Emmanuel Disabato

Frameries 11/05/1978

Député wallon : 2009-2014

Très jeune, Emmanuel Disabato s’intéresse à la politique. Le fait que son père, travailleur italien immigré, perde son emploi avec la fermeture des Forges de Clabecq, n’y est pas étranger. Membre d’Écolo en 1999, candidat aux communales à Saint-Ghislain en octobre 2000 (96 vp), ce gradué en Communication de l'IPSMa (2001) devient collaborateur au Cabinet d’Isabelle Durant (2002-2003), puis attaché de presse du groupe Écolo au Parlement wallon (2004).
Secrétaire politique permanent de la régionale Écolo du Hainaut (2004-2009), Emmanuel Disabato est élu conseiller communal à Frameries en octobre 2006, et devient, en 2010, le seul porte-parole de l’opposition au conseil communal : associé à la majorité absolue du PS en 2000, Écolo est en effet écarté en 2006, le PS préférant s’associer avec le cdH, tandis que le MR perd ses élus en cours de législature. En 2012, le PS retrouve sa majorité absolue et Écolo ne progresse pas, Disabato restant le seul élu Écolo.
Directeur de campagne lors des élections fédérales de 2007, administrateur de la fondation « Mons 2015 » (2007-), Disabato se montre critique concernant les choix opérés à Mons en matière d’infrastructures ferroviaires (la gare), de logement et de politique culturelle. Tête de liste au scrutin régional de juin 2009, il bénéficie du climat particulier qui entoure le scrutin, surtout dans le Hainaut, et décroche un mandat au Parlement wallon (2.166 vp). À 30 ans, il est l’un des benjamins de l’assemblée.
Interpellé par la situation socio-économique de sa sous-région, il fait notamment partie d’une task force pour chercher des solutions de redynamisation (2010), soutient des actions transfrontalières, et multiplie les interpellations au Parlement wallon (dossiers « Toit&Moi », « Trace », finances publiques, emploi, décumul des mandats, réforme des provinces, etc.). La dénonciation de l’implantation au Maroc du Help Desk du Forem est son intervention la plus remarquée. Elle lui donne aussi la satisfaction de provoquer un débat et la mise en place de clauses sociales et environnementales dans les procédures de marchés publics. Candidat au perchoir du Parlement wallon, en mars 2012, quand Emily Hoyos accède à la co-présidence du parti Écolo, Disabato se voit préférer Patrick Dupriez, mais quand Bernard Wesphael claque la porte du parti, en avril, c’est à Disabato que sont confiées l’animation et la présidence du groupe Écolo au Parlement wallon. Nombre de dossiers sont toujours en cours d’élaboration et la deuxième moitié de la législature sera particulièrement animée pour le chef de groupe des écologistes qui portent des dossiers importants, souvent contestés tant par l’opposition que par leurs partenaires, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’assemblée wallonne : photovoltaïque, cartographie de l’éolien, CoDT, décret sols, etc.
Tête de liste aux élections régionales de 2014 dans la circonscription de Mons, Manu Disabato (1.320 vp) est emporté par le tsunami qui frappe Écolo dans toute la Wallonie : il ne reste que 4 députés verts au Parlement wallon, contre 14 en 2009, et aucun n’est élu dans le Hainaut. Espérant une cooptation au Sénat qui ne viendra pas, l’ancien chef de groupe retrouve néanmoins une activité en tant que permanent au sein d’Écolo. Il va y travailler au processus de renaissance du mouvement, afin d’ancrer davantage sa formation dans le paysage politique wallon.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse -2014

conseiller communal de Frameries (2006-)
député wallon (2009-2014)
chef de groupe Écolo (2012-2014)

Paul Delforge, décembre 2014