Godefroid de Huy

Lieu de naissance inconnu vers 1100, Huy ( ?), c. 25/10/1173

Godefroid de Huy fait partie des rares artistes médiévaux dont le nom est parvenu jusqu’à nous. Orfèvre mosan de renom, il est connu pour avoir réalisé les châsses de la collégiale de Huy pour l’élévation des reliques des saints patrons de la ville, Domitien et Mengold,  ainsi que le buste-reliquaire du pape Alexandre. Les données – éparses – dont on dispose sur la vie de Godefroid de Huy sont essentiellement dues à l’obituaire de Neufmoustier. Elles permettent surtout de lever une partie du voile sur les œuvres qui peuvent lui être attribuées assurément, par l’étude des relations qu’il aurait entretenues avec divers commanditaires.
L’orfèvre a travaillé pour l’évêque Amalric de Sidon – chanoine prémontré de Floreffe, qui quitta l’abbaye, vers 1135, pour la Terre sainte –, sans que l’on sache s’il s’est lui-même rendu en Terre sainte. Il semble également avoir servi Lothaire et Conrad III, respectivement empereurs de 1133 à 1137 et de 1138 à 1152, et entretenu des liens d’amitié et de confiance avec leur conseiller, l’abbé Wibald de Stavelot, en 1148.
Instruit – il rédige dans un latin correct –, renseigné comme bourgeois de Huy, il aurait quitté la ville mosane pendant vingt-sept ans, avant d’y revenir pour entrer comme chanoine au monastère de Neufmoustier, vers 1172, pour lequel il a réalisé un reliquaire de saint Jean-Baptiste. Godefroid de Huy a aussi eu un fils, Simon, qui deviendra chanoine dans le même établissement.

Cahiers de civilisation médiévale, 39e année, octobre-décembre 1996, n° 156, p. 321-338
Léopold GENICOT (dir.), Histoire de la Wallonie, Toulouse, Privat, 1973, p. 174
Léopold GENICOT, Racines d’espérance. Vingt siècles en Wallonie, par les textes, les images et les cartes, Bruxelles, Didier Hatier, 1986, p. 77
Ulla KREMPEL, « Godefroy de Huy (1100 env.-env. 1173) », Encyclopædia Universalis, en ligne sur http://www.universalis.fr/encyclopedie/godefroy-de-huy/ (s.v. décembre 2014)

Marie Dewez, décembre 2014