Michel Brisseau

Tournai 1676, lieu de décès inconnu 03/1743

Immatriculé comme son père au Collège des Médecins de Tournai en 1696, professeur d’Anatomie et de Botanique à la faculté de médecine de Douai, conseiller du roi de France, Michel Brisseau est également médecin-major des hôpitaux de Flandre, médecin-pensionnaire de la ville de Tournai et médecin du duc de Berry.
Spécialiste des yeux, il publie, en 1706, ses Nouvelles observations sur la cataracte, lues à l’Académie royale des Sciences, ouvrage dans lequel il démontre que la cataracte n’est pas une membrane formée dans l’humeur aqueuse, mais une opacification du cristallin lui-même. Si cette théorie n’est pas neuve –elle avait été oubliée car considérée comme inexacte – Michel Brisseau est le premier à avoir démontré le véritable caractère de la cataracte. Cet écrit et les autres qui suivront ont fait polémique et ont été violemment critiqués, notamment par l’ophtalmologue anglais, Th. Woolhouse.

Corneille BROECKX, dans Biographie nationale, t. 3, col. 68-70
Marcel FLORKIN, dans La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres. Arts. Culture, Bruxelles, La Renaissance du Livre, t. II, p. 366
Léo-J. VANDEWIELE, « La Pharmacopée de Douai en manuscrit de Michel Brisseau, fils du propagandiste des sources de Saint-Amand-les-Eaux », dans Revue d'histoire de la pharmacie, 61e année, n° 216, 1973. p. 340-344

Œuvres principales
Nouvelles observations sur la cataracte, lues à l’Académie royale des Sciences (1706)
Lettre touchant les remèdes secrets (1797)
Deuxièmes observations sur la cataracte (1708)
Traité de la cataracte et du glaucome (1709)
Observations faites par M. Brisseau (1716)

Marie Dewez, décembre 2014