Colette BURGEON

La Hestre 11/02/1957

Députée wallonne : 1985-1987 ; 1988-1991 ; 1992-1995

Diplômée de l’École normale provinciale Fernand Hotyat à Morlanwelz (1978), institutrice primaire pendant quelques années, animatrice dans le milieu associatif socialiste (MJT, JS, etc.), la sœur de Willy Burgeon est une militante active. Vice-présidente puis présidente de la locale des Jeunes Socialistes, monitrice de plaines de jeux, déléguée syndicale, elle entame une nouvelle carrière en octobre 1985 lorsqu’elle est élue députée dans l’arrondissement de Soignies. De 1985 à 1995, elle siège également au Conseil régional wallon où la présence concomitante d’un frère et d’une sœur parlementaires est une première. À Namur, elle est longtemps la seule élue socialiste et l’une des rares femmes au sein de l’assemblée wallonne. En mai 1992, elle propose d’ailleurs de modifier le règlement du Conseil de la Communauté française afin d’y créer un Comité d’avis pour l’émancipation sociale de la femme, sur le modèle de celui existant déjà à la Chambre. Quelques mois plus tard, Laurette Onkelinx crée la Direction de l’Égalité des chances du ministère de la Communauté française.
Élue conseillère communale de La Louvière en 1988, Colette Burgeon n’exerce aucune autre fonction que chef de groupe PS (depuis 1989) dans cette entité qui est dirigée, depuis la Première Guerre mondiale, par une majorité socialiste absolue, du moins jusqu’en 2006, moment où le PS partage la majorité avec les libéraux.
Membre de la Commission de la Santé publique du Conseil régional wallon (1992-1995), co-présidente du Congrès d’Ans des socialistes wallons (9 février 1991), elle vote les dispositions issues des accords dits de la Saint-Michel (29 septembre 1992) et de la Saint-Quentin (31 octobre 1992). En 1995, elle opte pour la Chambre fédérale où, rescapée de l’ancienne circonscription de Soignies, elle est régulièrement réélue. Membre de la Commission d’enquête dite Dioxine (1999), elle est à l’origine de la législation obligeant la parité hommes-femmes (2000-2001) et porteuse du projet d’un Office national des allocations familiales des travailleurs salariés (Onafts). Vice-présidente de la Chambre des représentants (2007-2010), elle est réélue députée fédérale en 2010 ce qui constitue son dernier mandat parlementaire : en 2014, elle ne se représente pas, mettant un terme à près de trente ans de vie parlementaire.
En octobre 2012, elle réalise le 2e score de la liste PS aux communales, à La Louvière. En tant qu’échevine, elle exerce les compétences relatives aux associations et aux plates-formes de cohésion sociale, mais elle est surtout la présidente du CPAS de La Louvière, le Centre public d’Action sociale dont elle avait contribué à changer le nom et à faire reconnaître l’évolution des missions (loi votée au fédéral en 2000).

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 72-73 – Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2010-2014

députée (1985-1995)
membre du Conseil régional wallon (1985-1995)
conseillère communale de La Louvière (1989-)
députée fédérale (1995-2014)
présidente du CPAS et échevine (2012-)

Paul Delforge, décembre 2014