Lambert Darchis

Milmort 28/07/1625, Rome 25/02/1699

Le nom de Lambert Darchis a davantage marqué l’histoire par le testament qu’il a laissé à la fin du XVIIe siècle que par son existence même. Ayant étudié en principauté de Liège, il quitte sa ville natale pour Rome où, de 1646 à 1699, il est affecté au service de la curie romaine ; il est secrétaire dans l’administration pontificale, sans que l’on sache précisément s’il a jamais été ordonné prêtre. On sait par contre qu’il avait acquis une certaine fortune et qu’il était désireux d'assurer un logement décent à certains de ses compatriotes résidant à Rome. Par testament, il institue un hospice à l’origine destiné aux pauvres, mais qui devient, assez vite, en l’absence de spécifications testimoniales, une sorte de Collège qui accueille des jeunes gens de condition modeste qui font le voyage à Rome pour parfaire leur formation artistique. Le testament datant de 1696 précise explicitement que les « boursiers » doivent être Liégeois, ou du moins Wallons : « lingua Vallo-Gallica », écrit-il.

À partir du début du XVIIIe siècle, plusieurs artistes ont ainsi pu bénéficier de l’accueil et du gîte dans l'immeuble de la Fondation Darchis, situé non loin du Corso, et rencontrer les artistes italiens. La durée du séjour est de cinq ans. Peintres, graveurs, architectes mais aussi musiciens sont ainsi les hôtes du fameux « Collège liégeois de Rome ». On y a vu notamment André-Modeste Grétry, Joseph Dreppe, Richard Heintz et bien d’autres.

À partir du milieu du XIXe siècle, la Fondation accueille aussi des élèves en théologie. En fonction de son budget, la Fondation continue d’octroyer des bourses d’étude de 5.000 €.

Jean PURAYE, La Fondation Lambert-Darchis à Rome, Liège, 1993
La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts – culture, t. II, p. 246, 329
Histoire de la Wallonie (L. GENICOT dir.), Toulouse, 1973, p. 303
Paul Delforge, septembre 2012