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Militis Jean

Politique, Député wallon

Sainte-Marie-sur-Semois 15/01/1922, Arlon 17/09/2006

Député wallon : 1981-1985

Jean Militis étudie au Collège Saint-Joseph à Virton quand les préparatifs de la Seconde Guerre mondiale grondent de partout. Mobilisé au sein de l’armée belge en mai 1940, résistant armé, agent des services de renseignements, incorporé dans une unité américaine à la Libération, il entame une carrière militaire dans les para-commandos (1946-1965) qui le voit actif en Corée (1951-1953), au Congo (1960) et au Rwanda (1961) notamment. Major puis colonel, commandant du centre d’entraînement des paras à Marche-les-Dames, il est admis à la retraite en 1977. Pendant de nombreuses années, la rumeur circulera avec insistance concernant la participation de Militis à la préparation d’un coup d’État en Belgique en 1973/1974. En 1980-1981, l’ancien militaire est d’ailleurs appelé à témoigner devant la commission sénatoriale Wijninckx qui enquête alors sur les milices privées. L’accusation ne sera jamais démontrée.
Baroudeur qui avait exercé le métier de bûcheron faute d’argent pour payer ses études, il s’occupe d’enfants handicapés au sein d’une asbl qu’il a fondée au milieu des années soixante (Vacances Handicapés). Conseiller auprès du ministre de la Défense nationale Charles Poswick (1966-1968), puis Paul Vanden Boeynants (1972-1974) et du ministre de l’Intérieur Joseph Michel (1974-1977), Jean Militis s’engage en politique dans les rangs du PSC, d’abord. Candidat aux élections provinciales, il réalise un nombre de voix qui inquiète quelques mandataires locaux de « son » parti. Il se laisse alors convaincre par Jean Gol de rallier le nouveau PRL et de se présenter sur les listes « bleues » dans l’arrondissement de Virton-Neufchâteau en novembre 1981. Il est élu en ravissant un siège au… PSC. C’est donc en tant que député qu’il siège aussi au Conseil de la Communauté française et au Conseil régional wallon de 1981 à 1985. C’est cependant dans les matières relatives à la Défense nationale et à la Sécurité que le nouvel élu consacre l’essentiel de son activité parlementaire. Le ministre Vreeven a fort à faire pour répondre aux multiples questions du député qui épluche tant les budgets que chaque dossier à débattre.
En froid avec le PRL, Jean Militis ne se représente plus en octobre 1985. Il se consacre exclusivement à l’écriture, publiant des livres et donnant volontiers des conférences. Dans La Piste du Risque, roman publié en 1991, il relate ses souvenirs tout en retraçant l’histoire de para-commandos belges et, en 2005, un journaliste de la RTBf lui consacre une biographie.




Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 442

député (1981-1985)
membre du Conseil régional wallon (1981-1985)