Eugène Bidaut

Liège 6/08/1808, Bruxelles 19/05/1868

Fils d’un cavalier de l’armée française ayant épousé une Liégeoise en 1804, Eugène Bidaut grandit au sein d’une famille bourgeoise aisée, qui lui permet de faire des études dans la toute nouvelle École des Mines de Liège, ouverte en 1825. À peine diplômé, il entre dans la jeune administration belge où il effectue toute sa carrière.
Entré à l’administration des mines en 1827, nommé ingénieur de première classe en 1842, ce fonctionnaire de l’État est inspecteur général au département de l’Agriculture et des Chemins vicinaux lorsqu’il mène ses premières études, en 1856, en vue de la construction d’un barrage dans la vallée de la Gileppe. De longue date, Eugène Bidaut s’intéresse à de nombreux domaines où son excellence est régulièrement reconnue. Au-delà de ses articles et participations dans des sociétés scientifiques, on retient sa contribution majeure au développement de la Campine : il y a étudié comment mettre en valeur les terres arides de cette contrée.
Mais c’est son rapport final sur La Gileppe qui lui vaut d’accéder au rang de secrétaire général du Ministère des Travaux publics en 1866. Sa mort, deux ans plus tard, l’empêchera d’accompagner la phase décisive des travaux et d’être pleinement célébré au moment de l’inauguration du barrage. Un modeste monument a été élevé au pied de l’édifice en 1869, lors de la pose de la première pierre. Les études initiales de Bidaut dans la vallée de la Vesdre n’avaient d’autre objectif que d’améliorer et de réguler le débit de la Vesdre. Petit à petit, il prend conscience de l’intérêt d’un barrage régulateur et d’une prise d’eau pour la distribution ménagère et industrielle, conclusions qui se retrouvent dans son rapport final de mai 1866.

R. CAMPUS dans Biographie nationale, t. XXX, suppl. 2, col. 161-164
E. GILON, Le barrage de la Gileppe. Guide du touriste. Vues, cartes et plans, Verviers, 1878, p. 134
Bulletin communal de Verviers, 1866, p. 56
R. DEMOULIN, Contribution à l’histoire de la Révolution de 1830 à Liège, extrait du Bulletin de l’Institut archéologique et historique, Bruxelles, 1936, t. 60, p. 15

Paul Delforge, septembre 2012