ville de Charleroi, mais l’initiative avait été lancée par le député permanent René Thône en 1956, puis relayée par les autorités communales. Inaugurée le 23 juin 1957 en présence du roi Baudouin, elle deviendra un lieu de rassemblement du Mouvement wallon dès 1959 suite à la décision du Directoire de Wallonie libre d’y organiser un rendez-vous annuel le premier dimanche de septembre.

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Adresse : 
Boulevard Audent, 6000 Charleroi
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Statue de Jules Destrée
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L'hommage à René Dethier

Une plaque commémorative en l’honneur du poète René Dethier, fondateur de la revue d’art La Jeune Wallonie, en 1906, fut apposée en décembre 1911 sur le pignon droit de la maison de ses parents, un peu plus d’un an après le décès de Dethier en juillet 1910 à l’âge de 22 ans. Elle porte un médaillon en bronze présentant en relief le profil du poète, sculpté par Joseph Van Hamme. Une dédicace rappelle sa brève action militante : « À René Dethier, directeur de la “Jeune Wallonie”, ses confrères, ses vrais amis reconnaissants ».

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Adresse : 
Avenue Marius Meurée, 63, 6001 Charleroi (Marcinelle)
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Hommage à Renier Dethier
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Le monument à Arille Carlier

Lieu de mémoire important pour le Mouvement wallon, le monument qui célèbre la mémoire d’Arille Carlier185 fut inauguré le 5 octobre 1969 sur un square aménagé spécialement à cet effet. Il se présente sous la forme d’une imposante pierre sur laquelle se trouve un médaillon à l’effigie de Carlier, réalisé par le sculpteur Alphonse Darville, également auteur de la statue de Jules Destrée au boulevard Audent à Charleroi. Initiative du Mouvement wallon, le monument fut érigé grâce à une souscription lancée en 1968 par Wallonie libre, l’Institut Jules Destrée et la commune de Dampremy. Depuis son inauguration, un hommage est rendu devant le monument à l’occasion des fêtes de Wallonie en présence de plusieurs associations et personnalités représentant le Mouvement wallon. Hormis cette célébration annuelle, le monument fut le témoin de deux manifestations particulières : une séance solennelle à l’occasion du dixième anniversaire de la disparition d’Arille Carlier en 1973, une autre pour le centième anniversaire de sa naissance en 1987. Depuis lors, le président de l’Institut Jules Destrée prononce un discours devant le monument à l’occasion des fêtes de Wallonie.

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Adresse : 
Avenue du Centenaire, 6020 Charleroi (Dampremy)
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Monument à Arille Carlier
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L'hommage à Orsini Dewerpe

Le monument dédié à Orsini Dewerpe à Jumet © IPW

Auteur, compositeur, musicien et chanteur wallon, Orsini Dewerpe, né en 1887, fut actif dans toute la Wallonie, principalement dans les années 1930. Auteur de nombreuses chansons célébrant sa région, parmi lesquelles « En Wallonie ! » dédiée à Paul Pastur et « Amis, chantons la Wallonie », il fut proche des revendications du Mouvement wallon et se tint informé des actions de la Wallonie libre clandestine jusqu’à son décès à Jumet le 19 août 1943.

En 1954, Wallonie libre décida d’apposer une plaque commémorative en bronze sur son domicile, en hommage à son patriotisme wallon. Un buste de l’artiste réalisé par le sculpteur Jean Delcourt (né à Felenne en Ardenne en 1939) se trouve également depuis 2000 devant l’Athénée de Jumet, dont Dewerpe fut directeur alors qu’il s’agissait encore de l’École moyenne ; l’établissement scolaire porte aujourd’hui son nom.

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Adresse : 
Rue Dewerpe, 12, 6040 Charleroi (Jumet)
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Hommage à Orsini Dewerpe
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Le buste de Jules Destrée à Charleroi

Situé sur la Grand-Place de Marcinelle et adossé à un muret derrière l’église romane Saint-Martin, un petit monument à Jules Destrée a été le lieu de commémorations liées au Mouvement wallon, à l’initiative de la commune de Marcinelle, à partir de 1950. Composé d’un élément principal en pierre, le monument comporte une colonne sur laquelle est placé un buste en bronze de Jules Destrée au visage expressif, oeuvre du sculpteur et graveur bruxellois Armand Bonnetain (1883-1973). Un autre exemplaire de ce buste, en pierre, se trouve au palais des Académies à Bruxelles et un troisième, en bronze lui aussi, est installé dans un des halls du palais de Justice de Bruxelles.

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Adresse : 
Grand-Place de Marcinelle, 6001 Charleroi
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Buste de Jules Destrée à Charleroi
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La Marche ou Tour de la Madeleine de Jumet

Dimanche le plus proche du 22 juillet


La Marche ou Tour de la Madeleine de Jumet © BELMAR / èl Môjo dès Walons

Tous les documents anciens renseignent la Madeleine en tant que manifestation uniquement religieuse. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la Madeleine devient une procession accompagnée de figurants formant des troupes en armes et revêt dès lors un caractère folklorique. Ceci n’exclut pas que des soldats accompagnaient les processions antérieures ; cependant leur mission était de rehausser de leur présence les cérémonies officielles. Par ailleurs, dans le cadre des marches, les soldats n’ont pas véritablement embrassé la carrière militaire, il ne s’agit que de figurants. Malgré le fait que l’origine de la procession nous soit inconnue, divers éléments indiquent qu’elle est vieille de plusieurs siècles.

 


La Marche ou Tour de la Madeleine de Jumet © BELMAR / èl Môjo dès Walons

Aujourd’hui, la marche de la Madeleine attire chaque année les foules qui viennent admirer environ deux mille marcheurs portant des uniformes des armées russe, américaine, française, turque ou encore canadienne. La journée débute par la messe des pèlerins qui se célèbre à quatre heures du matin à la Chapelle de Jumet-Heigne. A la fin, les cloches sonnent à toutes volées, les tambours crépitent, les clairons éclatent, la procession-marche de la Madeleine s’ébranle. Les reliques de Marie-Madeleine sont suivies par les pèlerins et, à distance, par le premier groupe de marcheurs. Le tour passe par les communes de Roux, Courcelles, Viesville, Thiméon et Gosselies – un périple de 22 km. La particularité de cette marche est l’étrange « danse » des marcheurs au lieu-dit de « Terre à l’danse ». Son origine est à chercher dans une légende. La très chrétienne châtelaine Marie-Madeleine était victime de la peste ; afin d’implorer sa guérison, une procession fut mise en place. Alors qu’elle touchait à sa fin, un cavalier annonça le miracle : la châtelaine était guérie. De joie, tout le monde se mit à danser.

 


LLa Marche ou Tour de la Madeleine de Jumet © BELMAR / èl Môjo dès Walons

 

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Marche ou Tour de la Madeleine de Jumet
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L'hôtel de ville de Charleroi

Inauguré en 1936, l’hôtel de ville de Charleroi est un monumental édifice classique aux accents Art déco réalisé selon les plans des architectes Joseph André et Jules Cézar. Il allie les marbres rouges et noirs avec le bronze, le laiton et le fer forgé. Surmonté d’un imposant beffroi, l’édifice comprend un rez-de-chaussée et deux étages. La toiture est couronnée  d’un campanile en bronze surmonté d’une lanterne. La façade principale est construite en pierre bleue et blanche. L’étage est composé d’une grande colonnade et le bâtiment surmonté d’un important attique.  L’intérieur est décoré de nombreuses statues qui visent à exalter le triomphe de la ville, sa prospérité et sa richesse indus-trielle. Le hall d’honneur, presque entièrement couvert de marbres, est la pièce maîtresse de la bâtisse.  Chef-d’œuvre de l’architecture civile, l’hôtel de ville a vu son beffroi inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco.  L’ensemble du bâtiment est reconnu patrimoine exceptionnel de Wallonie.

1938 : le premier Congrès culturel wallon. Organisé du 11 au 13 novembre 1938 dans la salle des mariages, le premier Congrès culturel wallon est avant tout l’occasion de fêter le vingt-cinquième anniversaire de l’Assemblée wallonne, à l’origine de l’initiative. Ce Congrès « n’a pas pour but d’aider à l’épanouissement ou à l’affirmation d’une culture wallonne, mais de défendre la Culture tout court. Le Congrès est au surplus wallon parce que seuls les Wallons y traitent de leurs affaires, en famille ». Composé de soixante-cinq sections, le programme du Congrès est vaste et imposant (politique culturelle, science, musique, théâtre, littérature, beaux-arts, folklore, tourisme…). En marge du Congrès, des expositions et animations musicales sont proposées. Néanmoins, malgré le nombre important de communications, le Congrès rassemble peu de monde et se clôt donc sur un succès en demi-teinte. Une association culturelle wallonne, dont le siège est fixé à Bruxelles, est également créée au cours de ce Congrès.

1961 : la première assemblée générale de l’Institut Jules Destrée. Héritier de la Société historique pour la défense et l’illustration de la Wallonie, l’Institut Jules

Jules Destrée Jules Destrée

© Institut Emile Vandervelde

Destrée est né de la volonté de créer une association culturelle wallonne. Le 13 janvier 1960, la préfète du lycée de Charleroi Aimée Lemaire et quelques autres personnes parmi lesquelles Arille Carlier décident de faire renaître l’ancienne société historique sous ce nouveau vocable. La première assemblée générale, le 13 avril 1961, est l’occasion de faire le bilan d’une première année d’activités. Un nouveau comité est constitué, sous la présidence de Maurice Bologne. Actuellement, l’Institut Jules Destrée est toujours en activité, sur les bases de la réorganisation de 1987 : animation, édition et recherche. Il a notamment assuré l’édition de la monumentale Encyclopédie du Mouvement wallon dirigée par Paul Delforge.

De 1933 à 1998 : d’autres grands moments. C’est également dans la grande salle des fêtes de l’hôtel de ville de Charleroi que se tint le 16 avril 1988 à l’initiative de José Happart, dans un contexte de crise institutionnelle, le Congrès constitutif du mouvement « Wallonie, Région d’Europe », au cours duquel 1.500 à 2.000 militants revendiquèrent le transfert à la Région de nouvelles compétences significatives accompagnées des moyens financiers adéquats, qui furent en grande partie obtenues les jours suivants dans le cadre de la troisième réforme de l’État.

L’hôtel de ville de Charleroi fut donc le siège d’événements majeurs de l’histoire du Mouvement wallon, mais également le théâtre de nombreuses autres manifestations à l’occasion de réunions militantes se déroulant ailleurs à Charleroi. Le bourgmestre de Charleroi recevait, en effet, régulièrement les congressistes pour une réception d’ouverture de leur Congrès ; ce fut notamment le cas à l’occasion du Congrès de la Concentration wallonne du 17 décembre 1933, du second Congrès national wallon le 11 mai 1946, ou encore de la session extraordinaire du Congrès national wallon du 26 mars 1950.

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Place Charles II, 6000 Charleroi
Plaque commémorative : 
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Hôtel de ville de Charleroi
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L'Université du Travail

L’Université du Travail de Charleroi : lieu de naissance de l'Assemblée wallonne

En juillet 1901, le jeune avocat socialiste Paul Pastur suggère la création d’un grand ensemble scolaire et muséal consacré à l’industrie. Son idée est à la base de la réalisation d’un imposant complexe. Construits selon les plans d’Albert et Alexis Dumont, les bâtiments de l’Université du Travail sont inaugurés en mai 1911. Chef-d’oeuvre de l’architecture néoclassique, le bâtiment Gramme en constitue la construction principale.

Paul Pastur (1866-1938)

© Institut Emile Vandervelde 

On y accède par un escalier monumental à un hall comportant un portail s’ouvrant par trois arcades enrichies de vitraux d’inspiration Art nouveau représentant les piliers de l’industrie régionale : le charbon, le verre et le fer. La principale innovation de ce bâtiment réside dans les deux grandes verrières constituant les pignons des deux grandes halles que réunit la colonnade.

En 1913, l’Université du Travail est divisée en trois écoles : l’École industrielle, l’École professionnelle du jour et les Écoles professionnelles du soir et du dimanche. Ces bâtiments, dont le plus récent date de 1962, forment encore aujourd’hui un imposant ensemble, le plus grand complexe d’enseignement de la région de Charleroi.

1950 : le sixième Congrès national wallon. Le Congrès wallon extraordinaire de Charleroi du 26 mars 1950 est convoqué d’urgence suite aux événements qui secouaient le pays. En pleine question royale, les Wallons s’étaient prononcés quelques jours auparavant contre le retour de Léopold III. La volonté du gouvernement d’ignorer la césure entre le sud et le nord du pays avait incité le Comité permanent du Congrès national à convoquer une réunion rapidement pour se prononcer sur le sujet. Malgré le court délai de convocation, plus de mille congressistes décidèrent de se rendre à l’Université du Travail, après une réception et un discours d’ouverture du bourgmestre Tirou à l’hôtel de ville. Présidé par Joseph Merlot, le Congrès voit tous les orateurs s’opposer au retour du roi et défendre la cause wallonne, tout comme la résolution adoptée en fin de séance qui, entre autres, demande une représentation paritaire des Wallons et des Flamands au sein du Parlement fédéral.

De 1912 à 1987, de nombreux autres événements. Depuis sa création, l’Université du Travail a souvent été le théâtre d’événements liés au Mouvement wallon. Elle accueillit ainsi la séance constitutive de l’Assemblée wallonne le 20 octobre 1912, mais aussi plusieurs manifestations plus récentes, telles qu’une exposition Jules Destrée (13 au 27 février 1976), la première journée d’étude consacrée à l’histoire du Mouvement wallon (21 février 1976) ou encore le premier des quatre Congrès de prospective sur La Wallonie au futur (17 et 18 octobre 1987).

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Adresse : 
Boulevard Solvay, 31, 6000 Charleroi
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Université du Travail
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Le théâtre de l’Eden

Réalisé par l’architecte Auguste Cador en 1884-1885, il s’agit du premier théâtre en matériaux durables de Charleroi. Le corps principal, élevé en brique et en calcaire, présente une façade de trois niveaux et cinq travées sous un fronton triangulaire. Ce volume est prolongé vers la rue de France par un bâtiment fort simple, structuré par des pilastres de brique.
Racheté par la province du Hainaut peu avant la Seconde Guerre mondiale, il passe sous la gestion de la Maison de la culture de Charleroi en 1992, devenu Centre culturel de Charleroi, qui procède à sa rénovation en 1996-1997 sous la direction des architectes Pierre et Pablo Lhoas.

Tribune du Congrès national wallon de 1946

© Province de Liège – Musée de la Vie wallonne 

1946, 1953, 1957 : trois fois l’hôte du Congrès national wallon

Après celui de Liège en 1945, le second Congrès national wallon se déroule au « théâtre provincial de Charleroi », les 11 et 12 mai 1946, alors que la ville s’est drapée aux couleurs wallonnes. La commission des griefs, constituée lors du précédent congrès, y présente son rapport et classe les griefs wallons en quatre catégories : griefs administratifs, culturels, économiques et agricoles. Constat est déjà fait que sous ces quatre angles, la Flandre est privilégiée par rapport à la Wallonie. La seconde grande question débattue à Charleroi concerne le fédéralisme. La motion votée à l’issue de ce Congrès se prononce clairement pour un fédéralisme à deux. Une commission, chargée d’y travailler à l’issue du Congrès, aboutira au dépôt (purement symbolique) d’un projet de loi au Parlement le 25 mars 1947, optant pour le confédéralisme : deux États (Wallonie et Flandre) et une région fédérale (Bruxelles). Après quelques années, l’Éden retrouve à nouveau le Congrès national wallon et accueille sa septième session, les 3 et 4 octobre 1953, trois ans après le précédent congrès. Plusieurs sujets sont débattus : les congressistes tracent un projet de frontière linguistique, se prononcent encore et toujours pour le fédéralisme après l’échec du projet parlementaire et appuient l’initiative du manifeste Schreurs-Couvreur.

Après une nouvelle pause de plusieurs années, le huitième Congrès national wallon se retrouve au même endroit, les 25 et 26 mai 1957. La participation est d’emblée bien moins encourageante : bon nombre de congressistes, déçus par l’action des six ministres wallons du gouvernement socialiste-libéral, décident de ne pas se rendre au Congrès. Les membres présents doivent faire face à une crise de confiance chez les militants wallons et, dans sa motion finale, le Congrès ne fait que réaffirmer la volonté d’autonomie de la Wallonie, prônée depuis 1945. La vie du Congrès national touche à sa fin et les militants ne peuvent que se rendre compte de l’importante baisse d’influence de cet organe sur la politique wallonne. Une neuvième et dernière session sera convoquée à Liège en 1959.

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Adresse : 
Boulevard Jacques Bertrand, 3, 6000 Charleroi
Plaque commémorative : 
Titre alternatif : 
Théâtre de l’Eden
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