Anne-Marie Corbisier-Hagon

Gosselies 24/06/1947

Députée wallonne : 1988-1991 ; 1992-1995 ; 1995-1999 ; 1999-2004 ; 2004-2009

Licenciée en Philologie classique de l’Université catholique de Louvain (1980), professeur durant dix-sept ans dans l’enseignement officiel, dont treize à l’Athénée de Charleroi, Anne-Marie Corbisier-Hagon est élue conseillère communale PSC de Montigny-le-Tilleul en 1976. Six ans plus tard, les libéraux font alliance avec le PSC et elle est désignée comme échevine, en charge de la Culture, de la Jeunesse et de l’Environnement (1983-1988). Conseillère provinciale du Hainaut (1985-1987), elle entre à la Chambre des représentants dans le sillage de Philippe Maystadt, en tant que représentante de l’arrondissement de Charleroi. Siégeant aussi au Conseil régional wallon et au Conseil de la Communauté française (1988-1995), la députée vote les transformations institutionnelles de 1988, 1989 et 1993. En conséquence, à partir de 1995, elle fait le choix de Namur, où elle est régulièrement élue jusqu’en 2009. Représentante de la circonscription de Charleroi, elle figure parmi les 75 premiers députés élus directement au Parlement wallon et est surtout active au Parlement de la Communauté française.
Chef de groupe PSC à Namur (1989-1992), membre des commissions de l’Environnement, des Ressources naturelles et de l’Agriculture au Conseil régional wallon (1989-1991), elle est notamment à l’origine de la création d’une Commission d’enquête sur la problématique des déchets en Wallonie (1991-1993). Co-négociatrice des accords de majorité en 1992 et en 1995, elle est désignée à la présidence du Conseil de la Communauté française (7 janvier 1992), fonction qu’elle exercera durant deux législatures, jusqu’au 13 juillet 1999. Elle devient ainsi la douzième titulaire de cette fonction, où elle succède à Antoinette Spaak. Après Irène Pétry et A. Spaak, elle est la troisième femme à présider cette assemblée. Constamment, elle sera attentive à améliorer les conditions d’accès des femmes en politique et à défendre l’égalité des sexes. Présidente de la Commission de l’Éducation (1992-1999), elle s’occupe activement des dossiers liés à l’enseignement et à ses réformes.
Membre de la commission du Développement technologique et de l’Emploi du Conseil régional wallon (1992-1995), elle devient la chef du groupe PSC-cdH au Parlement de la Communauté française quand son parti est envoyé dans l’opposition (1999-2004) et poursuit cette tâche quand il revient dans la majorité (2004-2009).
Représentante du cdH au Groupe Wallonie-Bruxelles (2007-2008), elle préside le groupe de travail « Enseignement ». Déjà présidente des commissions de coopération avec les Régions et les Communautés entre 1992 et 1999, elle est amenée de plus en plus à traiter des questions institutionnelles et de relations interrégionales. En novembre 2007, elle rédige avec les autres chefs de groupe du Parlement francophone la motion enclenchant la procédure dite de conflit d’intérêt que le Parlement francophone adoptera à l’unanimité pour retarder la discussion du dossier B-H-V au niveau fédéral. En 2008, quand le Parlement wallon décide l’ouverture d’un débat entre députés wallons sur l’avenir institutionnel de la Wallonie, A-M. Corbisier fait partie de ce « groupe de réflexion sur la réforme institutionnelle ».
En juin 2009, elle met un terme à vingt-deux années de travail parlementaire. Sur le plan local, après avoir été renvoyée dans l’opposition communale (1989-2006), la conseillère communale et chef de l’opposition voit ses efforts récompensés en octobre 2006, quand la bourgmestre sortante, Véronique Cornet, se délie des socialistes et élargit son équipe au cdH d’Anne-Marie Corbisier. Deux députées wallonnes se retrouvent dès lors ensemble au collège communal de Montigny-le-Tilleul. Première échevine, l’élue cdH est en charge de la Jeunesse, de la Culture, du Patrimoine, de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de la Mobilité et du Logement. Lors du scrutin d’octobre 2012, en dépit d’une progression de 2%, le cdH ne gagne pas de siège supplémentaire (4), tandis que le MR de V. Cornet, avec 13 sièges sur 21, choisit de gouverner seul, repoussant A-M. Corbisier dans l’opposition.

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 124-126 – Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2010-2014

conseillère communale de Montigny-le-Tilleul (1977-)
échevine (1983-1988)
conseillère provinciale du Hainaut (1985-1987)
députée (1988-1995)
membre du Conseil régional wallon (1988-1995)
députée wallonne (1995-2009)
échevine (2006-2012)

Paul Delforge, décembre 2014