Philippe Charlier

Montignies-sur-Sambre 16/07/1951

Député wallon : 1988-1991 ; 1992-1995 ; 1995-1999 ; 1999-2004

Technicien en électricité formé aux Aumôniers du Travail de Charleroi (1969), gradué en Régulation et en Automation de l’Institut technique supérieur de Namur, technicien supérieur en électronique aux ATC, licencié et agrégé en Psychopédagogie de l’Université Mons-Hainaut (1975), Philippe Charlier devient professeur aux Aumôniers du Travail de Charleroi (1976-1988), et est chargé de cours en promotion sociale (1985-1996).
Président des Jeunes PSC de la ville de Charleroi (1985-1987), vice-président au niveau de l’arrondissement (1983-1987), il hérite du 4e siège conquis par le PSC carolo en 1987 et se retrouve à la Chambre des représentants, ainsi qu’au Conseil régional wallon (1988-1995). Parmi ses premiers votes figure la communautarisation de l’enseignement (1988), domaine dans lequel se spécialise le nouveau président de la Commission « Enseignement » du PSC et par ailleurs président de la Communauté éducative sociale-chrétienne (1988-). Membre de la Commission enseignement du Conseil de la Communauté française, c’est surtout dans cette assemblée que le député intervient, qu’il soit question du budget ou de sujet liés à l’éducation (notion de neutralité de l’enseignement, organisation et statut des réseaux, etc.). À la Chambre, il siège aussi dans la Commission Dhoore, chargée de rendre plus transparent le financement des partis (années nonante).
Après avoir adopté les lois modifiant le paysage institutionnel belge en 1988, 1989 et 1993, il opte pour le Parlement wallon en 1995 et, en tant que représentant de l’arrondissement de Charleroi, figure parmi les 75 premiers députés élus directement à Namur. Le dossier de l’enseignement reste cependant sa priorité et il travaille surtout au sein de la Commission à la Communauté. Au sein de la majorité PS-PSC conduite par Laurette Onkelinx, les tensions sont vives entre tenants de l’enseignement officiel et tenants de l’enseignement libre dont Charlier est le principal porte-parole avec André Antoine.
Élu conseiller communal à Fleurus (1989-1991), il déménage à Aiseau-Presles dont il devient aussi conseiller communal (1995). Il doit cependant renoncer à ce mandat quand il est choisi par le PSC comme l’un des dix sénateurs de communauté francophones (1995-1999). Actif dans le dossier dit Francorchamps, il s’affirme en tant que membre du Rassemblement du Centre, aile droite du PSC (1998).
Vice-président du bureau du Parlement de la Communauté française (1999-2004), il perd son mandat parlementaire en 2004 et devient directeur de Cabinet (2004-2005), auprès de la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Marie-Dominique Simonet, avant d’être nommé délégué du Gouvernement (2005). Administrateur au TEC-Charleroi, à la SRIW et au Comité de gestion de l’ICDI, dont il est vice-président, chargé de mission APF (Francophonie) pour l’Europe (1991-1999), président de la section APF de Belgique (1999-2004), il exerce la présidence du Fonds de Garantie des Bâtiments scolaires. En 2000, 2006 et 2012, il est réélu conseiller communal à Aiseau-Presles et chef de groupe cdH au Conseil communal.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse -2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 93-96

député (1988-1995)
membre du Conseil régional wallon (1988-1995)
conseiller communal de Fleurus (1989-1991)
conseiller communal d’Aiseau-Presles (1995)
député wallon (1995-2004)
sénateur de communauté francophone (1995-1999)
conseiller communal (2001-)

Paul Delforge, décembre 2014