Philippe Defeyt

Menen 21/05/1953

Député wallon : 1992-1995 ; 1999*

Licencié en Sciences économiques et sociales aux Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur (1977), coopérant au développement, assistant aux Facultés (1978-1979), chercheur FRFC au service de conjoncture de l’IRES (1979-1981), aspirant FNRS (1981-1983), co-directeur du service de conjoncture de l’IRES (1983-1990), Philippe Defeyt multiplie les études sur le vieillissement de la population, ses habitudes en matière de soins de santé, le coût économique des enfants dans la famille, le temps de travail, le devenir de la Sécurité sociale. Membre des Amis de la Terre (1979), il croise la route de Paul Lannoye et participe à la fondation du mouvement Écolo, dont il contribue à écrire les premiers statuts. Secrétaire fédéral du mouvement (1982-1983), conseiller au CPAS de Namur (1989-1990), administrateur de la Ligue des Familles, professeur à la FOPES, Philippe Defeyt finit par quitter l’IRES pour devenir expert économique auprès du Groupe des Verts au Parlement européen (mars 1990).
Premier député Vert élu à Namur, berceau de l’écologie politique wallonne, il siège à la Chambre, ainsi qu’au Conseil régional wallon de 1992 à 1995. C’est le moment où Écolo obtient la création d’une Commission d’enquête sur les nombreux trafics de déchets qui transforment la Wallonie en poubelle de l’Europe, et apporte son soutien à la réforme de l’État tout en négociant les Ecotaxes dont Ph. Defeyt est un ardent défenseur. Chef du groupe Écolo-Agalev à la Chambre (mai 1994-juin 1995), préoccupé par les questions sociales, il perd son mandat de député fédéral en mai 1995.
Co-fondateur et président de l’Institut pour un Développement durable (1996), Philippe Defeyt devient consultant indépendant et n’exerce aucun mandat public entre 1995 et 1999 ; responsable de la régionale de Namur d’Écolo, il reprend ses activités de chercheur, publie plusieurs rapports et articles scientifiques liés à des questions de société et contribue au succès des États généraux de l’écologie politique. Élu député wallon en 1999, chef du groupe Écolo alors dans la majorité arc-en-ciel (1999), il renonce à ses nouvelles fonctions quand il accède à la présidence d’Écolo avec Jacques Bauduin et Brigitte Ernst (novembre 1999). Co-responsable d’un parti de la majorité, Ph. Defeyt conserve sa liberté de parole et de ton. Ainsi n’hésite-t-il pas à dénoncer publiquement l’idée de la constitution d’un « pôle des gauches » avancée par J. Bauduin, provoquant la démission du trio des secrétaires fédéraux d’Écolo (2002). Début juillet, il est du nouveau trio (avec Évelyne Huytebroeck et Marc Hordies) qui est plébiscité par l’AG des Verts. Mais le scrutin de 2003 est catastrophique pour les Verts ; lui-même ne parvient pas à décrocher un mandat de député. Tirant les leçons de cet échec, le trio Defeyt-Huytebroeck-Hordies laisse un important rapport d’avenir (Cap 2004) à ses successeurs. Philippe Defeyt se retire de l’avant-scène politique et retrouve l’équipe de l’Institut pour un Développement durable, qu’il dirige. Membre du Conseil d’administration de l’Université catholique de Louvain, maître de conférences invité de l’Université catholique de Louvain, il continue de mettre son expertise au service d’une réflexion et de propositions originales et concrètes, contrastant souvent avec la pensée unique. Conseiller communal depuis octobre 2000, il participe à la construction d’une nouvelle majorité à Namur, en 2006 et est choisi comme président du CPAS de la ville de Namur. Jouissant d’une forte popularité confirmée tant en 2010 (scrutin fédéral), qu’en 2012 (communal) et en 2014 (régional) en dépit des résultats en dents de scie de son parti, Philippe Defeyt devient le chef de file Écolo à Namur, poursuivant ses activités à la présidence du CPAS, tout en devenant échevin du « volontariat » et en assumant l’intérim, en 2014, des compétences « Jeunesse ».
Déployant une forte activité concrète en matière sociale, il entretient régulièrement la réflexion sur une série de questions de société importantes : allocation universelle, renouvellement de la démocratie, amélioration de la mobilité, emploi des jeunes, nouvelle politique wallonne dans les compétences héritées de la 6e Réforme de l’État.

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 156-159 – Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014

député (1992-1995)
membre du Parlement wallon (1992-1995)
député wallon (1999)
chef de groupe au Parlement wallon (1999)
conseiller communal de Namur (2001-2006)
président du CPAS (2006-)
échevin (2013-)

Paul Delforge, décembre 2014