17 juillet 1871 : présentation de la dynamo à l’Académie des Sciences par Zénobe Gramme

17 juillet 1871 : présentation de la dynamo à l’Académie des Sciences par Zénobe Gramme


Monument Zénobe Gramme à Liège. Représenté ici à l’âge de 40 ans

Le nom de Zénobe Gramme est définitivement associé à la dynamo et plus encore à la « génératrice dynamoélectrique ». Génial artisan, inventeur intuitif, touche à tout pragmatique, Zénobe Gramme n’a pourtant rien découvert : les lois de l’induction électromagnétique remontent à Ampère et Faraday, ses illustres prédécesseurs. Cependant, il manquait le sens pratique d’un bricoleur persévérant pour transformer les lois de la physique en un simple instrument fiable. Et c’est là que réside tout le mérite de Gramme qui, après plusieurs améliorations apportées à des machines magnétoélectriques de L’Alliance, arrive à son invention décisive : il construit une machine dynamoélectrique révolutionnaire à courant continu dont il poursuit le développement à Arlon, en raison de la guerre entre la France et la Prusse. Il met alors au point la première dynamo industrielle promise à un destin exceptionnel après sa présentation à l’Académie des Sciences de Paris le 17 juillet 1871 et le dépôt du brevet qui contient la théorie de « la machine magnéto-électrique produisant des courants continus ».
Associé à Hyppolyte Fontaine, Zénobe Gramme lance une société qui va commercialiser son invention. Avant 1871, les machines ne pouvaient produire qu’un courant alternatif ; le courant continu était quant à lui fourni par des piles au rendement médiocre. L’invention de Gramme offre une alternative rentable aux piles et des développements industriels majeurs, notamment par rapport à la machine à vapeur arrivée en fin de cycle.

 

 

Paul Delforge