Châteaux et demeures de prestige

Ruines du château fort de Franchimont

Allée du Château 17, 4910 Theux (Franchimont)

Classé comme monument le 24 juillet 1936
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

L’ancien château de Franchimont occupe un éperon rocheux au confluent de trois rivières dont il contrôlait avantageusement les vallées. Les premières mentions de la place forte ne datent que du milieu du XIIe siècle mais celle-ci a vraisemblablement dû être érigée dès le siècle précédent pour garantir la limite orientale de la jeune principauté de Liège. Les parties les plus anciennes, au centre, se composent d’un château-cour flanqué d’un donjon, tous deux en moellons de grès local. L’aile méridionale de cette construction rectangulaire devait abriter une résidence seigneuriale. Un incendie de la fin du XIVe siècle conduit au remaniement de la face extérieure de la forteresse qui prend l’aspect, dans le prolongement de l’ancien donjon, de deux tours pleines réunies par un bec formant ainsi un épais bouclier de maçonnerie. Conservé encore sur 20 m de hauteur, cet aménagement se révèle vite peu adapté aux progrès de l’artillerie de la fin du Moyen Âge. Le château sera complété au XVIe siècle d’une muraille dessinant un pentagone irrégulier ponctué de cinq larges tours circulaires, elle aussi rapidement démodée. Son rôle de forteresse perdu, le château n’en reste pas moins résidence épiscopale, refuge ou prison jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et son abandon définitif lors des troubles de la Révolution française.

 

Ruines du château fort de Franchimont - G. Focant © SPW

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Ruines du château fort de Franchimont - G. Focant © SPW

Château médiéval de Sombreffe

Rue du Château 1, 5140 Sombreffe

Classé comme monument le 25 novembre 1971
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Sombreffe est un exemple intéressant d’un château médiéval de plaine. Il se divise en deux parties : une haute-cour, avec une tour-porche et un donjon, et une basse-cour, protégée par une enceinte polygonale ponctuée de tours circulaires et, à l’origine, par des douves. Le donjon (XVe siècle) possède un bel étage, avec une voûte sur croisée d’ogives, une cheminée, des fenêtres à banquettes, des latrines. La basse-cour était accessible par le châtelet d’entrée, percé, comme les autres tours, de meurtrières et de canonnières.

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Château d'Ordange

Rue d'Ordange 8, 4100 Seraing

Classé comme monument et site le 22 janvier 1979
Patrimoine exceptionnel de Wallonie (décor mural de la chapelle, meubles immobilisés)

Le château d’Ordange à Seraing, mentionné dès le XVe siècle, dépend de la cour allodiale de Liège. Meurtri par les troupes de Charles de Téméraire en 1468 et détruit par les de la Marck lors de leur lutte contre l’évêque Jean de Horn en 1490. Le château est reconstruit et durant le XVIe siècle connaît diverses occupations.

Le château a conservé le caractère fermé et les douves de son passé de forteresse médiévale. L’entrée est encadrée par deux tours circulaires du XVe ou XVIe siècles. Elles sont éclairées de baies à croisées et étaient à l’origine précédées d’un pont-levis aujourd’hui remplacé par un pont de pierre. Les deux tours sont reliées par un passage ouvert surmonté d’une baie à linteau. On peut encore apercevoir dans le portail les vestiges des ouvertures utilisées pour manœuvrer les chaines du pont-levis, l’étage comporte quant à lui, des arquebusières.

Le château comporte d’anciennes écuries et une chapelle castrale caractérisée par un plafond à voussettes et par la présence de peintures murales remarquables dans la sacristie. Le logis, de six travées, s’élève sur deux niveaux. Sa façade, millésimée 1643, est composée de briques et calcaire en partie cachés par le lierre. Le mobilier du corps de logis est exceptionnel, citons les cheminées gothiques, Renaissance et classiques.

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Château de Seneffe

Rue Lucien Plasman 7-9, 7180 Seneffe

Classé comme monument et site le 24 décembre 1958
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Œuvre du plus célèbre architecte des Pays-Bas autrichiens, Laurent-Benoît Dewez, le château de Seneffe, construit entre 1763 et 1769 en style néoclassique, se compose d’un corps de logis surmonté d’une balustrade et d’un fronton armorié, auquel sont adjointes deux galeries à colonnades se terminant par deux pavillons à dôme. Vers 1780, le parc est agrémenté d’un aménagement paysager à la mode anglaise, et l’orangerie et le théâtre sont érigés. Après une restauration du parc et du château, la Communauté française de Belgique, propriétaire du site, y a installé le musée de l’Argenterie.

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Château de Warfusée

Rue de Warfusée 113, 4470 Saint-Georges-sur-Meuse

Classé comme monument et site le 22 janvier 1973
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Le château de Warfusée, érigé par le frère de Charles-Nicolas d’Oultremont, prince-évêque de Liège († 1771), est en brique enduite et en pierre calcaire ; il est constitué d’un imposant pavillon à deux ailes cantonnées de deux annexes en retour d’équerre. Ses décors intérieurs sont remarquables, comme le vestibule avec son monumental escalier en chêne à deux volées ou la salle à manger qui reçut au XIXe siècle de nombreuses gravures aquarellées représentant les loges de Raphaël au Vatican. Le petit et le grand salons possèdent, quant à eux, de précieuses tapisseries d’Audenarde du XVIIIe siècle.

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Château de Lavaux

Rue du Château 8, 5580 Rochefort (Lavaux-Sainte-Anne)

Classé comme monument le 1er février 1937
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Érigé au XVe siècle sur un marécage, le château, ceint de douves, possède encore ses quatre tours circulaires d’angle, dont la plus importante constituait le donjon. Celui-ci, avec un aménagement intérieur sobre, est surmonté d’un dernier niveau, en encorbellement, à vocation défensive : quatre fentes de tir pour petits canons et de quatre niches basses qui alimentaient en projectiles divers les mâchicoulis. Au début du XVIIe siècle furent aménagées les ailes d’habitation, qui remplacent les courtines, et les puissantes colonnes annelées du passage d’entrée. Depuis 1958, le château, entièrement rénové au XXe siècle, abrite le musée de la Chasse. En 2004, le château est à nouveau rénové, tout comme l’espace d’accueil et le parking. Aujourd’hui, il compte trois  musées entièrement repensés pour rendre la visite attrayante.  Ces musées sont respectivement consacrés à la vie des  seigneurs aux XVIIe et XVIIIe siècles, la vie rurale en Famenne et XIXe siècle et la chasse et la nature en Famenne. Le programme de requalification du site a été conduit par  l’asbl Les Amis du Château de Lavaux-Ste-Anne dans le cadre de l’action menée par les Fonds européens Feder, Objectif II rural.

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Château des princes de Mérode

Rue de l'Eglise 40, 1330 Rixensart

Classé comme monument le 15 mai 1964
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Héritier d’une forteresse du XIIIe siècle, le château de Rixensart en a conservé le plan en quadrilatère et la présence d’une chapelle castrale, actuellement paroissiale. Construites entre 1631 et 1662, les quatre ailes du quadrilatère sont ponctuées de tourelles octogonales et d’une tour-porche. Mais l’élément le plus remarquable est certainement la galerie en colonnade qui est constituée d’arcades surbaissées posées sur des colonnes toscanes en pierre blanche. Propriété de la famille de Mérode depuis 1715,  inscrit sur la liste de l’Institut du Patrimoine wallon, le château a bénéficié en 2010 de travaux de réparations de toitures subsidiés.

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Château de Montaigle à Falaën

Rue du Château-Ferme, 5520 Onhaye (Falaën)

Classé comme site le 25 octobre 1946 et comme monument 11 septembre 1981
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Le château de Montaigle est construit sur un massif calcaire au détour d’un méandre de la Molignée. Occupé dès l’Âge du Fer (450 av. J.-C.), le site ne s’affirme militairement qu’à la fin de l’époque romaine par l’installation d’une petite garnison militaire (270 apr. J.-C.). Durant le Bas-Empire, des militaires d’origine germanique sont casernés dans des cabanes de torchis et de bois. Cette occupation, probablement intermittente, va se prolonger jusqu’au milieu du Ve siècle.

Abandonnée, la seigneurie est achetée au début du XIIe siècle par Gilles de Berlaymont qui y fait construire une tour carrée. Implanté à la pointe du rocher, ce donjon est acquis en 1298 par le comte de Namur. Le logis résidentiel est alors installé au sommet et défendu par une tour ronde. Les communs et le puits sont abrités dans la haute-cour, tandis que les écuries, granges et prairies se situent autour de la basse-cour. Le château, bâti selon les principes de Philippe-Auguste (à savoir un rempart défendu par des tours placées à égale distance), est aménagé au XIVe siècle et modifié au XVe siècle.  Les tours perdent leur fonction défensive au bénéfice d’éléments de confort (latrines, cheminées, armoires encastrées, escaliers, étages supplémentaires, caves, citerne, etc.).

Le site de Montaigle conservera cet aspect exceptionnel jusqu’en 1554, date à laquelle le château est détruit par le feu. La dégradation des ruines n’est endiguée qu’en 1965 par des travaux de consolidation et de mise en valeur.

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Château-ferme de Baya à Goesnes

Rue de Baya 18, 5353 Ohey (Goesnes)

Classé comme monument le 25 juin 1984
Patrimoine exceptionnel de Wallonie (stucs du  vestibule et du grand salon et trois plafonds peints)

Le château-ferme de Baya est une exploitation dont on retrouve mention dès le début du XVIIe siècle. L’ensemble en calcaire, grès et brique à l’aspect classique, a un plan en U s’ouvrant vers le sud. Le corps de logis date du milieu du XVIIIe siècle et se présente comme une demeure de plaisance. Son horizontalité est accentuée par un bandeau saillant marquant le niveau des étages. Composé de neuf travées, dont cinq en saillie au centre, le logis est caractérisé par une symétrie verticale. Il s’élève sur un niveau cavé, un bel-étage accessible depuis un perron en pierre à double volée bordé par un garde-corps régence en fer forgé, un second étage et les combles. Le logis est surmonté d’une toiture à la mansarde en ardoises, percé de lucarnes au XIXe siècle.

Les ailes perpendiculaires sont partiellement antérieures au corps de logis. L’aile Ouest est ouverte d’un porche d’entrée percé de portails surbaissés et surmonté d’une toiture à la mansarde. L’aile opposée comporte les mêmes portails. Elle a été rehaussée et couverte d’une toiture en bâtière à croupette. La partie occidentale a été aménagée en habitation au XVIIIe siècle et la partie orientale transformée durant les XIXe et XXe siècles. L’intérieur du château-ferme est exceptionnel par les stucs ornant le vestibule et le grand salon, les peintures de trois plafonds, la cage d’escalier ainsi que les chambres à coucher.

 

Château-ferme de Baya à Goesnes - G. Focant © IPW

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Château-ferme de Baya à Goesnes - G. Focant © IPW

Château d'Hodoumont

Rue d'Hodoumont, 5350 Ohey

Classé comme monument et site le 31 mars 1983
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Situé au Sud du village, le château d’Hodoumont est une ancienne dépendance de la seigneurie de Goesnes. Le château est composé d’un logis seigneurial et d’une ferme fortifiée. Il se trouve aujourd’hui dans un grand parc exceptionnel agrémenté de bassins reliés par un canal orné de deux pyramidions, d’une charmille, d’allées de tilleuls et de hêtres. Originellement défendu de douves, le château s’est développé au début du XVIIe siècle à partir d’un donjon médiéval. Il sera ensuite réaménagé en résidence de plaisance dès la fin du XVIIIe siècle.

Le donjon est une haute et puissante tour rectangulaire s’élevant sur quatre niveaux. On peut encore apercevoir les voûtes en berceau de la cave et de rez-de-chaussée ainsi que sur la face Sud, une bretèche. Les percements datent principalement du XVIIIe siècle. La toiture, reconstruite au XIXe siècle, est supportée par une corniche sur corbeaux en quart de rond du XVIIe siècle.

Le château comporte trois tours d’angle circulaires surmontées de flèches octogonales à petit bulbe (tours NO) ou d’une toiture polygonale à coyau couronnée d’une tourette de vigie (tour SE). La façade principale, composée d’un double corps, s’élève sur deux niveaux de cinq travées. Elle est ouverte de baies à petits bois et linteau droit. La toiture en bâtière d’ardoises est percée de lucarnes à croupe.

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