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Laloux André

Socio-économique, Entreprise

Liège 13/07/1897, Liège 28/01/1985

Dans le secteur de l’armurerie liégeoise, le nom de famille Laloux évoque directement une longue tradition dans la fabrication d’armes et surtout la création de la Fabrique nationale d’Armes de guerre, la FN. Petit-fils de l’un des fondateurs (Adolphe), fils de celui qui sera administrateur pendant plus de 50 ans et président du Conseil d'administration de la société (Georges), André Laloux hérite, avec  son frère René, des multiples participations de leur paternel non seulement à la FN, mais aussi dans plusieurs autres sociétés liégeoises.

Administrateur de plusieurs entreprises au Congo, des Pieux Franki, de Cuivre et Zinc, de La Gazette de Liège, André Laloux reste pendant plusieurs années le délégué de la Société Générale auprès de la FN. Depuis ses bureaux, il gère également une « île de paix » en Inde. Face aux nouveaux défis industriels qui se profilent à l’horizon des années 1950, les Laloux ne disposent plus du capital suffisant pour réaliser les investissements nécessaires. 

Très vite, la Société Générale prend l’ascendant, écartant les Laloux et confiant les rênes de la société à ses propres cadres. En 1964, André Laloux est remplacé par Othon Drechsel (le frère de Max Drechsel) comme directeur général. Juriste de formation, André Laloux avait épousé Claire Regout. Leur fils, André (1924-), sera le dernier représentant de la famille Laloux à travailler au sein de la FN. Ingénieur entré à la FN après la Seconde Guerre mondiale, il s’opposera à la stratégie de diversification de la Société Générale et quittera l’entreprise en 1978.

 

Sources

Pascal DELOGE, Une histoire de la Fabrique nationale de Herstal, Liège, Cefal, 2012, p. 26, 39, 69
Auguste FRANCOTTE, René LALOUX (préface), Fabrique nationale d'armes de guerre. 1889-1964, Liège, Desoer, 1965