Véronica Cremasco

Liège 28/03/1975

Députée wallonne : 2009-2014

Ingénieur civil architecte diplômée de l’Université de Liège (1998), aspirante au FNRS (1999-2003), spécialisée en urbanisme et développement durable, ingénieur de recherches au Lema (Laboratoire d’études méthodologiques architecturales ; 2003-2009), Veronica Cremasco centre sa recherche sur la qualité sociale, environnementale et économique des grands projets urbains, avant de travailler sur plusieurs projets européens valorisant le développement durable du territoire. Outre des études pour le LEPUR – CPDT, elle est reconnue comme experte pour la Belgique au sein de trois actions européennes COST (Coopération européenne dans les champs Scientifique et Technique) dans le domaine de l’ingénierie urbaine.
Son engagement auprès des citoyens dans le développement urbain solidaire la conduit à être notamment parmi les membres-fondateurs de l’asbl UrbAgora. Candidate d’ouverture, elle figure en 8e position sur la liste Écolo lors du scrutin régional de juin 2004 et réalise 1.959 vp. en dépit du net recul général des Verts. Son résultat la conforte dans sa volonté de partager son savoir-faire dans les lieux de décision. En octobre 2006, elle est élue conseillère communale à Liège ; elle se mobilise sur le dossier de la gare Calatrava, puis sur celui du « Tram », en s’intéressant particulièrement aux aspects liés à l’habitat, aux expropriations, au choix des tracés, et à la mobilité dans l’agglomération liégeoise. Elle est aussi très impliquée dans les dossiers culturels qui animent la vie liégeoise.
En juin 2009, 2e candidate, elle décroche son élection au Parlement wallon avec 6.706 vp. Le succès est historique pour les Verts qui sont associés à la majorité à Namur, mais aussi pour les femmes, dont le nombre n’a jamais été aussi élevé dans les travées du Parlement wallon. Auteurz de nombreuses questions à Namur, elle s’intéresse particulièrement aux dossiers d’aménagement du territoire (en particulier à la transformation du Cwatupe en CoDT), du patrimoine et d’architecture, d’autant qu’elle est la vice-présidente de la Commission de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité. Si elle s’occupe des dossiers relatifs à Liège (Trilogiport, aménagement des Guillemins et de la Tour des Finances, sidérurgie propre, etc.), elle essaye d’éviter de tomber dans le travers du sous-régionalisme et ne ménage pas les ministres de son propre parti. Sa prise de position au sujet de la gare Calatrava à Mons n’est pas passée inaperçue. Elle propose alors un « maître-architecte » pour la Wallonie. En matière de mobilité, elle se préoccupe de la plate-forme eau-rail-route du Trilogiport, de la politique cyclable et du rail wallon, en particulier les RER à mettre en place dans les agglomérations wallonnes. Dans le champ économique, elle suit de près la politique régionale de développement du commerce et la reconversion industrielle. Elle prône d’une part un soutien plus important au commerce de proximité et une régulation plus forte des centres commerciaux,  et d’autre part, une reconversion industrielle plus dynamique et une sidérurgie propre. Elle a introduit une proposition de décret pour encourager le développement des toitures végétales et autres processus architecturaux de lutte contre les inondations et d’amélioration du cadre de vie. Elle a également déposé des résolutions visant la limitation raisonnée de l’éclairage, ou une meilleure prise en considération du vélo dans l’aménagement des voiries régionales, ou encore une résolution visant à donner des solutions à long terme pour l’habitat permanent où elle promeut un cadre juridique stable pour l’habitat alternatif. Candidate pressentie à la succession d’Emily Hoyos à la présidence du Parlement wallon, c’est Patrick Dupriez qui lui est préféré (mars 2012).
Au Parlement de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, elle se préoccupe notamment du dossier relatif à la localisation du Centre d’élites sportives, mais c’est surtout sa défense opiniâtre et presque obstinée de la valeur culturelle et sociale de l’architecture qui est observée.
Administratrice de l’asbl Kaléidoscope, des Cultivores, de l’Institut Destrée ou encore du Foyer des Orphelins, elle est emportée par le tsunami qui frappe Écolo aux scrutins du 25 mai 2014. Deuxième candidate effective dans la circonscription de Liège derrière le Ministre Philippe Henry, elle n’obtient pas la reconduction de son mandat à Namur (4.106 vp), Ecolo perdant plus de 11% sur la place de Liège. En décembre 2014, elle remplace Monica Dethier à la co-présidence de la coordination provinciale liégeoise d’Écolo.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse (-2014)

Conseillère communale de Liège (décembre 2006-juin 2009)
Députée wallonne (2009-2014)

Paul Delforge, décembre 2014